{"id":2201,"date":"2004-07-28T13:40:01","date_gmt":"2004-07-28T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2004\/07\/28\/developpement-gabon-la-fao-aide-les-pecheurs-artisanaux-a-ameliorer-leursproductions\/"},"modified":"2004-07-28T13:40:01","modified_gmt":"2004-07-28T13:40:01","slug":"developpement-gabon-la-fao-aide-les-pecheurs-artisanaux-a-ameliorer-leursproductions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2004\/07\/28\/developpement-gabon-la-fao-aide-les-pecheurs-artisanaux-a-ameliorer-leursproductions\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT-GABON: La FAO aide les p\u00eacheurs artisanaux \u00e0 am\u00e9liorer leursproductions"},"content":{"rendered":"<p>LIBREVILLE, 28 juil (IPS) &#8211; Les p\u00eacheurs artisanaux du Gabon viennent de b\u00e9n\u00e9ficier d&#39;une aide de l&#39;Organisation des Nations Unies pour l&#39;alimentation et l&#39;agriculture (FAO) d&#39;un montant de 270.000 dollars visant \u00e0 am\u00e9liorer leurs productions et \u00e0 r\u00e9duire les importations de poissons congel\u00e9s.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n L&#39;autre grand espoir d\u00e9coulant de l&#39;aide de la FAO est de voir le gouvernement gabonais initier enfin une politique de d\u00e9veloppement de la p\u00eache \u00e0 long terme, et de poursuivre la r\u00e9glementation des p\u00eaches pour les esp\u00e8ces menac\u00e9es de disparition.<\/p>\n<p> L&#39;aide de la FAO permettra, selon la direction des p\u00eaches, d&#39;am\u00e9liorer les \u00e9quipements des p\u00eacheurs (moteurs hors bord, gilets de sauvetage, embarcations) et de d\u00e9velopper les infrastructures portuaires qui n&#39;existent pas dans l&#39;unique port de p\u00eache de Libreville, la capitale gabonaise. Cette assistance permettra \u00e9galement aux p\u00eacheurs de mettre en place des organisations professionnelles repr\u00e9sentatives.<\/p>\n<p> Les p\u00eacheurs sont confront\u00e9s \u00e0 une baisse de rentabilit\u00e9 de leurs activit\u00e9s \u00e0 cause du manque de mat\u00e9riels performants et de la raret\u00e9 du poisson dans certaines zones, expliquent-t-ils \u00e0 IPS. Leur revenu moyen mensuel varie selon les mar\u00e9es entre 500.000 et 900.000 francs CFA (entre 961,5 et 1.731 dollars environ) sans les charges, et ils souhaiteraient augmenter les produits de leur p\u00eache.<\/p>\n<p> Actuellement, les p\u00eacheurs artisanaux n&#39;assurent que 70 pour cent des besoins locaux en produits halieutiques. &quot;Notre premier souci est l&#39;\u00e9quipement en pirogues, en moteurs hors bord et en filets appropri\u00e9s. Le prix \u00e9lev\u00e9 du gasoil nous p\u00e9nalise aussi&quot;, d\u00e9clare \u00e0 IPS Sylvain Mondjo, occup\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer ses filets pour la prochaine sortie en mer.<\/p>\n<p> Mondjo d\u00e9plore que plusieurs p\u00eacheurs utilisent des filets \u00e0 petites mailles qui ramassent tout, emp\u00eachant le petit poisson d&#39;arriver \u00e0 maturit\u00e9. &quot;Du coup, nous n&#39;arrivons plus \u00e0 faire des captures pr\u00e8s des c\u00f4tes et il nous faut aller plus loin en mer, ce qui entra\u00eene une augmentation de la consommation de carburant et des risques \u00e9galement&quot;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p> Un jeune p\u00eacheur, Mathieu Koffi, indique \u00e0 IPS qu&#39;il &quot;est difficile d&#39;obtenir un cr\u00e9dit pour acqu\u00e9rir du nouveau mat\u00e9riel et les p\u00eacheurs s&#39;associent difficilement pour limiter leurs charges. Nous esp\u00e9rons que l&#39;aide de la FAO nous permettra d&#39;acqu\u00e9rir un \u00e9quipement moderne&quot;.