{"id":2493,"date":"2005-04-18T13:40:01","date_gmt":"2005-04-18T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/04\/18\/environnement-un-tsunami-watch-operationnel-avant-six-mois-pour-loceanindien\/"},"modified":"2005-04-18T13:40:01","modified_gmt":"2005-04-18T13:40:01","slug":"environnement-un-tsunami-watch-operationnel-avant-six-mois-pour-loceanindien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/04\/18\/environnement-un-tsunami-watch-operationnel-avant-six-mois-pour-loceanindien\/","title":{"rendered":"ENVIRONNEMENT: Un &#39;Tsunami Watch&#39; op\u00e9rationnel avant six mois pour l&#39;oc\u00e9anIndien"},"content":{"rendered":"<p>PORT-LOUIS, 18 avr (IPS) &#8211; Vingt-sept pays riverains de l&#39;oc\u00e9an Indien b\u00e9n\u00e9ficieront, d&#39;ici \u00e0 six mois, d&#39;un syst\u00e8me d&#39;alerte aux tsunamis gr\u00e2ce \u00e0 une aide de 5,5 millions de dollars promise par des pays donateurs.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n Les donateurs sont la Finlande, l&#39;Inde, la Belgique, la Norv\u00e8ge, l&#39;Australie, l&#39;Allemagne, la Chine, l&#39;Italie et les Etats-Unis.<\/p>\n<p> Cette promesse d&#39;aide a \u00e9t\u00e9 faite au cours d&#39;une r\u00e9union de coordination de l&#39;Organisation des Nations Unies pour l&#39;\u00e9ducation, la science et la culture (UNESCO), qui s&#39;est achev\u00e9e \u00e0 Grand-Baie, dans le nord de l&#39;Ile Maurice, ce week-end.  R\u00e9unis \u00e0 deux pas de la mer, des experts et autres d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s venus de 34 pays avaient en souvenir le drame (le tsunami) du 26 d\u00e9cembre 2004 qui a fait plus de 200.000 morts en Asie du sud-est et dans l&#39;oc\u00e9an Indien. Ils ne voudraient pas que cette catastrophe, si elle frappe \u00e0 nouveau, cause autant de d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels et humains. D&#39;o\u00f9 l&#39;importance que les 200 participants ont accord\u00e9e \u00e0 cette r\u00e9union qui d\u00e9bouchera sur la mise en place d&#39;un syst\u00e8me d&#39;alerte dans cette partie du monde.  Ce syst\u00e8me, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, Patricio Bernal, secr\u00e9taire ex\u00e9cutif de la Commission oc\u00e9anographique intergouvernementale (COI) de l&#39;UNESCO, d\u00e9marrera par l&#39;identification de points focaux dans tous ces pays pour recevoir des informations sismiques sur les tremblements de terre. Mais, ils recevront \u00e9galement des informations int\u00e9rimaires sur les tsunamis en provenance de deux centres de la COI bas\u00e9s \u00e0 Hawa\u00ef, aux Etats-Unis, et \u00e0 Tokyo, au Japon. Ces informations seront relay\u00e9es \u00e0 des m\u00e9diums de communication pour \u00eatre diffus\u00e9s toutes les dix \u00e0 quinze minutes, ajoute-t-il.<\/p>\n<p> Ensuite, ces pays devront installer des mar\u00e9graphes pour surveiller la mont\u00e9e du niveau de la mer et \u00e9changer des donn\u00e9es \u00e0 intervalles de cinq minutes. Comme l&#39;a d\u00e9j\u00e0 fait Maurice, depuis une semaine &#8211; \u00e0 Port-Louis et \u00e0 Rodrigues &#8211; dont les mar\u00e9graphes seront b\u00e9n\u00e9fiques \u00e0 toute l&#39;Afrique de l&#39;est.<\/p>\n<p> &quot;La mise en place d&#39;un tel syst\u00e8me, dont les capacit\u00e9s scientifiques et techniques sont disponibles, co\u00fbte entre un million et 20 \u00e0 30 millions de dollars pour un syst\u00e8me plus sophistiqu\u00e9, mais l&#39;investissement le plus important se situe au niveau de chaque pays qui devra disposer d&#39;un personnel qualifi\u00e9 pour travailler 24 heures sur 24, sept jours sur sept, et tout le long de l&#39;ann\u00e9e afin de d\u00e9tecter l&#39;arriv\u00e9e des tsunamis et d&#39;en informer les populations&quot;, a expliqu\u00e9 Bernal.  