{"id":7406,"date":"2019-04-30T10:42:16","date_gmt":"2019-04-30T10:42:16","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/?p=7406"},"modified":"2019-05-21T10:50:44","modified_gmt":"2019-05-21T10:50:44","slug":"lagriculture-beninoise-a-eu-une-bonne-saison-mais-cela-na-pas-ete-facile","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2019\/04\/30\/lagriculture-beninoise-a-eu-une-bonne-saison-mais-cela-na-pas-ete-facile\/","title":{"rendered":"L\u2019agriculture b\u00e9ninoise a eu une bonne saison, mais cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 facile"},"content":{"rendered":"<p>COTONOU, B\u00e9nin, le 30 avril 2019 (IPS) &#8211; Th\u00e9ophile Houssou, cultivateur de ma\u00efs de Cotonou, a pass\u00e9 des nuits blanches \u00e0 rester \u00e9veill\u00e9, inquiet des divers d\u00e9sastres qui pourraient survenir pour tout agriculteur, se demandant souvent: \u00abEt s&#8217;il pleut abondamment et toutes mes r\u00e9coltes sont emport\u00e9s? \u00bb ou \u00ab Que se passe-t-il si les chenilles l\u00e9gionnaires envahissent ma ferme et d\u00e9vorent toutes les r\u00e9coltes et qu&#8217;il ne me reste rien? \u00bb<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>Les cultures de ma\u00efs au B\u00e9nin, comme dans au moins 28 autres pays africains, sont menac\u00e9es par le l\u00e9gionnaire d&#8217;automne, un ravageur envahissant qui se nourrit de 80 esp\u00e8ces diff\u00e9rentes. Houssou est reconnaissant d&#8217;avoir manqu\u00e9 une infestation et remercie &#8220;Dieu pour la bonne saison, mais ce n&#8217;\u00e9tait pas facile&#8221;, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS.<\/p>\n<p>La production de ma\u00efs au B\u00e9nin a atteint le niveau record de 1,6 million de tonnes au cours de la campagne 2017-2018, contre 1,2 million de tonnes il y a deux ans, selon les chiffres du minist\u00e8re de l&#8217;Agriculture.<\/p>\n<p>Au centre-ville de Cotonou, la capitale commerciale du pays, cinq hommes sont en train de charger des ananas sur un camion de 10 tonnes, tandis que quatre autres v\u00e9hicules lourds attendent d\u2019\u00eatre charg\u00e9s. Les produits seront achemin\u00e9s vers plusieurs pays de la r\u00e9gion, y compris le Nig\u00e9ria, qui re\u00e7oit 80% de toutes les exportations du B\u00e9nin. Le B\u00e9nin est le quatri\u00e8me exportateur d\u2019ananas d\u2019Afrique avec une production annuelle de 400 000 \u00e0 450 000 tonnes d\u2019ananas. Selon les chiffres officiels, les exportations vers l&#8217;Union europ\u00e9enne (UE) sont pass\u00e9es de 500 \u00e0 4 000 tonnes entre 2000 et 2014.<\/p>\n<p>Plus loin, le c\u00e9l\u00e8bre march\u00e9 de Dantokpa regorge de produits agricoles, notamment des tomates rouges, du gombo, du soja, des mangues, de l\u2019orange, du poivron vert, du citron et de toutes sortes d\u2019\u00e9pinards et de fruits. La concurrence est f\u00e9roce et le prix de vente est tr\u00e8s bas, dans une excellente saison agricole.<\/p>\n<p><strong>Marge d&#8217;am\u00e9lioration<\/strong><\/p>\n<p>Bien que le secteur agricole puisse para\u00eetre vivace, il comporte plusieurs lignes de fracture.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019il s\u2019agisse principalement d\u2019un secteur de subsistance, l\u2019agriculture contribue pour environ 34% au produit int\u00e9rieur brut (PIB) de ce pays de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Selon l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO), pr\u00e8s de 80% des 11,2 millions d\u2019habitants du B\u00e9nin vivent de l\u2019agriculture. La FAO ajoute que les agriculteurs du pays sont confront\u00e9s \u00e0 des probl\u00e8mes tels que la m\u00e9diocrit\u00e9 des infrastructures et les inondations, qui peuvent an\u00e9antir les r\u00e9coltes et les stocks de semences.<\/p>\n<p>Dans un document intitul\u00e9 \u00abPlan strat\u00e9gique pour le d\u00e9veloppement du secteur agricole (PSDSA) 2025 et Plan national pour les investissements dans l&#8217;agriculture et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la nutrition (PNIASAN) 2017-2021\u00bb, le gouvernement b\u00e9ninois a admis que les revenus et la productivit\u00e9 du secteur agricole \u00e9taient faibles, et la main-d&#8217;\u0153uvre n&#8217;est que partiellement r\u00e9compens\u00e9e, ce qui rend les produits agricoles moins comp\u00e9titifs.