{"id":2620,"date":"2005-08-14T13:40:01","date_gmt":"2005-08-14T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/08\/14\/droits-afrique-du-sud-ne-pas-expulser-des-gens-sans-logements-alternatifs\/"},"modified":"2005-08-14T13:40:01","modified_gmt":"2005-08-14T13:40:01","slug":"droits-afrique-du-sud-ne-pas-expulser-des-gens-sans-logements-alternatifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/08\/14\/droits-afrique-du-sud-ne-pas-expulser-des-gens-sans-logements-alternatifs\/","title":{"rendered":"DROITS-AFRIQUE DU SUD: Ne pas expulser des gens sans logements alternatifs"},"content":{"rendered":"<p>JOHANNESBURG, 13 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Le gouvernement sud-africain est confront\u00e9 \u00e0 un dilemme. Il doit expulser des gens vivant dans des conditions de logement inacceptables \u00e0 cause des risques s\u00e9curitaires et sanitaires, mais il est toutefois incapable d&#39;assurer d&#39;autres habitations ad\u00e9quates &#8211; en raison du retard dans des projets de logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Si les municipalit\u00e9s essayent \u00e0 juste titre d&#39;\u00e9radiquer les risques pour la sant\u00e9, les militants en faveur des logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 soutiennent que les responsables municipaux utilisent les raisons sanitaires et s\u00e9curitaires comme une excuse afin de nettoyer les villes et de pouvoir les r\u00e9am\u00e9nager \u00e0 temps pour la Coupe du monde 2010.<\/p>\n<p> Les incidents ant\u00e9rieurs qui se sont produits prouvent que la strat\u00e9gie d&#39;expulsion a peu d&#39;effet. Les r\u00e9sidents expuls\u00e9s qui n&#39;ont pas pu avoir des logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 vont in\u00e9vitablement finir par vivre dans la rue ou dans des campements de squatters o\u00f9 les conditions sanitaires et s\u00e9curitaires sont \u00e9galement compromises.<\/p>\n<p> Jusqu&#39;\u00e0 pr\u00e9sent, l&#39;Afrique du Sud dispose encore de plus de 1.000 habitations informelles.<\/p>\n<p> Lindiwe Sisulu, ministre sud-africain de l&#39;Habitat, admet que le pays &quot;est toujours confront\u00e9 au s\u00e9rieux d\u00e9fi des habitations informelles&quot; et promet &quot;d&#39;\u00e9radiquer les bidonvilles (d&#39;ici \u00e0) 2014&quot;, conform\u00e9ment aux Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement des Nations Unies. Elle avait fait cette d\u00e9claration dans son discours au Conseil national des provinces, la Chambre haute de la l\u00e9gislature de l&#39;Afrique du Sud, \u00e0 la mi-mai.<\/p>\n<p> L&#39;objectif du gouvernement \u00e9tait d&#39;acc\u00e9l\u00e9rer la construction des logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 et de r\u00e9nover les habitations informelles en les pourvoyant d&#39;infrastructures essentielles comme des routes, des lampadaires et de centres communautaires, a-t-elle ajout\u00e9.<\/p>\n<p> Dans une certaine mesure, la politique post-apartheid en mati\u00e8re de logements en Afrique du Sud, qui fournit aux populations vivant dans les habitations informelles des plans de logements uniformes pour tout le monde, a \u00e9t\u00e9 un succ\u00e8s.<\/p>\n<p> Au cours des dix premi\u00e8res ann\u00e9es suivant la fin de l&#39;apartheid, le gouvernement a construit 1,6 million de maisons et approuv\u00e9 des subventions pour 2,4 millions de logements, ce qui, selon Sisulu, repr\u00e9sente plus de dix pour cent des habitations formelles \u00e0 l&#39;\u00e9chelle nationale.<\/p>\n<p> En Afrique du Sud, les citoyens doivent soumettre une demande de subvention pour logement afin de b\u00e9n\u00e9ficier d&#39;une habitation \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9. Le gouvernement accorde des subventions aux citoyens de plus de 21 ans, mari\u00e9s ou vivant avec depuis longtemps avec un(e) partenaire et ayant des personnes \u00e0 charge qui n&#39;ont jamais eu de propri\u00e9t\u00e9s auparavant, et dont le revenu combin\u00e9 dans le m\u00e9nage est en dessous de 550 dollars par mois.