{"id":2225,"date":"2004-08-17T13:40:01","date_gmt":"2004-08-17T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2004\/08\/17\/droits-le-kenya-renvoie-des-enseignants-qui-abusent-sexuellement-de-leurseleves\/"},"modified":"2004-08-17T13:40:01","modified_gmt":"2004-08-17T13:40:01","slug":"droits-le-kenya-renvoie-des-enseignants-qui-abusent-sexuellement-de-leurseleves","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2004\/08\/17\/droits-le-kenya-renvoie-des-enseignants-qui-abusent-sexuellement-de-leurseleves\/","title":{"rendered":"DROITS: Le Kenya renvoie des enseignants qui abusent sexuellement de leurs\u00e9l\u00e8ves"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 17 ao\u00fbt (IPS) &#8211; A un an seulement du d\u00e9lai imparti aux pays africains pour parvenir \u00e0 la parit\u00e9 de genre dans les \u00e9coles, des doutes commencent \u00e0 planer sur la capacit\u00e9 du Kenya \u00e0 respecter ce d\u00e9lai.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n L&#39;initiative de l&#39;Education pour tous (EPT), dont le Kenya est signataire, a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e en 2000 par des chefs d&#39;Etat africains \u00e0 Dakar, au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p>L&#39;initiative vise \u00e0 s&#39;assurer que toutes les nations africaines parviennent \u00e0 un nombre \u00e9gal d&#39;inscriptions entre gar\u00e7ons et filles aussi bien dans les \u00e9coles primaires que dans les \u00e9coles secondaires en 2005.<\/p>\n<p> Cette semaine, 110 enseignants ont \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s et 447 suspendus pour abus sexuel sur leurs \u00e9l\u00e8ves au Kenya.  Annon\u00e7ant la nouvelle le 10 ao\u00fbt, le vice-ministre de l&#39;Education du Kenya, Beth Mugo, a dit que les enseignants impliqu\u00e9s dans des indisciplines sexuelles avec leurs \u00e9l\u00e8ves, ne seraient pas tol\u00e9r\u00e9s. &quot;Nous avons l\u00e0 des milliers de professeurs qualifi\u00e9s sans emploi. Nous n&#39;\u00e9pargnerons pas ceux qui, de mani\u00e8re \u00e9hont\u00e9e, profitent de leurs \u00e9l\u00e8ves&quot;, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9 aux journalistes dans la capitale du Kenya, Nairobi.  Elle a indiqu\u00e9 que 57 cas &quot;d&#39;acte charnel et d&#39;indiscipline immorale&quot; sur des \u00e9coli\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s \u00e0 travers ce pays de l&#39;Afrique de l&#39;est, cette ann\u00e9e seulement.  Les remarques de Mugo surviennent dans le sillage des rapports de presse de la semaine derni\u00e8re sur un incident dans lequel un enseignant \u00e9tait pardonn\u00e9 dans le centre du Kenya parce qu&#39;il n&#39;y avait personne d&#39;autre pour continuer ses cours de science. L&#39;association locale des parents et des enseignants a estim\u00e9 que le licenciement du professeur affecterait la performance de l&#39;\u00e9cole.  Une source proche de l&#39;\u00e9cole, qui parlait \u00e0 IPS sous couvert de l&#39;anonymat, a dit que l&#39;enseignant a &quot;engross\u00e9 plusieurs filles&quot;. Et, selon le minist\u00e8re de l&#39;Education, le professeur avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 suspendu.<\/p>\n<p> Mais le Syndicat national des enseignants du Kenya a indiqu\u00e9 que le gouvernement n&#39;a pas bien g\u00e9r\u00e9 la question. &quot;Il y a plus de 200.000 enseignants (au Kenya) et un ou deux incidents d&#39;enseignants d\u00e9voy\u00e9s ne devraient pas ternir cette profession. Ce que le gouvernement aurait d\u00fb faire, \u00e9tait d&#39;enqu\u00eater sur ces quelques cas et de commencer \u00e0 d\u00e9celer les causes profondes et d&#39;y apporter des solutions, et non de diaboliser toute la profession des enseignants. Cela envoie de fausses alertes au public et \u00e0 la communaut\u00e9 internationale&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 Francis Ng&#39;ang&#39;a, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du syndicat national des enseignants du Kenya.  &quot;Nous exigeons des enqu\u00eates sur cette affaire. S&#39;il y a des coupables, alors, une sanction disciplinaire pourrait \u00eatre prise \u00e0 l&#39;encontre de tels enseignants&quot;, a-t-il indiqu\u00e9 \u00e0 IPS.  Mais certaines organisations se sont jointes au gouvernement. &quot;Nous apportons notre soutien total \u00e0 l&#39;action du gouvernement qui vise \u00e0 suspendre les enseignants qui ont abus\u00e9 sexuellement des enfants.<\/p>\n<p>Toutefois, l&#39;interdiction ne suffit pas. Ces professeurs devraient \u00eatre poursuivis&quot;, a dit Heimo Laakkonen, le repr\u00e9sentant du Fonds des Nations Unies pour l&#39;enfance (UNICEF) au Kenya.