{"id":7393,"date":"2019-05-03T16:32:45","date_gmt":"2019-05-03T16:32:45","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/?p=7393"},"modified":"2019-05-06T16:38:45","modified_gmt":"2019-05-06T16:38:45","slug":"la-fine-distinction-entre-les-normes-culturelles-et-la-traite-des-enfants-en-afrique-de-louest","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2019\/05\/03\/la-fine-distinction-entre-les-normes-culturelles-et-la-traite-des-enfants-en-afrique-de-louest\/","title":{"rendered":"La fine distinction entre les normes culturelles et la traite des enfants en Afrique de l\u2019Ouest"},"content":{"rendered":"<p>COTONOU, B\u00e9nin, le 3 mai 2019 (IPS) &#8211; Dans un bus \u00e0 Cotonou, la capitale commerciale du B\u00e9nin, quatre jeunes filles Nig\u00e9rianes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 16 ans sont assises l&#8217;une \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&#8217;autre alors qu&#8217;elles sont sur le point de s&#8217;embarquer pour la derni\u00e8re partie de leur voyage au Mali. On leur dit que leurs nouveaux maris, qu&#8217;ils n&#8217;ont jamais rencontr\u00e9s, les attendent.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>Elles sont parties de chez elles \u00e0 l&#8217;est du Nig\u00e9ria, o\u00f9 leurs parents auraient accept\u00e9 qu\u2019elles deviennent des \u00ab\u00e9pouses\u00bb d&#8217;hommes nig\u00e9rians vivant au Mali.<\/p>\n<p>\u00abQuatre compatriotes m&#8217;ont demand\u00e9 de leur apporter de jeunes femmes parce qu&#8217;ils veulent se marier. Je suis s\u00fbr qu\u2019ils seront contents \u00bb, confie \u00e0 IPS un passeur de clandestins qui ne s\u2019identifie que comme Wiseman, alors que le bus se pr\u00e9pare \u00e0 partir pour Bamako, la capitale malienne. IPS n&#8217;est pas autoris\u00e9 \u00e0 parler aux jeunes filles, qui semblent anxieuses.<\/p>\n<p>Lorsqu&#8217;on lui a demand\u00e9 si les parents des filles savaient qu&#8217;elles devaient se rendre au Mali, Wiseman a d\u00e9clar\u00e9: \u00abJ&#8217;ai n\u00e9goci\u00e9 avec eux et je leur ai donn\u00e9 un acompte pour leur dote, ce qui les aidera s\u00fbrement [les parents] \u00e0 d\u00e9marrer une petite entreprise ou acheter des semences pour l&#8217;agriculture. Ces enfants doivent se consid\u00e9rer comme chanceuses car elles vont travailler et ex\u00e9cuter leurs t\u00e2ches d\u2019\u00e9pouse. Leur vie devrait donc beaucoup s\u2019am\u00e9liorer. \u00bb<\/p>\n<p>Mais personne ne conna\u00eet les v\u00e9ritables intentions des hommes qui ont &#8220;command\u00e9&#8221; ces filles. Ou s&#8217;ils existent.<\/p>\n<p>La Pathfinders Justice Initiative, une organisation non gouvernementale internationale vou\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9vention de l&#8217;esclavage sexuel moderne, affirme que le Nig\u00e9ria est un pays d&#8217;origine, de transit et de destination en mati\u00e8re de traite des \u00eatres humains avec Benin City, dans l&#8217;\u00c9tat d&#8217;Edo, au Nig\u00e9ria, reconnue comme un centre de trafic de sexe.<\/p>\n<p>Le Nigeria se classe au 32e rang des 167 pays comptant le plus grand nombre d&#8217;esclaves (1,38 million), selon le rapport de l&#8217;indice d&#8217;esclavage mondial de 2018. Alors que le Nigeria dispose d\u2019un cadre institutionnel et de lois contre la traite, au moins un million de personnes y sont victimes chaque ann\u00e9e, selon l\u2019Agence nationale pour l\u2019interdiction de la traite des \u00eatres humains (NAPTIP).