<\/p>\n<p> Les personnes disposant d&#39;un revenu par m\u00e9nage en dessous de 235 dollars par mois b\u00e9n\u00e9ficient du maximum de la subvention qui s&#39;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 4.375 dollars, et qui est \u00e9quivaut \u00e0 la valeur d&#39;une maison \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 et du domaine sur lequel elle est b\u00e2tie. Ceux dont le revenu par m\u00e9nage atteint 550 dollars par mois b\u00e9n\u00e9ficient d&#39;une subvention un peu moindre de 2.500 dollars et doivent compl\u00e9ter, eux-m\u00eames, le reste de l&#39;argent n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p> Au cours de la derni\u00e8re ann\u00e9e fiscale seule, le gouvernement a construit pr\u00e8s de 180.000 unit\u00e9s \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&#39;\u00e9chelle nationale. Pour l&#39;ann\u00e9e 2005-2006, il a pr\u00e9vu un budget de 745 millions de dollars pour les habitations \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 promis une augmentation budg\u00e9taire de 308 millions de dollars suppl\u00e9mentaires au cours des deux prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p> Pendant ce temps, les pauvres d&#39;Afrique du Sud continuent de souffrir du retard dans la construction des habitations \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9. Dans le Gauteng, la province la plus riche dans laquelle se trouvent Johannesburg et Pretoria, environ un demi-million de personnes se sont d\u00e9j\u00e0 inscrites sur la liste d&#39;attente de logements. Et au Cap, la deuxi\u00e8me ville d&#39;Afrique du Sud, 120.000 personnes attendent un logement.<\/p>\n<p> Des donn\u00e9es compl\u00e8tes relatives au nombre de logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 n\u00e9cessaires sur le plan national ne sont pas disponibles. Et les chiffres relatifs aux logements en retard sont d\u00e9tenus au niveau des municipalit\u00e9s et sont rarement publi\u00e9s.<\/p>\n<p> Dans les townships autour du Cap, Johannesburg, Durban, Port Elizabeth, et dans la province de l&#39;Etat libre, des hordes de populations pauvres r\u00e9sidant dans les habitations informelles ont manifest\u00e9 les ann\u00e9es pass\u00e9es contre la lenteur de l&#39;ex\u00e9cution des programmes des habitations \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p> Tandis que le gouvernement essaie de rattraper son retard dans les programmes de logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9, d&#39;autres installations de squatters poussent comme des champignons autour des centres urbains du pays tous les mois en raison d&#39;une rapide urbanisation et du ch\u00f4mage croissant.<\/p>\n<p> Le taux de ch\u00f4mage de l&#39;Afrique du Sud est pass\u00e9 de 0,3 pour cent en septembre 2004 \u00e0 26,5 pour cent en mars de cette ann\u00e9e, selon Stats SA, une soci\u00e9t\u00e9 qui fournit des donn\u00e9es au gouvernement sud-africain. Le ch\u00f4mage a cependant baiss\u00e9 cependant par rapport \u00e0 1994 o\u00f9 il \u00e9tait de 45,3 pour cent.<\/p>\n<p> Les militants favorables aux logements \u00e0 prix mod\u00e9r\u00e9, comme les membres du Centre des \u00e9tudes juridiques appliqu\u00e9es (CALS), une organisation non gouvernementale (ONG) \u00e0 Johannesburg, soutiennent que la politique de construction de logements du gouvernement n&#39;est pas fonctionnelle dans la mesure o\u00f9 elle cherche \u00e0 chasser les pauvres des zones urbaines afin de r\u00e9nover les quartiers d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s et de les d\u00e9barrasser du crime.<\/p>\n<p> Les projets de construction de logements sociaux sont g\u00e9n\u00e9ralement implant\u00e9s en dehors de la ville, \u00e0 partir desquels il \u00e9tait difficile d&#39;acc\u00e9der aux lieux de travail ou aux services sociaux. En cons\u00e9quence, les pauvres construisent des campements de squatters plus proches des zones urbaines &quot;o\u00f9 ils peuvent gagner leur vie&quot;, a expliqu\u00e9 Stuart Wilson, charg\u00e9 de recherche au CALS.<\/p>\n<p> Dans son discours au Conseil national des provinces en mai, Sisulu a promis de renverser la tendance qui consistait \u00e0 ex\u00e9cuter les projets de logements sociaux \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie des villes et centres o\u00f9 il existe un acc\u00e8s limit\u00e9 aux services et infrastructures sociales et o\u00f9 les co\u00fbts de transport pour se rendre au travail et aux occasions de vente de d\u00e9tail sont les plus \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p> Le gouvernement n&#39;est pas enclin \u00e0 r\u00e9aliser les projets de logements sociaux dans les villes dans la mesure o\u00f9 le co\u00fbt des terres dans les zones des centres urbains est beaucoup plus \u00e9lev\u00e9 que celles qui sont \u00e9loign\u00e9es de la ville.