<\/p>\n<p> La section du Kenya du Forum pour les femmes \u00e9ducatrices africaines (FAWE-Kenya), qui est un d\u00e9fenseur des droits de fillettes, d\u00e9clare que la l\u00e9gislation k\u00e9nyane ne pr\u00e9voit pas de mesures suffisamment punitives contre des enseignants d\u00e9voy\u00e9s.<\/p>\n<p> Le r\u00e8glement sur le statut des enseignants du Kenya stipule que les enseignants ne devraient pas s&#39;impliquer dans un quelconque harc\u00e8lement sexuel de filles ou de gar\u00e7ons. S&#39;ils le font, ils risquent d&#39;\u00eatre suspendus. &quot;Cela n&#39;est pas assez s\u00e9v\u00e8re. Une mesure plus coriace devrait \u00eatre prise pour dissuader d&#39;autres d\u00e9linquants \u00e9ventuels&quot;, a fait observer Eliud Kinuthia, de FAWE-Kenya.<\/p>\n<p> De telles mesures pourraient inclure l&#39;instauration d&#39;une peine de prison pour tout enseignant surpris en train d&#39;agresser sexuellement les \u00e9l\u00e8ves, a-t-il dit. &quot;Ceci est une s\u00e9rieuse infraction, \u00e9tant donn\u00e9 les cons\u00e9quences subies, notamment chez les fillettes. Il est urgent, pour les responsables pr\u00e9occup\u00e9s, de revoir la politique autour de cette question et d&#39;y trouvent des sanctions plus vigoureuses. Cela peut \u00eatre une suspension et des ann\u00e9es de prison&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS Kinuthia dans un entretien le 13 ao\u00fbt.<\/p>\n<p> Selon des statistiques de 2004 dress\u00e9es par FAWE-Kenya, 6,6 pour cent de filles, qui entrent en premi\u00e8re classe du secondaire, se retirent en deuxi\u00e8me classe&quot;. Encore une fois, la grossesse est le plus grand indice de la cause de cet abandon&quot;, a dit Kinuthia.   Dans une interview \u00e0 IPS en juin, Penina Mlama, la directrice ex\u00e9cutive de FAWE a d\u00e9clar\u00e9 qu&#39;entre 2.000 et 3.000 filles abandonnent l&#39;\u00e9cole en Afrique chaque ann\u00e9e \u00e0 cause d&#39;une grossesse.<\/p>\n<p> Les militants estiment que la cl\u00e9 qui permet d&#39;assurer un taux \u00e9gal d&#39;inscription \u00e0 l&#39;\u00e9cole entre les filles et les gar\u00e7ons est d&#39;instituer une politique qui autorise les filles enceintes \u00e0 retourner \u00e0 l&#39;\u00e9cole apr\u00e8s la naissance du b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n<p> Le Kenya a une telle politique. Sa Politique de mai 2004 pour le secteur de l&#39;\u00e9ducation stipule : &quot;Le gouvernement renforcera la r\u00e9insertion des filles-m\u00e8res qui ont fini de sevrer leurs b\u00e9b\u00e9s et ensemble avec d&#39;autres responsables, sensibilisera la communaut\u00e9 sur les pratiques socioculturelles n\u00e9gatives qui r\u00e9duisent la participation effective des enfants \u00e0 l&#39;\u00e9ducation&quot;.<\/p>\n<p> Mais cette politique n&#39;est pas encore transmise officiellement aux chefs d&#39;\u00e9tablissement, pour les contraindre \u00e0 reprendre les filles-m\u00e8res.<\/p>\n<p> &quot;Une d\u00e9claration doit aller vers tous ceux qui ont l&#39;autorit\u00e9, y compris les chefs traditionnels, les responsables d&#39;\u00e9ducation du district et les chefs d&#39;\u00e9tablissement pour s&#39;assurer que les filles-m\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es dans des \u00e9coles. Un suivi doit \u00eatre alors accompli pour s&#39;assurer que chacun a adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&#39;arr\u00eat\u00e9&quot;, a expliqu\u00e9 Kinuthia. &quot;Alors seulement, le foss\u00e9 de genre dans l&#39;\u00e9ducation sera combl\u00e9&quot;.<\/p>\n<p> Le taux d&#39;inscription des jeunes filles au Kenya en 2004 dans les \u00e9coles primaires, se maintient \u00e0 48,6 pour cent compar\u00e9 aux 51,4 pour cent de gar\u00e7ons, selon le minist\u00e8re de l&#39;Education, alors que le chiffre des inscriptions en 2002 dans les cours secondaires (classes 1-4) \u00e9tait de 447.203 pour les gar\u00e7ons et 400.084 pour les filles.<\/p>\n<p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 17 ao\u00fbt (IPS) &#8211; A un an seulement du d\u00e9lai imparti aux pays africains pour parvenir \u00e0 la parit\u00e9 de genre dans les \u00e9coles, des doutes commencent \u00e0 planer sur la capacit\u00e9 du Kenya \u00e0 respecter ce d\u00e9lai.<\/p>\n","protected":false},"author":215,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,10,2,1,30],"tags":[],"class_list":["post-2225","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-droits-humains","category-education","category-headlines","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2225","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/215"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2225"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2225\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2225"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2225"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2225"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}