<\/p>\n<p>La NAPTIP, en collaboration avec les autorit\u00e9s maliennes, a r\u00e9cemment d\u00e9clar\u00e9 que pr\u00e8s de 20 000 Nig\u00e9rianes avaient \u00e9t\u00e9 forc\u00e9es \u00e0 se prostituer au Mali. Les filles travailleraient dans des h\u00f4tels et des bo\u00eetes de nuit apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 vendues \u00e0 des r\u00e9seaux de prostitution par des trafiquants d&#8217;\u00eatres humains.<\/p>\n<p><strong>Les enfants les plus vuln\u00e9rables<\/strong><\/p>\n<p>En Afrique de l&#8217;Ouest, les enfants restent les plus vuln\u00e9rables \u00e0 la traite.<\/p>\n<p>Le dernier rapport mondial sur la traite des personnes publi\u00e9 par l&#8217;Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les jeunes gar\u00e7ons et filles figuraient parmi les plus victimes de la traite dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Fin avril, Interpol a annonc\u00e9 avoir sauv\u00e9 216 victimes de la traite, dont 157 enfants, originaires du B\u00e9nin, du Burkina Faso, du Niger, du Nig\u00e9ria et du Togo. Interpol fait partie d&#8217;un groupe de travail mondial cr\u00e9\u00e9 pour lutter contre la traite des \u00eatres humains.<\/p>\n<p>Certaines des victimes de la traite besognaient comme travailleuses du sexe au B\u00e9nin et au Nig\u00e9ria, tandis que d&#8217;autres travaillaient toute la journ\u00e9e dans les march\u00e9s et dans divers restaurants. Certains avaient \u00e0 peine 11 ans et avaient \u00e9t\u00e9 battus, soumis \u00e0 des mauvais traitements et on leur avait dit qu&#8217;ils ne reverraient jamais leur famille.<\/p>\n<p>Quarante-sept personnes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00abBeaucoup d&#8217;enfants sont effectivement envoy\u00e9s dans ces march\u00e9s pour y effectuer du travail forc\u00e9. Ce sont des groupes criminels organis\u00e9s motiv\u00e9s par l&#8217;argent. Ils se moquent des enfants contraints \u00e0 la prostitution, travaillant dans des conditions \u00e9pouvantables, vivant dans la rue ; ils cherchent tous de l&#8217;argent &#8220;, a d\u00e9clar\u00e9 dans un vid\u00e9o Paul Stanfield, directeur d&#8217;Interpol pour les crimes organis\u00e9s et \u00e9mergents.<\/p>\n<p><strong>B\u00e9nin, la porte de transit pour les trafiquants<\/strong><\/p>\n<p>Le B\u00e9nin, pays \u00e0 faible revenu, a toujours \u00e9t\u00e9 une voie de transit pour les migrants de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest qui cherchent \u00e0 se rendre irr\u00e9guli\u00e8rement au Maroc, en Alg\u00e9rie, en Tunisie et enfin en Europe.<\/p>\n<p>La ville de Cotonou semble \u00eatre une voie de transit \u00e9norme par laquelle les femmes et les filles victimes de la traite en Afrique du Nord et en l\u2019Afrique de l\u2019Ouest passent lorsqu\u2019elles sont transport\u00e9es vers les diff\u00e9rents pays de leur destination. Alors que le Togo, le Burkina Faso, le B\u00e9nin et le Mali ont des lois contre la traite des enfants, rien ne couvre la traite des personnes de plus de 18 ans, selon le rapport de l&#8217;UNODC. Le Niger n&#8217;a pas de lois contre ce trafic.<\/p>\n<p>La politique de libre circulation des marchandises et des personnes de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest semble faciliter la t\u00e2che, car les agents d\u2019immigration corrompus aux postes fronti\u00e8res regardent ailleurs en \u00e9change de quelques euros. Quand IPS interroge Wiseman sur les contr\u00f4les aux fronti\u00e8res, il \u00e9carte le probl\u00e8me d\u2019un revers de la main, affirmant qu&#8217;il sait \u00abcomment les g\u00e9rer\u00bb.