<\/p>\n<p> Les municipalit\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent attirer des entreprises de bonne facture qui, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des industries, constituent les plus gros acqu\u00e9reurs dans le pays plut\u00f4t que de donner la primeur des locations aux projets de construction de logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p> Les quelques cas o\u00f9 le gouvernement a essay\u00e9 d&#39;ex\u00e9cuter des projets de logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 dans les centres-villes, il a eu \u00e0 affronter de nombreuses objections des groupes de lobby \u00e9manant des classes moyennes voisines ou des zones de r\u00e9sidence de grande valeur.<\/p>\n<p> De telles objections ont, par exemple, retard\u00e9, pendant cinq ans, l&#39;ex\u00e9cution du projet de d\u00e9veloppement de Cosmo City, une zone de logements \u00e0 loyer mod\u00e9r\u00e9 situ\u00e9e au nord de Johannesburg. Ce qui constitue un processus co\u00fbteux et frustrant pour toutes les parties concern\u00e9es.<\/p>\n<p> Sisulu a annonc\u00e9 \u00e0 la mi-juillet que 20 pour cent de d\u00e9veloppement des terres priv\u00e9es seront allou\u00e9s aux logements sociaux, ce qui signifie que le gouvernement fera usage de son droit d&#39;expropriation de terre au b\u00e9n\u00e9fice de l&#39;int\u00e9r\u00eat public. Cette mesure peut affecter des promoteurs priv\u00e9s qui disposent encore des domaines inexploit\u00e9s dans des zones urbaines centrales.<\/p>\n<p> Ce n&#39;est pourtant pas chaque portion de terre situ\u00e9e au centre de la ville, ou non utilis\u00e9e, qui est susceptible d&#39;\u00eatre transform\u00e9e en site de logements sociaux, a d\u00e9clar\u00e9 Aly Karam, ma\u00eetre de conf\u00e9rence \u00e0 l&#39;Ecole d&#39;architecture et de planification de l&#39;Universit\u00e9 de Witwatersrand, \u00e0 Johannesburg.<\/p>\n<p> &quot;Les municipalit\u00e9s ont besoin d&#39;incorporer les logements sociaux dans les villes tout en am\u00e9liorant g\u00e9n\u00e9ralement les conditions de vie pour tout le monde&quot;, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n<p> D&#39;autres experts en mati\u00e8re d&#39;habitat restent, cependant, sceptiques et se demandent si la promesse de Sisulu d&#39;implanter plus de logements sociaux dans le centre-ville, conna\u00eetra une mise en \u0153uvre ou sera tout simplement un v\u0153u pieux.<\/p>\n<p> Johannesburg est devenue une des villes o\u00f9 l&#39;absence de logements sociaux est devenue plus notoire.<\/p>\n<p> Au d\u00e9but de ce mois, 600 r\u00e9sidents ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s de Bree Chambers, dans le district central des affaires de Johannesburg, des b\u00e2timents qui ne respectent pas les r\u00e8gles sanitaires et s\u00e9curitaires de la municipalit\u00e9.<\/p>\n<p> Des repr\u00e9sentants de la ville de Johannesburg soutiennent qu&#39;ils ont expuls\u00e9 les r\u00e9sidents parce que les b\u00e2timents \u00e9taient surpeupl\u00e9s, infest\u00e9s de rongeurs, avaient des syst\u00e8mes d&#39;\u00e9gouts satur\u00e9s, n&#39;ont pas de dispositifs d&#39;incendie ni de conditions l\u00e9gales d&#39;\u00e9lectrification.<\/p>\n<p> M\u00eame si la municipalit\u00e9 semble avoir raison dans l&#39;\u00e9valuation de ces r\u00e9sidences par rapport aux risques sanitaires, les militants des logements sociaux estiment qu&#39;il est anticonstitutionnel d&#39;expulser les pauvres sans une notification appropri\u00e9e et sans offrir de solutions alternatives.<\/p>\n<p> Le Centre des droits de logement et des expulsions (COHRE), une ONG bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve, Suisse, et le CALS ont, dans une d\u00e9claration conjointe, exprim\u00e9 \u00e0 la ville de Johannesburg le 19 juillet, leurs pr\u00e9occupations par rapport aux &quot;violations syst\u00e9matiques du droit d&#39;acc\u00e8s \u00e0 un logement ad\u00e9quat et du droit de protection contre une expulsion arbitraire&quot; de la part du gouvernement.<\/p>\n<p> &quot;Le (gouvernement) ne peut pas r\u00e9gler les probl\u00e8mes des conditions sanitaires et s\u00e9curitaires en chassant les gens de leurs maisons&quot;, indique Wilson, le charg\u00e9 de recherche du CALS. De telles expulsions sont &quot;arbitraires, inhumaines et en violation de la loi fondamentale sud-africaine et des conventions internationales des droits de l&#39;Homme&quot;.<\/p>\n<p> La municipalit\u00e9 est en train de d\u00e9loger des gens de quelque 70 b\u00e2timents priv\u00e9s dans les quartiers d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s de Johannesburg, depuis 2001, ont d\u00e9clar\u00e9 les deux ONG.