<\/p>\n<p> Le conseiller charg\u00e9 de la coop\u00e9ration \u00e0 la Direction g\u00e9n\u00e9rale des p\u00eaches et de l&#39;aquaculture, Georges Mba Asseko, a expliqu\u00e9 \u00e0 IPS la port\u00e9e de l&#39;aide de la FAO qui, selon lui, &quot;permettra aux p\u00eacheurs d&#39;organiser leurs activit\u00e9s, et surtout \u00e0 la direction g\u00e9n\u00e9rale des p\u00eaches d&#39;\u00e9valuer les donn\u00e9es sur la biomasse, le potentiel qu&#39;on trouve dans l&#39;eau, ce qu&#39;on peut p\u00eacher&quot;.<\/p>\n<p> &quot;On estime que les esp\u00e8ces p\u00e9lagiques, comme le thon, repr\u00e9sentent un potentiel pr\u00e9sent dans le milieu marin de 430.000 tonnes dans toute la sous-r\u00e9gion. Pour les poissons de fond, le Gabon dispose de 280.000 tonnes&#8230;, 25.000 tonnes de mollusques et 4.200 tonnes de crustac\u00e9s&quot;, a pr\u00e9cis\u00e9 Mba Asseko.<\/p>\n<p> Le Gabon dispose de 800 kilom\u00e8tres de c\u00f4tes. Pour Mba Asseko, &quot;bien qu&#39;il y ait de la ressource, il faut relativiser les choses car la ressource n&#39;est pas in\u00e9puisable sur les 800 km. La r\u00e9alit\u00e9 c&#39;est qu&#39;il existe des zones de production de poissons o\u00f9 des eaux froides rencontrent des eaux chaudes. Et le Gabon se trouve \u00e0 cheval sur l&#39;Equateur et non dans des zones des tropiques, plus poissonneuses, comme en Mauritanie, au S\u00e9n\u00e9gal, au Maroc&#8230;&quot;.<\/p>\n<p> Interrog\u00e9e par IPS au d\u00e9barcad\u00e8re du march\u00e9 du Pont Nomba de Libreville, une m\u00e8re de famille, qui a requis l&#39;anonymat, se plaint de l&#39;augmentation p\u00e9riodique du kilogramme de poisson.  &quot;Le kilo de poisson co\u00fbte entre 1.500 et 1.800 FCFA (entre 2,8 et 3,4 dollars environ) chez les revendeurs dans les march\u00e9s et autour de 1.200 FCFA (environ 2,3 dollars) en moyenne, selon le type, \u00e0 la sortie de la pirogue. Il faut donc attendre l&#39;arriv\u00e9e des p\u00eacheurs pour b\u00e9n\u00e9ficier d&#39;un prix avantageux&quot;, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p> Un autre p\u00eacheur se d\u00e9fend des prix pratiqu\u00e9s, expliquant que &quot;le poisson congel\u00e9 qui est import\u00e9 atteint parfois 1.200 FCFA le kilo, alors que les poisons p\u00each\u00e9s localement sont frais et de meilleure qualit\u00e9. Nous les vendons dans les pirogues entre 1.200 et 1.400 FCFA (entre 2,3 et 2,6 dollars environ) le kilo, pratiquement le m\u00eame prix que celui qui est import\u00e9. C&#39;est une concurrence qui ne nous avantage pas&quot;.<\/p>\n<p> Selon des entretiens men\u00e9s par IPS dans huit d\u00e9barcad\u00e8res de Libreville et sa banlieue, les p\u00eacheurs se plaignent du prix trop bas des poissons import\u00e9s d&#39;Asie, du S\u00e9n\u00e9gal et des pays environnants.<\/p>\n<p> Pour la direction des p\u00eaches, la p\u00eache artisanale est la plus dynamique et elle concerne 1.595 p\u00eacheurs dont 192 Gabonais (12,04 pour cent) et 1.403 \u00e9trangers africains (87,96 pour cent), avec une majorit\u00e9 de 971 Nig\u00e9rians (60,88 pour cent), 304 B\u00e9ninois (19,06 pour cent)&#8230;  Malgr\u00e9 ses potentialit\u00e9s, le secteur de la p\u00eache artisanale n&#39;attire pas trop les nationaux. Elle est pratiqu\u00e9e, depuis les ann\u00e9es 1960, par des p\u00eacheurs \u00e9trangers originaires d&#39;Afrique de l&#39;ouest.