{"id":1483,"date":"2003-02-10T13:40:01","date_gmt":"2003-02-10T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/02\/10\/education-kenya-inscriptions-massives-avec-la-suppression-des-frais-descolarite-par-le-gouvernement\/"},"modified":"2003-02-10T13:40:01","modified_gmt":"2003-02-10T13:40:01","slug":"education-kenya-inscriptions-massives-avec-la-suppression-des-frais-descolarite-par-le-gouvernement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/02\/10\/education-kenya-inscriptions-massives-avec-la-suppression-des-frais-descolarite-par-le-gouvernement\/","title":{"rendered":"EDUCATION-KENYA: Inscriptions massives avec la suppression des frais descolarit\u00e9 par le gouvernement"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 10 f\u00e9v (IPS) &#8211; L&#39;\u00e9cole primaire de Kihumbuini, comme des milliers d&#39;autres \u00e0 travers le Kenya, a connu une arriv\u00e9e massive des enfants lorsque les frais de scolarit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s le mois dernier. Le nombre d&#39;\u00e9l\u00e8ves est pass\u00e9 de 600 \u00e0 1.000 du jour au lendemain.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n Kihumbuini, l&#39;une des plus grandes \u00e9coles primaires de la ville, est situ\u00e9e dans le bidonville tentaculaire de Kangemi.<\/p>\n<p> Ici, comme dans les bidonvilles qui se trouvent partout dans la ville, la majorit\u00e9 des populations sont soit des ch\u00f4meurs soit des travailleurs occasionnels, gagnant \u00e0 peine assez pour survivre.  En cons\u00e9quence, le taux d&#39;inscription de l&#39;\u00e9cole primaire dans la capitale kenyane est tomb\u00e9 \u00e0 un peu plus de 50 pour cent.<\/p>\n<p> Les parents d\u00e9sireux d&#39;inscrire leurs enfants \u00e0 Kihumbuini devaient payer un montant initial de 130 dollars US &#8212; tr\u00e8s au-dessus des budgets de la plupart des Kenyans, qui gagnent moins d&#39;un dollar par jour.  Leurs enfants \u00e9taient donc priv\u00e9s du droit \u00e0 l&#39;\u00e9ducation. Au lieu de cela, certains vendaient des noisettes ou qu\u00e9mandaient au bord des grandes routes anim\u00e9es pour gagner quelques shillings afin d&#39;aider leurs familles. D&#39;autres restaient \u00e0 la maison, aidant leurs parents dans des t\u00e2ches domestiques.  Avec l&#39;introduction de l&#39;\u00e9ducation primaire gratuite, tout cela a chang\u00e9..<\/p>\n<p> Maintenant, les seuls frais de d\u00e9marrage sont l&#39;achat d&#39;un uniforme, qui co\u00fbte environ 25 dollars US, laissant la famille avec plus d&#39;argent \u00e0 d\u00e9penser sur les besoins essentiels comme une alimentation saine.  &quot;C&#39;est une situation formidable&quot;, dit avec enthousiasme la ma\u00eetresse Mary Njoroge.<\/p>\n<p> &quot;Les enfants arrivent en sachant que ce tout ce dont ils ont besoin, c&#39;est un uniforme. M\u00eame ceux qui n&#39;en ont pas, nous nous occupons d&#39;eux&quot;, affirme-t-elle.  &quot;L&#39;argent qui servait pour les frais de scolarit\u00e9 est maintenant utilis\u00e9 pour la nourriture&quot;, ajoute-t-elle.  Certains enfants sont de vrais d\u00e9butants. D&#39;autres peuvent reprendre l\u00e0 o\u00f9 ils avaient abandonn\u00e9 lorsque la pauvret\u00e9 les avait forc\u00e9s \u00e0 quitter l&#39;\u00e9cole. George Kamau, \u00e2g\u00e9 de 17 ans, a r\u00e9ussi \u00e0 finir six des huit niveaux du cours primaire. Mais il a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 d&#39;abandonner lorsque ses parents sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s, il y a deux ans. &quot;Je n&#39;allais pas \u00e0 l&#39;\u00e9cole parce que je ne pouvais pas payer les frais de scolarit\u00e9 lorsque mes parents sont morts. Je cherchais quelqu&#39;un pour me les payer&quot;, explique-t-il.<\/p>\n<p> Kamau a pu maintenant retourner \u00e0 l&#39;\u00e9cole en septi\u00e8me ann\u00e9e. &quot;Je pense que c&#39;est tr\u00e8s bien&quot;, affirme-t-il.<\/p>\n<p> Avec le co\u00fbt de l&#39;\u00e9ducation beaucoup moins \u00e9lev\u00e9, des efforts sont en train d&#39;\u00eatre faits pour ramener tous les enfants de la rue \u00e0 l&#39;\u00e9cole pour qu&#39;ils puissent s&#39;attendre \u00e0 un avenir meilleur.  