Cependant, a-t-il insist\u00e9, l&#39;efficacit\u00e9 d&#39;un tel syst\u00e8me d\u00e9pend largement des pays concern\u00e9s. Elle repr\u00e9sente, selon lui, un d\u00e9fi pour chaque pays, chaque culture et chaque nation &quot;parce qu&#39;on ne peut pr\u00e9voir l&#39;arriv\u00e9e des tsunamis&quot;.  &quot;Nous voulons prot\u00e9ger ces pays car les cons\u00e9quences \u00e9conomiques du passage des tsunamis sont d\u00e9sastreuses et les efforts de reconstruction prennent des ann\u00e9es. C&#39;est plus grave que les crises \u00e9conomiques. Nous ne pouvons donc prendre les tsunamis \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re&quot;, a soulign\u00e9 Bernal.<\/p>\n<p> Selon Bernal, ne pas avoir une protection globale contre les tsunamis \u00e9quivaut \u00e0 ne pas prendre une assurance, m\u00eame si les grands tsunamis se font rares et que la plupart se produisent localement, soit \u00e0 l&#39;int\u00e9rieur d&#39;une zone de 100 kilom\u00e8tres, affectant seulement la population locale.<\/p>\n<p>L&#39;Indon\u00e9sie, par exemple, a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9e par huit tsunamis de 1992 \u00e0 2000 qui ont co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 environ 5.000 personnes.<\/p>\n<p> Il faut \u00e9galement, a-t-il ajout\u00e9, \u00e9duquer et sensibiliser les populations aux tsunamis pour que chaque citoyen sache ce qu&#39;il faut faire en cas d&#39;alerte. Les h\u00f4pitaux aussi devront \u00eatre pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 faire face \u00e0 de tels probl\u00e8mes. C&#39;est ce qui a manqu\u00e9 le plus aux populations de l&#39;Asie du sud-est le 26 d\u00e9cembre dernier, a affirm\u00e9 Bernal.<\/p>\n<p> Selon les experts, deux sources de tsunamis peuvent affecter les c\u00f4tes des pays de l&#39;oc\u00e9an Indien. L&#39;une se trouve dans la zone sismique indon\u00e9sienne qui est d&#39;une longueur de 4.000 km, et l&#39;autre \u00e0 Makran, pr\u00e8s du Pakistan.<\/p>\n<p>Plusieurs pays de la r\u00e9gion &#8211; l&#39;Inde, l&#39;Australie, l&#39;Indon\u00e9sie, la Malaisie et la Tha\u00eflande &#8211; d\u00e9velopperont leur capacit\u00e9 nationale pour d\u00e9tecter, analyser et fournir des alertes aux tsunamis g\u00e9n\u00e9r\u00e9s dans la zone indon\u00e9sienne, tandis que l&#39;Inde, l&#39;Iran et le Pakistan vont surveiller la zone de Makran.<\/p>\n<p> Du Pacifique, r\u00e9gion la plus expos\u00e9e aux tsunamis, la directrice du &#39;Pacific Tsunami Early Warning System&#39;, Laura Kong, mettra sa comp\u00e9tence et son exp\u00e9rience au service des pays de l&#39;oc\u00e9an Indien. Elle fournira, dans un premier temps, une liste de contr\u00f4les \u00e0 ces pays pour qu&#39;ils sachent ce qu&#39;il faut faire en cas d&#39;alerte.<\/p>\n<p>  Fran\u00e7ois Scind\u00e9l\u00e9, pr\u00e9sident de la COI, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que suivant ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 Paris, \u00e0 une pr\u00e9c\u00e9dente r\u00e9union de l&#39;UNESCO, en mars, des centres d&#39;alertes nationaux seront mis en place dans l&#39;oc\u00e9an Indien. &quot;Ce sont les stations m\u00e9t\u00e9orologiques dans ces pays, qui seront responsables pour recevoir les donn\u00e9es et alerter ensuite les populations&quot;, a-t-il dit..<\/p>\n<p>Cependant, a-t-il ajout\u00e9, la d\u00e9cision d&#39;\u00e9vacuer ou pas les populations des c\u00f4tes doit \u00eatre prise par les autorit\u00e9s de chaque pays.