{"id":7171,"date":"2018-10-11T15:01:24","date_gmt":"2018-10-11T15:01:24","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/?p=7171"},"modified":"2018-10-17T15:03:26","modified_gmt":"2018-10-17T15:03:26","slug":"au-senegal-des-migrants-retournes-deviennent-des-conteurs-dhistoires","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2018\/10\/11\/au-senegal-des-migrants-retournes-deviennent-des-conteurs-dhistoires\/","title":{"rendered":"Au S\u00e9n\u00e9gal, des migrants retourn\u00e9s  deviennent des conteurs d\u2019histoires."},"content":{"rendered":"<p>Dakar, le 11 octobre 2018 (IPS) &#8211; Khoudia Ndiay\u00e9 et Ndeye Fatou Sall installent un smartphone sur un tr\u00e9pied et se mettent \u00e0 enregistrer sur vid\u00e9o une interview avec Daro Thiam, \u00e0 Hann Bel-Air, un quartier de Dakar, capitale du S\u00e9n\u00e9gal. Hann Bel-Air est le point de d\u00e9part pour beaucoup de migrants qui quittent la ville et le pays  par des chemins irr\u00e9guliers \u2013  en bateau pour l\u2019Espagne, en traversant le d\u00e9sert du Sahara jusqu\u2019\u00e0 la Mer M\u00e9diterran\u00e9e ou vers des pays voisins. Thiam, une m\u00e8re de quatre enfants, est retourn\u00e9e r\u00e9cemment de  Mauritanie , o\u00f9 elle n\u2019a pas pu trouver de travail pour entretenir ses enfants.<br \/>\n<!--more--><\/p>\n<p>\u00ab Si tu as l\u2019intention d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9tranger prends soin d\u2019 \u00eatre en ordre avec tes papiers et d\u2019avoir un contrat sign\u00e9 et l\u00e9galis\u00e9 et d\u2019acheter une assurance m\u00e9dicale. Si tu ne peux pas obtenir tout \u00e7a, reste chez toi et cherche un travail n\u2019importe lequel, m\u00eame si c\u2019est nettoyer \u00bb Ndeye Fatou Sall migrante retourn\u00e9e.<\/p>\n<p>Les trois femmes S\u00e9n\u00e9gal\u00e8ses,  install\u00e9es sur un toit ensoleill\u00e9 pr\u00e8s de la plage ont quelque chose en commun : elles sont toutes des migrantes. Chacune d\u2019elles a quitt\u00e9 son pays en esp\u00e9rant d\u2019 avoir une vie meilleure et pour entretenir sa famille. Mais cet apr\u00e8s-midi elles \u00e9coutent l\u2019histoire de Thiam. Ndiaye et Fatou Sall attachent un micro \u00e0 la robe de Thiam et s\u2019installent  derri\u00e8re le tr\u00e9pied et commencent le compte \u00e0 rebours pour poser la premi\u00e8re question. Elles lui demandent : \u00ab Pourquoi as-tu pris la d\u00e9cision de partir et o\u00f9 voulais-tu aller ? \u00bb<\/p>\n<p>Thiam leur r\u00e9pond en sa langue maternelle, le Wolof. Les femmes hochent de la t\u00eate, un sentiment de compr\u00e9hension partag\u00e9e est tangible parmi elles. <\/p>\n<p>Elles continuent en lisant d\u2019autres questions de l\u2019application mobile cr\u00e9e pour interviewer des migrants : \u00ab Qui \u00e9taient les membres de famille que tu voulais soutenir ? \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Comment a r\u00e9agi ta famille \u00e0 ton retour ? \u00bb <\/p>\n<p>Les femmes commencent \u00e0 se conna\u00eetre mieux. Apr\u00e8s l\u2019interview elles racontent leurs propres histoires \u00e0 Thiam et c\u2019est \u00e7a qui compte. Migrants as Messengers (MaM) de la campagne de sensibilisation, d\u00e9velopp\u00e9e par l\u2019Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Elle utilise de la technologie mobile innovante pour \u00e9manciper les migrants, elle les encourage \u00e0 partager leur exp\u00e9rience et donne une plate-forme pour d\u2019autres \u00e0 faire de m\u00eame. En saisissant les exp\u00e9riences sur cam\u00e9ra et en partageant les vid\u00e9os sur Facebook.