<\/p>\n<p>Lorsqu&#8217;on lui demande s&#8217;il est responsable du bien-\u00eatre des filles, Wiseman r\u00e9pond: \u00abJe ne suis pas un assistant social, je suis un homme d&#8217;affaires et un coop\u00e9rant. J\u2019aide les gens \u00e0 avoir de bonnes \u00e9pouses et \u00e0 sortir les familles des filles de la pauvret\u00e9 en \u00e9change d\u2019argent. Le reste est de l&#8217;histoire. &#8221;<\/p>\n<p>Hassan Badarou, un dispensateur de soins et chef religieux originaire du B\u00e9nin, d\u00e9crit l&#8217;incident relatif aux filles nig\u00e9rianes. \u00abCes personnes pourraient \u00eatre utilis\u00e9es comme esclaves sexuelles par ces hommes ou vendues \u00e0 des syndicats criminels pour se prostituer au Mali ou m\u00eame aussi loin qu&#8217;en Afrique du Nord. &#8221;<\/p>\n<p>\u00abC\u2019est dommage que les parents laissent leurs enfants quitter le pays en \u00e9change de quelques dollars. Tout cela ne serait pas arriv\u00e9 s\u2019ils n\u2019\u00e9taient pas pauvres \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p><strong>Pauvret\u00e9, culture et le travail des enfants<\/strong><\/p>\n<p>La pauvret\u00e9 joue un r\u00f4le \u00e9norme dans la traite des femmes et des filles dans la r\u00e9gion. Mais la culture aussi.<\/p>\n<p>En 2014, une amie de la famille de Suzie est venue la chercher \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 12 ans \u00e0 son domicile dans le nord du B\u00e9nin.<\/p>\n<p>&#8220;Elle a promis de m&#8217;aider \u00e0 aller \u00e0 l&#8217;\u00e9cole apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 chez elle pendant un an, mais elle ne l&#8217;a pas fait&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Suzie \u00e0 IPS dans la langue locale, le fon, par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;un traducteur.<\/p>\n<p>\u00abLes choses ont commenc\u00e9 \u00e0 aller mal quand j&#8217;ai commenc\u00e9 \u00e0 lui rappeler. Elle a cess\u00e9 de me payer mon salaire, a augment\u00e9 la charge de travail et r\u00e9duit mes repas de deux \u00e0 un par jour. Et elle a commenc\u00e9 \u00e0 me battre \u00e0 chaque fois que je protestais \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, la jeune fille \u00e2g\u00e9e de 16 ans et habitant \u00e0 Cotonou.<\/p>\n<p>Au fil du temps, les membres masculins de la famille de la  femme, qui vivaient dans la m\u00eame maison, ont commenc\u00e9 \u00e0 faire des avances sexuelles \u00e0 Suzie. Elle refusa les avances mais finit par s&#8217;enfuir car elle ne supportait plus la situation.<\/p>\n<p><strong>Pas de police, s\u2019il vous pla\u00eet<\/strong><\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on lui demande pourquoi elle ne signale pas ces incidents \u00e0 la police, elle dit : \u00ab Je ne peux pas faire cela. La dame est comme ma tante, alors je ne pouvais pas le faire car cela aurait provoqu\u00e9 un conflit entre la famille de la femme et la n\u00f4tre au pays \u00bb.<\/p>\n<p>Badarou, le chef religieux, explique qu\u2019il a eu \u00e0 intervenir dans des cas comme celui de Suzie<\/p>\n<p>\u00ab Si vous voyez comment ces femmes maltraitent ces filles, cela vous ferait pleurer. J\u2019ai document\u00e9 de nombreux cas de maltraitance et essay\u00e9 de faire la m\u00e9diation entre certaines de ces femmes et les filles. \u00bb<\/p>\n<p>Mais il n\u2019a jamais signal\u00e9 aucun de ces cas, m\u00eame abusif, \u00e0 la police.