<\/p>\n<p>\u00abLa plupart des agriculteurs utilisent tr\u00e8s peu d&#8217;intrants am\u00e9lior\u00e9s et se livrent \u00e0 des pratiques mini\u00e8res qui accentuent la d\u00e9gradation des ressources naturelles\u00bb, indique le document.<\/p>\n<p>\u00abNous pouvons faire mieux que cela\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS Marthe Dossou, une petite agricultrice supervisant le d\u00e9chargement de milliers de bo\u00eetes de tomates rouges d&#8217;un camion en panne. Ces tomates seront export\u00e9es au Nigeria, mais Mme Dossou estime que, compte tenu de la qualit\u00e9 de la r\u00e9colte, le B\u00e9nin peut produire davantage pour l&#8217;exportation, \u00absi nous pouvons avoir un coup de main comme plus de ressources, y compris des pr\u00eats, de nouvelles m\u00e9thodes de culture et comment ma\u00eetriser les techniques de contr\u00f4le de l&#8217;eau\u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>Le Dr Tamo Manuele, repr\u00e9sentant de l\u2019Institut international pour l\u2019agriculture tropicale (IITA) au B\u00e9nin, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que l\u2019innovation agricole &#8220;est essentielle pour \u00e9liminer la pauvret\u00e9, la faim et la malnutrition, principalement dans les zones rurales o\u00f9 vivent la plupart des plus d\u00e9munis du globe.&#8221;<\/p>\n<p>\u00abL\u2019innovation peut tout d\u2019abord augmenter la productivit\u00e9 et les revenus des petits exploitants et, d\u2019autre part, diversifier leurs revenus gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement de la cha\u00eene de valeur; et enfin, cr\u00e9er de meilleures opportunit\u00e9s pour les ruraux pauvres \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>\u00abLes agriculteurs ou au moins les acteurs des cha\u00eenes de valeur agricoles ont besoin d&#8217;un soutien pour la conservation et la transformation des produits agricoles. L&#8217;agriculture \u00e9lectronique permet aux agriculteurs de mieux g\u00e9rer leur production et surtout d&#8217;\u00eatre inform\u00e9s des d\u00e9bouch\u00e9s commerciaux. Des innovations telles que le syst\u00e8me warrantage [un syst\u00e8me de cr\u00e9dit d\u2019inventaire dans lequel les agriculteurs, au lieu de vendre leurs produits, les utilisent comme garantie pour obtenir un cr\u00e9dit aupr\u00e8s d\u2019une banque] et la vente en groupe peuvent aider \u00e0 r\u00e9soudre ce probl\u00e8me. Les ONG et les experts sp\u00e9cialis\u00e9s dans l&#8217;agriculture doivent renforcer et soutenir \u00e9troitement les agriculteurs \u00bb, insiste Manuele.<\/p>\n<p>Bas\u00e9e \u00e0 Ibadan, au Nig\u00e9ria, l&#8217;IITA est pr\u00e9sente au B\u00e9nin depuis 1985 et soutient les services nationaux de recherche et de vulgarisation agricoles.<\/p>\n<p>\u00abLa recherche est l\u2019un des principaux liens menant \u00e0 l\u2019innovation. De nombreuses \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les communaut\u00e9s vivant \u00e0 proximit\u00e9 du centre de recherche sont mieux inform\u00e9es, expos\u00e9es aux innovations et davantage supervis\u00e9es par des scientifiques. Par cons\u00e9quent, leur volont\u00e9 d&#8217;adopter l&#8217;innovation est tr\u00e8s importante. L&#8217;IITA-B\u00e9nin est donc plus pr\u00e9sent sur les champs gr\u00e2ce \u00e0 plusieurs tests d&#8217;innovation sur les exploitations g\u00e9r\u00e9s par des scientifiques \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Manuele.<\/p>\n<div id=\"attachment_7408\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-7408\" src=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Women-making-jatropha-soap-Benin_.jpg\" alt=\"\" width=\"590\" height=\"392\" class=\"size-full wp-image-7408\" srcset=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Women-making-jatropha-soap-Benin_.jpg 590w, http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/Women-making-jatropha-soap-Benin_-300x199.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><p id=\"caption-attachment-7408\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;IITA a lanc\u00e9 un projet de biocarburant \u00e0 base de jatropha en 2015 au B\u00e9nin. Cela impliquait le d\u00e9veloppement d&#8217;une cha\u00eene de biocarburants pour cr\u00e9er des petites entreprises rentables et viables. Ces femmes fabriquent du savon \u00e0 partir du jatropha. Courtoisie de l&#8217;Institut international d&#8217;agriculture tropicale (IITA)<\/p><\/div>\n<p>Certains agriculteurs affirment conna\u00eetre les technologies agricoles, mais se plaignent du manque de promotion de ces innovations dans les zones o\u00f9 ils op\u00e8rent.