<\/p>\n<p> La campagne vise \u00e0 informer des migrants potentiels et leurs familles des risques possibles s\u2019ils s\u2019engagent dans la migration irr\u00e9guli\u00e8re. Elle pr\u00e9sente aussi des alternatives \u00e0 la migration sur des routes dangereuses qui traversent des d\u00e9serts ou par la M\u00e9diterran\u00e9e, des routes  qui m\u00e8nent souvent \u00e0 la d\u00e9tention illimit\u00e9e dans des pays du Maghreb comme la Libye.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Women as Influencers\" width=\"640\" height=\"480\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/64u8fefMJPI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>MaM, qui a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 par les Pays Bas, est un projet r\u00e9gional men\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal, en Guin\u00e9e-Conakry et au Nig\u00e9ria. Il donne aux migrants qui sont retourn\u00e9s dans leur pays comme Ndiaye et Fatou Sall des formations en vid\u00e9ographie et dans l\u2019art d\u2019interviewer, \u00e0 rapporter sur la migration et sur la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats en ligne ainsi ils pourront se pr\u00e9senter volontairement  comme \u00bb journaliste citoyens \u00bb ou plut\u00f4t \u00bb messagers des migrants \u00bb. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent l\u2019OIM a form\u00e9 pr\u00e8s de 80 migrants, nomm\u00e9s Agents de Terrain B\u00e9n\u00e9voles, dans les trois pays qui participent au projet ; pr\u00e8s d\u2019un tiers des volontaires au S\u00e9n\u00e9gal sont des femmes.<\/p>\n<p><strong>Des migrants retourn\u00e9s comme conteurs d\u2019histoires<\/strong><\/p>\n<p>Ndiay\u00e9 , \u00e9tudiante en droit  est revenue du Maroc et Fatou Sall , m\u00e8re de 5 enfants a v\u00e9cu et a travaill\u00e9 comme femme de m\u00e9nage en Arabie Saoudite durant 9 ans. Ndiaye et Fatou Sall sont retourn\u00e9es au S\u00e9n\u00e9gal respectivement en 2013 et 2017. Elles ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9es r\u00e9cemment ainsi que quatre autres femmes- Maty Sarr, Aissatou Senghor et Fatou Guet Ndiaye-et quatre jeunes hommes pour devenir des messagers de migrants.<\/p>\n<p>Fatou Sall a connu neuf ann\u00e9es difficiles en Arabie Saoudite et elle est pr\u00eate \u00e0 raconter aux autres comment \u00e9tait sa vie r\u00e9ellement l\u00e0-bas. Son t\u00e9moignage sur sa vie pass\u00e9e est sinc\u00e8re et d\u00e9chirant. <\/p>\n<p>\u00ab Tout ce que je dirai vient de mon c\u0153ur puisque c\u2019est ce que j\u2019ai v\u00e9cu r\u00e9ellement  et je veux bien le partager avec les autres. Je leur dirai tout de suite de ne pas partir sans papiers r\u00e9guliers  parce que \u00e7a complique les choses.<\/p>\n<p>Elle est heureuse de faire partie de la campagne de MaM et elle est \u00ab contente de pouvoir participer \u00e0 cette formation que je mettrai \u00e0 profit pour avertir les gens du danger de voyager (irr\u00e9guli\u00e8rement) quand mon association donnera son coup d\u2019envoi. \u00bb<\/p>\n<p>Depuis son retour en 2017 elle a fond\u00e9 une association pour anciennes migrantes qui ont travaill\u00e9 en Arabie Saoudite, nomm\u00e9e \u00bbAssociation de femmes S\u00e9n\u00e9galaises qui ont v\u00e9cu en Arabie Saoudite \u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/MigrantsAsMessengers\/videos\/707358599616225\/\">https:\/\/www.facebook.com\/MigrantsAsMessengers\/videos\/707358599616225\/<\/a><\/p>\n<p><strong>Des Femmes qui ont de l\u2019influence<\/strong><\/p>\n<p>Elle raconte que m\u00eame si elle \u00e9tait pay\u00e9e 700 dollars  au lieu de 200 dollars qu\u2019elle gagnait  comme femme de m\u00e9nage dans son pays, la migration irr\u00e9guli\u00e8re na valait pas le coup. Elle avait de la chance que son employeur  voulait payer les frais de m\u00e9decin quand elle \u00e9tait malade mais cet argent \u00e9tait retir\u00e9 de son salaire.