{"id":1353,"date":"2002-10-17T13:40:01","date_gmt":"2002-10-17T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2002\/10\/17\/developpement-les-etats-membres-du-bassin-du-nil-ne-sont-pas-daccord-surtout\/"},"modified":"2002-10-17T13:40:01","modified_gmt":"2002-10-17T13:40:01","slug":"developpement-les-etats-membres-du-bassin-du-nil-ne-sont-pas-daccord-surtout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2002\/10\/17\/developpement-les-etats-membres-du-bassin-du-nil-ne-sont-pas-daccord-surtout\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT: Les Etats membres du Bassin du Nil ne sont pas d&#39;accord surtout"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 16 oct (IPS) &#8211; Une trentaine de sommit\u00e9s scientifiques se sont r\u00e9unis, pendant trois jours, sur le Bassin du Nil \u00e0 Nairobi et parmi eux, figuraient des sp\u00e9cialistes en m\u00e9t\u00e9orologie, en gestion des ressources en eau, des biologistes, g\u00e9ologues, \u00e9conomistes et des membres d&#39;organisations non gouvernementales (ONG).\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n Les participants, venus de plusieurs pays travers\u00e9s par ce grand fleuve africain, ont confront\u00e9, la semaine derni\u00e8re, leurs id\u00e9es sur la meilleure mani\u00e8re de g\u00e9rer toutes les ressources en eau du Bassin du Nil.<\/p>\n<p> Long de 6.700 kilom\u00e8tres, le Nil &#8211; le plus long fleuve d&#39;Afrique &#8211; prend ses sources dans ce que les sp\u00e9cialistes pr\u00e9f\u00e8rent appeler aujourd&#39;hui les grands lacs \u00e9quatoriaux. Plus singuli\u00e8rement dans le lac Victoria que se partagent le Kenya, la Tanzanie et l&#39;Ouganda, mais \u00e9galement dans les lacs Edouard et Albert qui bordent l&#39;Ouganda et la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC).<\/p>\n<p> En y ajoutant encore le Rwanda et le Burundi dont certaines rivi\u00e8res se jettent dans le lac Victoria, cela fait autant d&#39;Etats qui estiment constituer la ou les sources du Nil et qui demandent des comptes \u00e0 l&#39;Egypte qui, \u00e0 leurs yeux, reste le plus grand b\u00e9n\u00e9ficiaire des eaux du fleuve au nom du principe de la redistribution des responsabilit\u00e9s et des b\u00e9n\u00e9fices.<\/p>\n<p>Le Nil se jette dans la mer M\u00e9diterran\u00e9e par un vaste delta en Egypte.<\/p>\n<p> Deux camps se sont \u00e2prement confront\u00e9s sur cette question cruciale. Si tous les participants se sont accord\u00e9s sur le principe de rendre p\u00e9rennes les eaux du Nil, une proposition du professeur Thomas Odhiambo de l&#39;Universit\u00e9 du Kenya, il en a \u00e9t\u00e9 diff\u00e9remment de celui de la redistribution des revenus.<\/p>\n<p> En effet, les communaut\u00e9s de base habitant les r\u00e9gions abritant les sources du fleuve estiment ne subir que les contraintes li\u00e9es \u00e0 la gestion de l&#39;eau sans en tirer aucun avantage sur le plan du d\u00e9veloppement. Telle la r\u00e9action de Julien Malikidogo, pr\u00e9sident de l&#39;ONG &#39;Observatoire du Bassin du Nil&#39; op\u00e9rant dans la partie congolaise du bassin.<\/p>\n<p> &quot;Non seulement la partie congolaise du Bassin du Nil est en grande partie occup\u00e9e par le Parc national de Vitunga, ex-Parc national Albert, interdisant aux populations riveraines la jouissance des ressources halieutiques du Lac Edouard, la coupe de bois de chauffe et de construction, mais en plus, il leur est interdit de construire le moindre barrage hydro\u00e9lectrique sur la rivi\u00e8re Semliki qui relie les lacs Edouard et Albert pour ne pas perturber la gestion des eaux du Nil en aval&quot;, explique Malikidogo. Selon lui, les populations ont m\u00eame des difficult\u00e9s \u00e0 se procurer du bois parce que la pluviom\u00e9trie du bassin en serait affect\u00e9e.<\/p>\n<p> Pour la d\u00e9l\u00e9gation \u00e9gyptienne, la plus fortement repr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la conf\u00e9rence avec 10 personnes, le probl\u00e8me n&#39;est pas que seule l&#39;Egypte b\u00e9n\u00e9ficie de la presque totalit\u00e9 des eaux du Nil. L&#39;utilisation des ressources des eaux du Nil est r\u00e9gie par des lois qui restent valables jusqu&#39;aujourd&#39;hui. Selon Mohamed Mustapha Abas, ing\u00e9nieur m\u00e9t\u00e9orologiste et chef de la d\u00e9l\u00e9gation \u00e9gyptienne, &quot;Les eaux provenant des lacs \u00e9quatoriaux ne sont pas les seules \u00e0 former le Nil bien qu&#39;elles soient d\u00e9terminantes. L&#39;Egypte a ses propres apports en eau&quot;.