<\/p>\n<p>Koffi Akpovi Justin, agriculteur saisonnier, a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 \u00e0 la m\u00e9thode 4R, selon laquelle quatre principes scientifiques sont utilis\u00e9s pour garantir que le sol dispose des niveaux ad\u00e9quats d&#8217;\u00e9l\u00e9ments nutritifs pour la plantation.<\/p>\n<p>\u00abTout le monde se vante de la fertilit\u00e9 de la terre africaine\u2026 J&#8217;\u00e9tais frustr\u00e9e et j&#8217;abandonnais presque l&#8217;agriculture parce que je croyais fermement \u00e0 la fa\u00e7on naturelle de faire les choses. Je labourais juste la terre, plantais des graines (beaucoup d\u2019entre elles) et commen\u00e7ais le processus douloureux de l\u2019arroser, et \u00e0 la fin, j\u2019ai eu des r\u00e9sultats mitig\u00e9s. Mais plus maintenant.&#8221;<\/p>\n<p>Mais l\u2019Afrique subsaharienne est le march\u00e9 des engrais le plus co\u00fbteux au monde, o\u00f9 les petits agriculteurs repr\u00e9sentent environ 70% de la population. \u00abSi vous voulez l&#8217;utiliser, utilisez-le avec pr\u00e9caution, car ne pas appliquer la m\u00e9thode 4R pourrait en voir une partie se r\u00e9pandre dans les champs et polluer les ressources en eau et les eaux souterraines \u00e0 proximit\u00e9. J&#8217;en ai fait l&#8217;exp\u00e9rience il y a plusieurs ann\u00e9es, mais maintenant je suis plus sage. &#8221;<\/p>\n<p>Il ajoute que de nombreux agriculteurs vivant dans des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es ne peuvent pas acc\u00e9der aux informations relatives \u00e0 l&#8217;innovation agricole. \u00abBeaucoup d\u2019entre eux, qui travaillent principalement dans des endroits tr\u00e8s isol\u00e9s, disent toujours:\u00ab Nous savons que ces choses existent et nous aimerions les utiliser, mais o\u00f9 pouvons-nous les trouver? \u00bb Peut-\u00eatre que les organisations internationales, telles que l\u2019ONU et l\u2019IITA, pourraient faire plus pour s&#8217;assurer que le plus grand nombre possible d&#8217;agriculteurs aient acc\u00e8s aux innovations agricoles pour stimuler la production alimentaire et lutter contre la faim \u00bb.<\/p>\n<p>Monique Soton est l&#8217;une de ces agriculteurs. Elle habite dans le nord-ouest du B\u00e9nin, \u00e0 environ 500 km de Cotonou, la capitale commerciale du pays.<\/p>\n<p>\u00abNous travaillons dans des r\u00e9gions isol\u00e9es et notre vie ne consiste qu&#8217;\u00e0 sortir le matin pour travailler \u00e0 la terre et revenir le soir. Il n&#8217;y a pas de radio, pas de t\u00e9l\u00e9vision, pas d&#8217;\u00e9lectricit\u00e9. Nous risquons de manquer des informations importantes sur les nouvelles m\u00e9thodes de production ou les nouveaux d\u00e9veloppements en cours dans le secteur, comme par exemple si un recensement devait \u00eatre organis\u00e9 pour d\u00e9terminer le nombre d&#8217;agriculteurs ayant besoin d&#8217;un soutien financier. C\u2019est triste \u00bb, dit la productrice de tomates \u00e0 IPS.<\/p>\n<p>Le manque de march\u00e9 est un autre obstacle majeur auquel sont confront\u00e9s les petits exploitants agricoles b\u00e9ninois. \u00abLe seul march\u00e9 local que j&#8217;utilise pour vendre mes produits est le Dantokpa \u00e0 Cotonou. Imaginez simplement la distance qui s\u00e9pare notre r\u00e9gion [environ 500 km de Cotonou] de la capitale commerciale \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Soton, ajoutant qu\u2019il n\u2019existe pas de routes ou de v\u00e9hicules ad\u00e9quats pour acheminer les produits vers le march\u00e9.<\/p>\n<p>&#8220;Il arrivait souvent que le v\u00e9hicule d\u00e9labr\u00e9 que nous utilisions pour transporter nos produits soit tomb\u00e9 en panne au milieu d&#8217;un no man&#8217;s land la nuit, ce qui est tr\u00e8s effrayant.&#8221;<\/p>\n<p><strong>Innovation agricole<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019IITA a contact\u00e9 diverses communaut\u00e9s. Au B\u00e9nin, elle a lanc\u00e9 un projet de biocarburants \u00e0 base de jatropha en 2015. Ce projet impliquait le d\u00e9veloppement d&#8217;une cha\u00eene de biocarburants afin de cr\u00e9er des petites entreprises rentables et viables.