{"id":1479,"date":"2003-02-07T13:40:01","date_gmt":"2003-02-07T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/02\/07\/education-burkina-faso-un-projet-de-lunicef-ouvre-lecole-a-des-milliersdenfants-defavorises\/"},"modified":"2003-02-07T13:40:01","modified_gmt":"2003-02-07T13:40:01","slug":"education-burkina-faso-un-projet-de-lunicef-ouvre-lecole-a-des-milliersdenfants-defavorises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/02\/07\/education-burkina-faso-un-projet-de-lunicef-ouvre-lecole-a-des-milliersdenfants-defavorises\/","title":{"rendered":"EDUCATION-BURKINA FASO: Un projet de l&#39;UNICEF ouvre l&#39;\u00e9cole \u00e0 des milliersd&#39;enfants d\u00e9favoris\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 7 f\u00e9v (IPS) &#8211; Un projet du Fonds des Nations Unies pour l&#39;enfance (UNICEF), visant \u00e0 accro\u00eetre le taux de scolarisation au Burkina Faso, a permis d&#39;inscrire plusieurs milliers d&#39;enfants \u00e0 l&#39;\u00e9cole.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n Quelque 100.000 \u00e9l\u00e8ves fr\u00e9quentent les 230 \u00e9coles satellites construites depuis le lancement du projet en 1995 dans ce pays d&#39;Afrique de l&#39;ouest, qui compte 11 millions d&#39;habitants dont 51 pour cent vivent sous le seuil de pauvret\u00e9.<\/p>\n<p> Le gouvernement burkinab\u00e8 avait fait appel \u00e0 l&#39;UNICEF au milieu des ann\u00e9es 90 pour l&#39;appuyer dans sa qu\u00eate de l&#39;\u00e9ducation pour tous en permettant au maximum d&#39;enfants d&#39;aller \u00e0 l&#39;\u00e9cole, notamment dans les r\u00e9gions pauvres, d\u00e9favoris\u00e9es et \u00e0 faible taux de scolarisation.<\/p>\n<p> A l&#39;\u00e9cole satellite, l&#39;enfant apprend avec sa langue maternelle et le fran\u00e7ais. Il rejoint l&#39;\u00e9cole classique apr\u00e8s les trois premi\u00e8res ann\u00e9es.  Selon des \u00e9tudes men\u00e9es r\u00e9cemment par l&#39;Universit\u00e9 de Ouagadougou, la capitale burkinab\u00e8, les r\u00e9sultats des \u00e9l\u00e8ves des \u00e9coles satellites sont deux fois sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux des \u00e9l\u00e8ves des \u00e9coles classiques.<\/p>\n<p> Le taux de succ\u00e8s dans ces \u00e9coles est de 85 pour cent contre 42 pour cent dans les \u00e9coles classiques. En outre, les \u00e9l\u00e8ves des \u00e9coles satellites occupent les dix premi\u00e8res places dans les \u00e9coles classiques des 14 provinces o\u00f9 le projet est implant\u00e9.<\/p>\n<p> Selon la Banque mondiale, les enfants transf\u00e9r\u00e9s des \u00e9coles satellites dans les \u00e9coles classiques, sont plus performants que les autres dans toutes les mati\u00e8res essentielles comme le fran\u00e7ais, les math\u00e9matiques&#8230;<\/p>\n<p> Ces performances sont dues, selon ces \u00e9tudes, \u00e0 l&#39;utilisation de la langue maternelle qui favorise l&#39;acquisition rapide des connaissances, l&#39;emploi d&#39;un personnel enseignant du milieu qui comprend mieux les probl\u00e8mes ainsi que l&#39;implication des parents d&#39;\u00e9l\u00e8ves dans la gestion de l&#39;\u00e9cole qui encourage les enseignants.<\/p>\n<p> &quot;Il n&#39;y a pas de d\u00e9veloppement sans formation, or nous sommes persuad\u00e9s que l&#39;\u00e9cole satellite, qui se d\u00e9veloppe au sein de la communaut\u00e9, va permettre de d\u00e9velopper l&#39;\u00e9conomie communautaire \u00e0 travers une formation et un enseignement adapt\u00e9s car pendant longtemps, l&#39;\u00e9cole s&#39;est d\u00e9marqu\u00e9e de nos r\u00e9alit\u00e9s, de notre culture&quot;, estime le pr\u00e9sident burkinab\u00e8, Blaise Compaor\u00e9, invit\u00e9 par l&#39;UNICEF \u00e0 visiter en janvier une \u00e9cole satellite de la province de la Gnagna, dans l&#39;est du pays.