<\/p>\n<p> Dans leur d\u00e9claration, les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s ont indiqu\u00e9 que tous les efforts r\u00e9gionaux devaient servir \u00e0 renforcer la coop\u00e9ration internationale destin\u00e9e \u00e0 cr\u00e9er un syst\u00e8me d&#39;alerte mondial pour les diff\u00e9rents risques de catastrophes naturelles. Ils ont \u00e9galement accueilli favorablement les intentions des pays de l&#39;oc\u00e9an Indien visant \u00e0 am\u00e9liorer leurs capacit\u00e9s \u00e0 recevoir des informations sur les tsunamis et des alertes appropri\u00e9es sur leurs territoires en temps r\u00e9el.<\/p>\n<p> Ces pays doivent compl\u00e9ter, d&#39;ici \u00e0 juin, une \u00e9valuation de leurs besoins et de leurs capacit\u00e9s pour un syst\u00e8me d&#39;alerte national durable qui devrait \u00eatre suivi par le d\u00e9veloppement de plans strat\u00e9giques nationaux appropri\u00e9s.  Les participants ont \u00e9galement appel\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation d&#39;un &#39;Indian Ocean Tsunamis Warning System&#39; (IOTWS) et d&#39;un groupe de coordination intergouvernemental pour le IOTWS, par le biais d&#39;une r\u00e9solution \u00e0 l&#39;assembl\u00e9e de la CIO, pr\u00e9vue \u00e0 Paris du 21 au 30 juin.<\/p>\n<p> Pour les Mauriciens qui n&#39;ont \u00e9t\u00e9 affect\u00e9s, ni par le tsunami du 26 d\u00e9cembre, ni par celui du 28 mars dernier \u00e0 Sumatra, en Indon\u00e9sie, les d\u00e9cisions prises \u00e0 la r\u00e9union de l&#39;UNESCO sont porteuses d&#39;espoir.  Rajesh Guttea, un habitant de Trou-aux-Biches, village au bord de la mer, dans le nord de l&#39;\u00eele, se souvient : &quot;Nous n&#39;avons presque rien senti le 26 d\u00e9cembre, mais la nuit du 28 mars dernier a \u00e9t\u00e9 d&#39;une grande frayeur pour des milliers de Mauriciens vivant sur les c\u00f4tes et pour les nombreux touristes. &quot;Je les ai vus courir \u00e0 droite et \u00e0 gauche, fuyant vers les hauteurs \u00e0 3 heures du matin \u00e0 mesure que les h\u00f4tels \u00e9vacuaient les touristes. C&#39;\u00e9tait un sauve-qui-peut g\u00e9n\u00e9ral jamais vu dans l&#39;\u00eele&quot;.  Heureusement, a dit Guttea \u00e0 IPS, le tsunami n&#39;est pas venu, &quot;mais \u00e7a nous a servi comme un bon exercice de simulation. Les Mauriciens savent maintenant quoi faire et quelles pr\u00e9cautions prendre en cas d&#39;alerte&quot;. Ce tremblement de terre est venu rappeler \u00e0 tous qu&#39;un autre tsunami peut frapper \u00e0 tout moment, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n<p> D&#39;o\u00f9 l&#39;appel lanc\u00e9 par le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l&#39;UNESCO, Ko\u00efchiro Matsuura : &quot;Les risques aux tsunamis sont r\u00e9els; nous ne pouvons nous permettre de ne pas nous pr\u00e9parer au cas o\u00f9 un tel d\u00e9sastre s&#39;abat \u00e0 nouveau sur nous&quot;.<\/p>\n<p>La nature nous a avertis, a-t-il dit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PORT-LOUIS, 18 avr (IPS) &#8211; Vingt-sept pays riverains de l&#39;oc\u00e9an Indien b\u00e9n\u00e9ficieront, d&#39;ici \u00e0 six mois, d&#39;un syst\u00e8me d&#39;alerte aux tsunamis gr\u00e2ce \u00e0 une aide de 5,5 millions de dollars promise par des pays donateurs.<\/p>\n","protected":false},"author":287,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,12,1,3],"tags":[],"class_list":["post-2493","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-environnement","category-headlines","category-population-refugies"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2493","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/287"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2493"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2493\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2493"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2493"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2493"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}