<\/p>\n<p>\u00abPlus pr\u00e9cis\u00e9ment, il consolide la rentabilit\u00e9 et la durabilit\u00e9 des cha\u00eenes de valeur du jatropha gr\u00e2ce \u00e0 une approche de partenariat public-priv\u00e9 qui cr\u00e9e des emplois pour les jeunes, les femmes et les hommes. Le projet est mis en place selon l&#8217;approche de la cha\u00eene de valeur incluant la production de jatropha, l&#8217;extraction de l&#8217;huile de jatropha, la fabrication de savon, la mouture du grain et l&#8217;\u00e9lectrification rurale, entre autres \u00bb, explique Manuele.<\/p>\n<p>Depuis le d\u00e9but du projet, quelque 2 050 producteurs, dont 538 femmes, en ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9.<\/p>\n<p>Outre ce projet sur le jatropha, l&#8217;IITA a d\u00e9clar\u00e9 avoir mis en \u0153uvre plusieurs autres projets contribuant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle et \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration des revenus de nombreux m\u00e9nages ruraux.<\/p>\n<p><strong>Solution magique?<\/strong><\/p>\n<p>Alors que les innovations dans l\u2019agriculture ont port\u00e9 leurs fruits, le Dr Jeroen Huising, sp\u00e9cialiste des sciences du sol au Nig\u00e9ria, a averti que ce n\u2019\u00e9tait pas la \u00absolution miracle\u00bb pour le B\u00e9nin. \u00abJe ne crois pas aux solutions magiques et l&#8217;agriculture (innovation) n&#8217;est certainement pas magique. La question des ruraux pauvres a peu \u00e0 voir avec les innovations agricoles. Cela d\u00e9pend de facteurs \u00e9conomiques \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS.<\/p>\n<p>\u201cEn outre, si les\u201c innovations \u201daugmentaient le rendement des petits exploitants, cela ne r\u00e9soudrait pas leurs probl\u00e8mes. La production est principalement li\u00e9e \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;intrants et m\u00eame dans ce cas, les prix sont souvent trop bas pour gagner sa vie de mani\u00e8re d\u00e9cente. \u201d<\/p>\n<p>Soton convient que les facteurs \u00e9conomiques jouent un r\u00f4le important dans la r\u00e9ussite du petit exploitant, expliquant que \u00able manque de soutien financier est un probl\u00e8me s\u00e9rieux\u00bb.<\/p>\n<p>Elle dit que les banques ne consid\u00e8rent m\u00eame pas les petits exploitants pour des pr\u00eats \u00abparce que nous ne remplissons pas m\u00eame une de leurs exigences n\u00e9cessaires pour nous pr\u00eater de l&#8217;argent. Nous investissons donc notre argent provenant des tontines [un plan d\u2019investissement] et de la vente de certaines de nos propri\u00e9t\u00e9s. \u201d <\/p>\n<p>\u00abNous avons la terre mais il nous manque tout, des semences aux engrais et de l&#8217;argent pour embaucher des ouvriers.\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>COTONOU, B\u00e9nin, le 30 avril 2019 (IPS) &#8211; Th\u00e9ophile Houssou, cultivateur de ma\u00efs de Cotonou, a pass\u00e9 des nuits blanches \u00e0 rester \u00e9veill\u00e9, inquiet des divers d\u00e9sastres qui pourraient survenir pour tout agriculteur, se demandant souvent: \u00abEt s&#8217;il pleut abondamment&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2019\/04\/30\/lagriculture-beninoise-a-eu-une-bonne-saison-mais-cela-na-pas-ete-facile\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":980,"featured_media":7405,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,38,11,6,1],"tags":[],"class_list":["post-7406","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique","category-commerce-et-pauvrete","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7406","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/980"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7406"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7406\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7410,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7406\/revisions\/7410"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7405"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7406"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7406"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7406"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}