<\/p>\n<p> La Gnagna est l&#39;une des provinces du Burkina Faso o\u00f9 le taux de scolarisation n&#39;exc\u00e8de pas 17 pour cent. Le taux de scolarisation des filles y fr\u00f4le les 10 pour cent. Le taux moyen global de scolarisation du pays est de 43 pour cent.<\/p>\n<p> &quot;Il faut faire aussi en sorte que l&#39;\u00e9cole soit plus adapt\u00e9e \u00e0 nos besoins, aux attentes de nos soci\u00e9t\u00e9s parce que l\u00e0, vous voyez que presque au quotidien, les \u00e9l\u00e8ves sont dans leur milieu, encadr\u00e9s par les parents et les m\u00e8res et cela donne des r\u00e9sultats qui, selon des analyses et enqu\u00eates, montrent que c&#39;est une formule qui peut \u00eatre v\u00e9ritablement une alternative, pour combler ce d\u00e9ficit au niveau de notre pays&quot;, se r\u00e9jouit Compaor\u00e9.. Il voit dans cette formule une occasion de pouvoir \u00e9largir l&#39;offre de l&#39;\u00e9ducation devant le manque de moyens de l&#39;Etat.<\/p>\n<p> L&#39;\u00e9cole satellite met l&#39;accent sur les sp\u00e9cificit\u00e9s locales comme la nutrition, la sant\u00e9, l&#39;\u00e9levage, l&#39;embouche, le mara\u00eechage, l&#39;hygi\u00e8ne, l&#39;\u00e9ducation \u00e0 la vie familiale et les droits civiques.<\/p>\n<p> L&#39;\u00e9cole situ\u00e9e dans les zones d\u00e9favoris\u00e9es, en moyenne \u00e0 quatre kilom\u00e8tres d&#39;une \u00e9cole \u00e0 cycle complet, permet, selon le repr\u00e9sentant de l&#39;UNICEF au Burkina, Joan French, de &quot;rapprocher physiquement et culturellement les \u00e9l\u00e8ves de leur milieu&quot;.  Selon l&#39;UNICEF, les enfants sont trop petits dans ces milieux pour parcourir de longues distances &#8211; trois \u00e0 quatre kilom\u00e8tres &#8211; et se rendre \u00e0 l&#39;\u00e9cole, et sont d\u00e9munis pour avoir un v\u00e9lo. &quot;Cette formule, bas\u00e9e sur la participation des familles, vise \u00e0 terme la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 en pr\u00e9parant un avenir meilleur aux enfants&quot;, affirme French.  &quot;L&#39;avantage de l&#39;\u00e9cole satellite, c&#39;est une \u00e9ducation bilingue, donc c&#39;est aussi une continuit\u00e9 avec ce que l&#39;enfant fait \u00e0 la maison; mais mieux, le projet permet \u00e0 des enfants, qui \u00e9taient exclus du syst\u00e8me, d&#39;avoir acc\u00e8s \u00e0 l&#39;\u00e9cole&quot;, souligne le ministre de l&#39;Education de Base et de l&#39;Alphab\u00e9tisation, Mathieu Ouedraogo.  Dans certaines provinces, les parents d&#39;\u00e9l\u00e8ves retirent leurs enfants des \u00e9coles classiques pour les envoyer \u00e0 l&#39;\u00e9cole satellite. Le fait que les communaut\u00e9s participent \u00e0 la gestion, fait de l&#39;\u00e9cole leur affaire et garantit son succ\u00e8s, selon les autorit\u00e9s.  &quot;Cela permet d&#39;am\u00e9liorer le recrutement parce que les enfants s&#39;inscrivent nombreux car l&#39;\u00e9cole \u00e9tant plus proche, \u00e7a permet \u00e9galement d&#39;am\u00e9liorer le taux de scolarisation des filles&quot;, ajoute Moumouni Compaor\u00e9, directeur de l&#39;\u00e9ducation de base de la province de la Gnagna.