<\/p>\n<p> En fait, les lois auxquelles fait allusion la d\u00e9l\u00e9gation \u00e9gyptienne, dont l&#39;Egypte tire une certaine l\u00e9gitimit\u00e9, sont les trait\u00e9s de 1929 et 1959, sign\u00e9s par la Grande-Bretagne et l&#39;Italie et qui accordent \u00e0 l&#39;Egypte seule, le contr\u00f4le des eaux du Nil, tout en reconnaissant quelques droits \u00e9galement au Soudan. Dr Raphael Kapiyo, doyen de la Facult\u00e9 des Etudes environnementales de l&#39;Universit\u00e9 de Maseno du Kenya, a relev\u00e9 que les parlements ougandais et Kenyan avaient d\u00e9j\u00e0 jug\u00e9 ces lois obsol\u00e8tes et exig\u00e9 qu&#39;elles soient revues et r\u00e9actualis\u00e9es.<\/p>\n<p> En guise de compromis, le secr\u00e9tariat de l&#39;Initiative du Bassin du Nil a pris le dossier en \u00e9tude et convoquera une r\u00e9union des directeurs charg\u00e9s, par pays, des ressources en eau, qui en discuteront pour chercher une solution \u00e9quitable. La rencontre est pr\u00e9vue en d\u00e9cembre \u00e0 Kampala, en Ouganda, si\u00e8ge du secr\u00e9tariat du Bassin du Nil. Les projets de solutions seront soumis \u00e0 une rencontre ult\u00e9rieure des ministres de l&#39;Environnement de l&#39;organisation.<\/p>\n<p> Le Bassin du Nil couvre environ 3 millions de km2; pr\u00e8s de 10 pour cent du continent. Dix pays se partagent ce vaste territoire o\u00f9 vivent quelque 255 millions d&#39;habitants : le Burundi, le Rwanda, la RDC, l&#39;Ethiopie, l&#39;Erythr\u00e9e, le Kenya, l&#39;Ouganda, la Tanzanie, le Soudan et l&#39;Egypte.<\/p>\n<p> Tous ces pays sont caract\u00e9ris\u00e9s par des ressources in\u00e9gales et des fortunes diverses : pauvret\u00e9, instabilit\u00e9 politique, d\u00e9mographie galopante et d\u00e9gradation de l&#39;environnement. Ce que regrette Meraji Msuya, secr\u00e9taire ex\u00e9cutif de l&#39;Initiative du Bassin du Nil, la structure qui g\u00e8re administrativement les activit\u00e9s dans le Bassin du Nil. &quot;Parmi les 10 Etats qui forment le Bassin du Nil, quatre se trouvent sur la liste de pays les plus pauvres de la plan\u00e8te&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 Msuya. Il s&#39;agit du Rwanda, du Burundi, de l&#39;Erythr\u00e9e et de la RDC.<\/p>\n<p> L&#39;Initiative du Bassin du Nil compte, \u00e0 travers une coop\u00e9ration agissante, stimuler le d\u00e9veloppement dans tous ces pays en finan\u00e7ant certains projets dans le cadre d&#39;une int\u00e9gration r\u00e9gionale des pays riverains. Ceci apporterait s\u00fbrement, affirme Msuya, une solution \u00e0 la controverse entre les pays riverains de l&#39;amont et ceux de l&#39;aval au sujet de l&#39;utilisation et de la gestion des ressources en eaux dans le bassin.<\/p>\n<p> Cr\u00e9\u00e9e en 1999 \u00e0 Dar es Salaam, en Tanzanie, l&#39;Initiative du Bassin du Nil sert actuellement d&#39;interlocuteur aux bailleurs de fonds qui, apparemment, s&#39;int\u00e9ressent de pr\u00e8s \u00e0 cette exp\u00e9rience assez rare de coop\u00e9ration entre riverains d&#39;un m\u00eame cours d&#39;eau. Le Canada, la Suisse, le Programme des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD) et la Banque mondiale sont les principaux partenaires.<\/p>\n<p> Actuellement, 22 projets de d\u00e9veloppement sont en cours d&#39;\u00e9tude ou de financement pour une valeur de 100 millions de dollars, indique-t-on \u00e0 l&#39;Initiative du Bassin du Nil.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 16 oct (IPS) &#8211; Une trentaine de sommit\u00e9s scientifiques se sont r\u00e9unis, pendant trois jours, sur le Bassin du Nil \u00e0 Nairobi et parmi eux, figuraient des sp\u00e9cialistes en m\u00e9t\u00e9orologie, en gestion des ressources en eau, des biologistes, g\u00e9ologues,&hellip; <a href=\"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/2002\/10\/17\/developpement-les-etats-membres-du-bassin-du-nil-ne-sont-pas-daccord-surtout\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,1],"tags":[],"class_list":["post-1353","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1353","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1353"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1353\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1353"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1353"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1353"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}