<\/p>\n<p> \u00ab La seule chose que vous ne pouvez pas faire c\u2019est de signaler ces cas \u00e0 la police. Nous sommes tous des fr\u00e8res et s\u0153urs de ce pays et nous avons foi en la r\u00e9solution de nos probl\u00e8mes dans l\u2019harmonie et la paix par le dialogue. Qui plus est, ce n\u2019est pas dans notre culture de tout signaler \u00e0 la police. J\u2019attribue la responsabilit\u00e9 aux gouvernements des pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest d\u2019avoir laiss\u00e9 cette situation se perp\u00e9tuer au point de devenir une norme culturelle institutionnalis\u00e9e au plus profond de la soci\u00e9t\u00e9. Il est maintenant difficile de le casser \u00bb, affirme-t-il. <\/p>\n<p>Badarou explique que les actions sont culturelles.<\/p>\n<p>\u00abFace \u00e0 cette culture profond\u00e9ment enracin\u00e9e o\u00f9 on \u00ab s&#8217;entraide \u00bb en\u00ab remettant \u00bb vos filles \u00e0 une personne bien \u00e9tablie vivant dans les villes, m\u00eame les Nations Unies et les organisations de d\u00e9fense de l&#8217;enfance n&#8217;ont parfois d&#8217;autre choix que de fermer les yeux. Je ne dis pas qu\u2019elles ne font rien, mais vous ne pouvez pas casser la culture de quelqu&#8217;un, surtout dans une r\u00e9gion comme celle-ci o\u00f9 s\u00e9vit la pauvret\u00e9 extr\u00eame \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>Richard Dossou semble \u00eatre d&#8217;accord. Il dit \u00e0 IPS que l\u2019ami de son oncle, p\u00e8re de 18 enfants, recherche des \u00abBons Samaritains\u00bb du B\u00e9nin pour accueillir certaines de ses filles, car il est incapable de subvenir \u00e0 leurs besoins.<\/p>\n<p> \u00abJe pr\u00e9vois de me rendre dans leur village pour n\u00e9gocier avec lui en vue d\u2019en prendre une seule, non pas en tant qu\u2019\u00e9pouse, mais en tant que femme de m\u00e9nage. Ensuite, nous verrons o\u00f9 cela nous m\u00e8nera. Nous nous entraidons comme cela pour lutter contre la pauvret\u00e9 et la mis\u00e8re dans cette r\u00e9gion \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Dossou.<\/p>\n<p>Alors que la pauvret\u00e9 du B\u00e9nin avoisine les 40%, un rapport publi\u00e9 en 2018 par l\u2019Horloge Mondiale de la Pauvret\u00e9 indique qu&#8217;au Nigeria, 86,9 millions de personnes au total vivent dans une pauvret\u00e9 extr\u00eame.<\/p>\n<p><strong>La fine distinction entre les normes culturelles et la traite des enfants<\/strong><\/p>\n<p>Interrog\u00e9 pour savoir si cette pratique ouest-africaine de \u00abremettre\u00bb des filles est une norme culturelle visant \u00e0 sortir les familles de la pauvret\u00e9, Jakub Sobik, responsable de la communication d\u2019Anti-Slavery International, bas\u00e9 \u00e0 Londres, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS par courrier \u00e9lectronique: \u00abCe que vous d\u00e9crivez ci-dessus sont des cas de traite des enfants, lorsque des enfants sont recrut\u00e9s ou h\u00e9berg\u00e9s dans le but de les exploiter \u00bb.<\/p>\n<p> \u00abL\u2019esclavage ne se produit pas en vase clos, il repose sur de nombreux facteurs, notamment la pauvret\u00e9, la discrimination, le manque d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9ducation et \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019emplois d\u00e9cents, le manque d\u2019\u00e9tat de droit et des pratiques culturellement accept\u00e9es dans les soci\u00e9t\u00e9s, &#8221; explique-t-il.