<\/p>\n<p> Le minist\u00e8re de la P\u00eache confirme que le parc piroguier est constitu\u00e9 de 696 pirogues dont 543 \u00e0 moteur, soit 78,01 pour cent. Les p\u00eacheurs utilisent diff\u00e9rends types d&#39;engins de p\u00eache dont les plus r\u00e9pandus sont les filets de sardine au nombre de 2.258 (35,97 pour cent); 2.237 filets maillant de fond (35,64 pour cent); 1.108 filets maillant de surface (17,65 pour cent)&#8230;<\/p>\n<p> Toujours selon la direction des p\u00eaches, la production nationale des produits de p\u00eache est de 35.000 tonnes par an et rapporte 35 milliards de FCFA (environ 67,3 millions de dollars), soit environ 1,2 pour cent au Produit int\u00e9rieur brut (PIB).<\/p>\n<p> Les besoins de la consommation nationale en produits de mer (40.000 \u00e0 50.000 tonnes) doivent \u00eatre compl\u00e9t\u00e9s chaque ann\u00e9e par des importations de 7.000 \u00e0 8.000 tonnes de poissons congel\u00e9s \u00e9valu\u00e9es \u00e0 quelque 7 milliards de FCFA (environ 13,4 millions de dollars), pr\u00e9cise la direction des p\u00eaches..<\/p>\n<p> Le chiffre d&#39;affaires global du secteur p\u00eache-aquaculture (p\u00eache industrielle comprise) est estim\u00e9 \u00e0 40 milliards FCFA (environ 76,9 millions de dollars). Les exportations atteignaient 7,3 milliards FCFA (environ 14 millions de dollars) en 2002, dont 5,7 milliards (environ 10,9 millions de dollars) pour les seules crevettes, tr\u00e8s largement exp\u00e9di\u00e9es (88 pour cent) vers l&#39;Espagne.<\/p>\n<p> La direction des p\u00eaches estime la production de la p\u00eache industrielle \u00e0 20,5 milliards de FCFA (environ 39,4 millions de dollars), ce qui repr\u00e9sente 10.963 tonnes de poissons par an, alors que la p\u00eache artisanale maritime repr\u00e9sente 12,4 milliards (environ 23,8 millions de dollars), soit 20.508 tonnes de poissons.<\/p>\n<p> L&#39;espace maritime gabonais (265.000 km2), qui comprend un plateau continental de 46.000 km2 et une zone \u00e9conomique exclusive de 213.600 km2, est presque aussi vaste que tout le territoire (267.667 km2). Il est compl\u00e9t\u00e9 par un syst\u00e8me fluvial, lacustre et lagunaire qui couvre 10.750 km2 et regorge d&#39;importantes ressources halieutiques, selon la direction des p\u00eaches.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LIBREVILLE, 28 juil (IPS) &#8211; Les p\u00eacheurs artisanaux du Gabon viennent de b\u00e9n\u00e9ficier d&#39;une aide de l&#39;Organisation des Nations Unies pour l&#39;alimentation et l&#39;agriculture (FAO) d&#39;un montant de 270.000 dollars visant \u00e0 am\u00e9liorer leurs productions et \u00e0 r\u00e9duire les importations&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2004\/07\/28\/developpement-gabon-la-fao-aide-les-pecheurs-artisanaux-a-ameliorer-leursproductions\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":155,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,6,1],"tags":[],"class_list":["post-2201","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2201","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/155"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2201"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2201\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2201"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2201"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2201"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}