<\/p>\n<p> COHRE et CALS estiment que le Conseil municipal de Johannesburg a fait usage de lois qui ont \u00e9t\u00e9 vot\u00e9es pendant l&#39;apartheid pour l\u00e9galiser les expulsions, telles que la Loi sur les r\u00e8gles et normes de construction.<\/p>\n<p>Cette loi est rest\u00e9e dans la l\u00e9gislation sud-africaine bien qu&#39;elle passe outre le droit international et emp\u00eache une loi appropri\u00e9e d&#39;\u00eatre vot\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 la nouvelle constitution.<\/p>\n<p> Les ONG soutiennent que la ville devrait appliquer la Loi sur la pr\u00e9vention de l&#39;expulsion et de l&#39;occupation ill\u00e9gales des terres, qui a \u00e9t\u00e9 vot\u00e9e en 1998 pour s&#39;assurer qu&#39;une m\u00e9diation ait lieu avant que des personnes d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment pauvres, sans la garantie d&#39;un bail, ne soient expuls\u00e9es de leurs maisons. La loi exige \u00e9galement des solutions alternatives autant que possible.<\/p>\n<p> Le processus de r\u00e9am\u00e9nagement urbain des quartiers d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s de Johannesburg &quot;constitue la cause directe de violation troublante d&#39;un certain nombre de violations de droits humains&quot;, a affirm\u00e9 CORHE dans une d\u00e9claration, vers la fin-juillet.<\/p>\n<p> Par ailleurs, les expulsions sont de plus en plus utilis\u00e9es comme une m\u00e9thode de recouvrement de loyers, taxes et factures de services publics non pay\u00e9s, selon Jean du Plessis, directeur adjoint de COHRE.<\/p>\n<p> Les ONG soulignent que les propri\u00e9taires abandonnent sciemment les b\u00e2timents \u00e0 la ruine afin de pouvoir les d\u00e9barrasser des pauvres r\u00e9sidents, les r\u00e9nover, puis attirer les nouveaux investisseurs.<\/p>\n<p> Selon Wilson, les municipalit\u00e9s et les investisseurs veulent &quot;moderniser les quartiers d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s en chassant les gens plut\u00f4t que de coop\u00e9rer avec eux&quot;.<\/p>\n<p> CORHE estime qu&#39;environ 25.000 personnes vivant dans les quartiers d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9s de Johannesburg risquent de perdre leurs maisons si la municipalit\u00e9 poursuit son plan de r\u00e9novation urbaine.<\/p>\n<p> Pour am\u00e9liorer les conditions de vie des pauvres, les activistes demandent au gouvernement sud-africain d&#39;\u00e9tudier les politiques mises en \u0153uvre avec succ\u00e8s par d&#39;autres pays en d\u00e9veloppement confront\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes similaires. Le Br\u00e9sil, le Kenya et la Tha\u00eflande, par exemple, ont mis en \u0153uvre des lois de d\u00e9veloppement urbain et initi\u00e9 des programmes de modernisation communautaire.<\/p>\n<p> Pour du Plessis, ces pays se sont rendu compte &quot;qu&#39;il ne suffit pas simplement de r\u00e9sister aux invasions des terres, mais de travailler avec les occupants informels pour trouver une solution au probl\u00e8me de logement&quot;. Bien que de tels exemples soient encourageants, ils &quot;sont encore peu nombreux&quot;, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n<p> A Sao Paulo, la capitale du Br\u00e9sil, la municipalit\u00e9 coop\u00e8re avec des banques, des organisations de financement et des occupants informels pour trouver des solutions conjointes aux probl\u00e8mes de logement. Elle a, par exemple, transform\u00e9 r\u00e9cemment une zone d&#39;habitations informelles situ\u00e9e en un point strat\u00e9gique du centre-ville en une zone r\u00e9sidentielle de haute concentration avec des immeubles de quatre \u00e9tages sans ascenseur et de 300 appartements dans lesquels les m\u00eames occupants informels ont am\u00e9nag\u00e9.<\/p>\n<p> Selon Karam, un tel programme permet de garder intactes les structures communautaires et ne contraint pas les populations \u00e0 quitter la ville.<\/p>\n<p> &quot;Ceci est un programme non-intrusif, qui modernise les zones urbaines tout en assurant l&#39;acc\u00e8s des populations aux services et moyens d&#39;existence&quot;, a-t-il ajout\u00e9, soulignant que tant les occupants informels que les r\u00e9sidents des zones de grande valeur ont tous b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du projet.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>JOHANNESBURG, 13 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Le gouvernement sud-africain est confront\u00e9 \u00e0 un dilemme. 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