<\/p>\n<p>Il affirme qu&#8217;il arrive souvent que les parents soient \u00abtromp\u00e9s sur les conditions qui seront offertes \u00e0 leurs enfants et les renvoient avec la ferme conviction qu&#8217;ils obtiendront de meilleures chances d&#8217;\u00e9ducation et de meilleures opportunit\u00e9s de vie dans les villes et peut-\u00eatre des meilleurs cercles sociaux. \u00bb<\/p>\n<p>Il ajoute que dans certaines soci\u00e9t\u00e9s, le fait pour les enfants de travailler est accept\u00e9 sur le plan culturel, car c&#8217;est la norme depuis des g\u00e9n\u00e9rations. \u00abNous avons beaucoup \u00e0 faire pour changer cela et offrir aux enfants une enfance, une \u00e9ducation et des opportunit\u00e9s dans la vie qu\u2019ils m\u00e9ritent.\u00bb<\/p>\n<p>Pendant que le car poursuit le dernier voyage qui est cens\u00e9 sortir les filles nig\u00e9rianes de la \u201cpauvret\u00e9\u201d vers la \u201clibert\u00e9\u201d, Suzie, \u00e0 Cotonou, erre dans les rues t\u00e9n\u00e9breuses de la cit\u00e9 main dans la main avec un Zemidjan \u2013 un conducteur de mototaxi \u2013 qui a l\u2019air d\u2019avoir entre 40 et 50 ans d\u2019\u00e2ge et qu\u2019elle d\u00e9crit comme son petit ami. <\/p>\n<p><center>__________________________________<\/center><br \/>\n<em><strong>Le r\u00e9seau mondial de d\u00e9veloppement durable (GSN) http:\/\/gsngoal8.com\/ poursuit l&#8217;objectif de d\u00e9veloppement durable n\u00b0 8 des Nations Unies, en mettant particuli\u00e8rement l&#8217;accent sur l&#8217;objectif 8.7, qui \u00abprend des mesures imm\u00e9diates et efficaces pour \u00e9liminer le travail forc\u00e9, mettre fin \u00e0 l&#8217;esclavage moderne et \u00e0 la traite des \u00eatres humains et assurer l&#8217;interdiction et l&#8217;\u00e9limination des pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l&#8217;utilisation d&#8217;enfants soldats, et d&#8217;ici \u00e0 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes \u00bb.<\/p>\n<p>Les origines du GSN d\u00e9coulent des efforts de la D\u00e9claration commune des chefs religieux, sign\u00e9e le 2 d\u00e9cembre 2014. Des chefs religieux de diff\u00e9rentes confessions se sont r\u00e9unis pour travailler ensemble \u00ab\u00e0 la d\u00e9fense de la dignit\u00e9 et de la libert\u00e9 de l&#8217;\u00eatre humain contre les formes extr\u00eames de la mondialisation de l\u2019indiff\u00e9rence, telle l\u2019exploitation, le travail forc\u00e9, la prostitution, la traite des \u00eatres humains \u00bb, etc.<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p><em>Cet article fait partie d&#8217;une s\u00e9rie de reportages venant du monde entier sur la traite des \u00eatres humains. La couverture IPS est prise en charge par le groupe Riana.<\/em>  <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2019\/05\/03\/la-fine-distinction-entre-les-normes-culturelles-et-la-traite-des-enfants-en-afrique-de-louest\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":980,"featured_media":7392,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,10,1,3,30],"tags":[],"class_list":["post-7393","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique","category-developpement","category-droits-humains","category-headlines","category-population-refugies","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7393","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/980"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7393"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7393\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7396,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7393\/revisions\/7396"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7392"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7393"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7393"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7393"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}