A Kihumbuini, la plus grande affluence a \u00e9t\u00e9 not\u00e9e en premi\u00e8re ann\u00e9e, Niveau 1, o\u00f9 le nombre d&#39;\u00e9l\u00e8ves a tripl\u00e9.<\/p>\n<p> Pour faire face \u00e0 cette admission massive, les ma\u00eetres ont commenc\u00e9 par enseigner par rotations, avec la moiti\u00e9 des \u00e9l\u00e8ves qui vient le matin et l&#39;autre moiti\u00e9 l&#39;apr\u00e8s-midi.  Ceci a conduit \u00e0 une certaine confusion. Il y a tellement de nouveaux visages qu&#39;il est difficile pour les ma\u00eetres de s&#39;assurer que chaque enfant ne prend part qu&#39;\u00e0 une seule session.  &quot;Auparavant, nous connaissions les noms de ces enfants. Actuellement, c&#39;est tr\u00e8s difficile. Vous verrez le m\u00eame enfant venir le matin et l&#39;apr\u00e8s-midi.<\/p>\n<p>Pour les identifier, nous avons des probl\u00e8mes&quot;, indique Njoroge.  &quot;C&#39;est seulement lorsque l&#39;enfant vient vers vous et dit : &#39;je n&#39;ai pas pris mon d\u00e9jeuner que vous savez que cet enfant n&#39;\u00e9tait pas dans la session du matin&quot;, poursuit-elle, avec un sourire.<\/p>\n<p> Les salles de classe sont trop petites pour contenir tous les \u00e9l\u00e8ves. Les ma\u00eetres ont donc d\u00e9cid\u00e9 de sortir les tables et bancs pour faire asseoir les enfants sur des nattes, fournies par le Fonds des Nations Unies pour l&#39;enfance (UNICEF).  &quot;Ils nous ont donn\u00e9 toutes sortes d&#39;id\u00e9es pour rendre l&#39;\u00e9ducation tr\u00e8s simple&quot;, estime la directrice Rose Muya.  L&#39;\u00e9cole n&#39;avait pas non plus assez d&#39;argent pour acheter des cahiers d&#39;exercice en nombre suffisant. Les enseignants ont alors improvis\u00e9 en faisant un petit tableau sur le mur pour chaque \u00e9l\u00e8ve.<\/p>\n<p> &quot;Au cas o\u00f9 l&#39;enfant n&#39;a pas un cahier d&#39;exercice, cela n&#39;est pas une excuse pour ne pas apprendre. Les enfants \u00e9crivent sur les tableaux muraux&quot;, souligne un autre ma\u00eetresse, Lucy Kongo.  Kongo pense que ce syst\u00e8me est encore meilleur que le syst\u00e8me traditionnel qui utilise les cahiers d&#39;exercice.  &quot;Un ma\u00eetre peut jeter tout de suite un coup d&#39;\u0153il et savoir quel enfant a un probl\u00e8me et peut donc \u00eatre assist\u00e9. Ceux qui sont rapides peuvent recevoir plus de travail. C&#39;est donc tr\u00e8s facile pour l&#39;enseignant de contr\u00f4ler plusieurs enfants \u00e0 la fois&quot;, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p> Etant donn\u00e9 ces pressions, on craint que la qualit\u00e9 de l&#39;\u00e9ducation primaire ne baisse \u00e0 moins que des fonds substantiels n&#39;y soient inject\u00e9s.  En visite \u00e0 l&#39;\u00e9cole primaire Kihumbuini, le ministre de l&#39;Education, George Saitoti, a cherch\u00e9 \u00e0 rassurer les \u00e9l\u00e8ves et enseignants que l&#39;argent sera trouv\u00e9.  &quot;Je veux dire aux Kenyans que nous ne fl\u00e9chirons pas jusqu&#39;\u00e0 ce que chaque enfant en \u00e2ge d&#39;aller au cours primaire soit inscrit \u00e0 l&#39;\u00e9cole. Nous allons soutenir ce projet parce que nous croyons que c&#39;est important&quot;, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p> &quot;Non pas parce que c&#39;est le droit de chaque enfant, mais parce que nous savons qu&#39;en \u00e9duquant les enfants, nous investissons dans l&#39;avenir de ce pays&quot;, a-t-il ajout\u00e9.  La promesse d&#39;une \u00e9ducation gratuite a \u00e9t\u00e9 un facteur cl\u00e9 dans la victoire de la Coalition nationale Arc-en-ciel lors des \u00e9lections de d\u00e9cembre. Le pr\u00e9sident Mwai Kibaki devait donc faire vite pour honorer cette promesse quelques jours apr\u00e8s sa prestation de serment, bien qu&#39;il n&#39;ait aucun budget pour le financer.<\/p>\n<p> Il envisage de faire voter un budget suppl\u00e9mentaire pour l&#39;\u00e9ducation d\u00e8s la r\u00e9-ouverture de la session parlementaire plus tard ce mois.<\/p>\n<p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 10 f\u00e9v (IPS) &#8211; L&#39;\u00e9cole primaire de Kihumbuini, comme des milliers d&#39;autres \u00e0 travers le Kenya, a connu une arriv\u00e9e massive des enfants lorsque les frais de scolarit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9s le mois dernier. 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