<\/p>\n<p> Les autorit\u00e9s esp\u00e8rent donner un coup de fouet \u00e0 l&#39;\u00e9ducation des filles gr\u00e2ce \u00e0 l&#39;\u00e9cole satellite. Le taux de scolarisation des filles tourne autour de 36 pour cent au Burkina contre 48 pour cent pour les gar\u00e7ons. Les \u00e9coles satellites devraient permettre d&#39;atteindre 50 pour cent pour les filles en 2005 et un taux global de 60 pour dans la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p> Les communaut\u00e9s organis\u00e9es en comit\u00e9s de gestion et en association de parents d&#39;\u00e9l\u00e8ves et de m\u00e8res \u00e9ducatrices travaillent au bon fonctionnement de l&#39;\u00e9cole et \u00e0 l&#39;adh\u00e9sion des populations.  &quot;L&#39;\u00e9cole classique est inadapt\u00e9e \u00e0 partir du moment o\u00f9 elle n&#39;arrive pas \u00e0 r\u00e9pondre de fa\u00e7on objective aux attentes des populations, c&#39;est-\u00e0-dire les enfants qui y vont n&#39;apprennent pas quelque chose de leur propre main. Or avec les \u00e9coles satellites, les enfants apprennent quelque chose de pratique comme le jardinage, l&#39;embouche, la fabrique de pain, la production de miel&quot;, indique Mariam Lompo, une m\u00e8re d&#39;\u00e9l\u00e8ve de la Gnagna.<\/p>\n<p> &quot;Ma fille est \u00e0 l&#39;\u00e9cole du village et je la vois grandir. Non seulement elle apprend \u00e0 mieux se d\u00e9brouiller plus tard quand elle sera m\u00e8re, mais elle saura \u00e9crire en fran\u00e7ais et pourra un jour travailler dans un bureau&quot;, poursuit-elle.<\/p>\n<p> Les \u00e9coles satellites sont \u00e9quip\u00e9es de points d&#39;eau potable, de latrines et de cantines. L&#39;UNICEF a obtenu du Programme alimentaire mondial et de l&#39;ONG Cathwell un engagement \u00e0 soutenir les cantines scolaires dans les \u00e9coles satellites des 14 provinces concern\u00e9es.<\/p>\n<p> Malgr\u00e9 le succ\u00e8s de l&#39;\u00e9cole satellite, les autorit\u00e9s entendent encourager l&#39;adh\u00e9sion par la sensibilisation. Le minist\u00e8re de l&#39;Education a cependant commenc\u00e9 \u00e0 former des enseignants pour ce type d&#39;\u00e9coles pour r\u00e9pondre \u00e0 la demande des parents. &quot;Les reformes sont un processus, ne se d\u00e9cr\u00e8tent pas.<\/p>\n<p>On attend des populations qu&#39;elles en fassent la demande&quot;, explique le ministre.<\/p>\n<p> Les contributions cumul\u00e9es pour les \u00e9coles satellites devraient atteindre 21 milliards de francs CFA (environ 30 millions de dollars US) en 2005. Les principaux pays donateurs sont les Pays-Bas, la Norv\u00e8ge, le Canada, la France, les Etats-Unis, etc. L&#39;UNICEF, qui a lanc\u00e9 le projet, coordonne la mobilisation et l&#39;action des bailleurs de fonds.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 7 f\u00e9v (IPS) &#8211; Un projet du Fonds des Nations Unies pour l&#39;enfance (UNICEF), visant \u00e0 accro\u00eetre le taux de scolarisation au Burkina Faso, a permis d&#39;inscrire plusieurs milliers d&#39;enfants \u00e0 l&#39;\u00e9cole.<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,2,1],"tags":[],"class_list":["post-1479","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-education","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1479","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1479"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1479\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1479"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1479"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1479"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}