<\/p>\n<p>\u00ab Si tu veux partir \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, prenez soin d\u2019avoir des papiers en ordre et d\u2019avoir un contrat sign\u00e9 correctement et l\u00e9galis\u00e9, et achetez une assurance m\u00e9dicale. Si vous ne pouvez pas obtenir  tout \u00e7a, de gr\u00e2ce, restez chez vous et cherchez un boulot, n\u2019importe lequel. \u00bb <\/p>\n<p>Elle dit qu\u2019elle a l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une vie difficile \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et qu\u2019elle veut emp\u00eacher que d\u2019autres femmes doivent vivre la m\u00eame chose.<\/p>\n<p>\u00ab L\u00e0-bas il y a la solitude, comme m\u00e8re et comme femme ; tu penses toujours \u00e0 ta famille surtout quand tu as des d\u00e9boires. Les agences de placement \u00e0 Dakar nous ont vendues \u00e0 ces patrons arabes comme esclaves et nous devions toujours travailler, parfois 24 heures  et parfois sans \u00eatre pay\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab  Je ne veux pas retenir des personnes au S\u00e9n\u00e9gal mais s\u2019ils n\u2019ont pas les documents n\u00e9cessaires, et s\u2019ils croient trouver tout l\u00e0-bas, ils seront d\u00e9\u00e7us.<\/p>\n<p>Il y a plein de sentiments anti-noirs en Arabie Saoudite, des descentes de police dans les maisons des \u00e9trangers sont fr\u00e9quentes dit-elle.<\/p>\n<p>Ndiaye, qui est partie au Maroc avec des papiers dans l\u2019espoir de trouver un boulot dans un centre d\u2019appels raconte une histoire terrible de racisme.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai vu beaucoup d\u2019\u00edncidents  avec des coups de poignards  et des coups durs donn\u00e9s par des Marocains \u00e0 des noirs et j\u2019avais tr\u00e8s peur de sortir. Les Arabes provoquent les noirs et il les battent, ils volent leurs t\u00e9l\u00e9phones en plein jour et parfois ils les poignardent. La vie est tr\u00e8s dure en Afrique du Nord, surtout si tu n\u2019as pas de documents \u00ab explique l\u2019\u00e9tudiante en droit.<\/p>\n<p>\u00ab Cela me brise le c\u0153ur quand je vois des femmes enceintes s\u2019embarquer et s\u2019engager dans une aventure si dangereuse pour aller souffrir l\u00e0-bas. Finalement j\u2019ai compris que le retour dans ma patrie \u00e9tait la meilleure option. Les femmes, surtout les m\u00e8res devraient rester chez elles avec leurs enfants. \u00bb<\/p>\n<p>Fatou Guet, aussi revenue  de Mauritanie, a essay\u00e9 d\u2019atteindre l\u2019Espagne sur un bateau de fortune,  plaide contre  voyager irr\u00e9guli\u00e8rement en Europe. <\/p>\n<p>\u00ab Notre voyage a dur\u00e9 10 jours  mais nous avons \u00e9chou\u00e9 quelque part au large de  Mauritanie, o\u00f9 quelques personnes se sont noy\u00e9es ;  je suis devenue tr\u00e8s malade  et j\u2019ai failli mourir. Ce n\u2019est pas bien du tout. \u00bb raconte-t-elle \u00e0 IPS ,\u00e9motionn\u00e9e.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.facebook.com\/MigrantsAsMessengers\/videos\/217535472195014\/\">https:\/\/www.facebook.com\/MigrantsAsMessengers\/videos\/217535472195014\/<\/a><\/p>\n<p><strong>La performance de la campagne<\/strong><\/p>\n<p>Mais les exp\u00e9riences de ces femmes et autres qui ont essay\u00e9 de migrer de fa\u00e7on irr\u00e9guli\u00e8re ne sont pas rest\u00e9es inaper\u00e7us.<\/p>\n<p>A ce jour, le OIM a pr\u00e8s de 23.000 suiveurs sur leur MaM page facebook, dont 90 pour cent sont de Nig\u00e9ria, Guin\u00e9e-Conakry et S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n<p>La coll\u00e9gienne  Aminata Fall (23 ans), qui a suivi la campagne MaM sur facebook la trouve \u00ab g\u00e9niale \u00bb.<\/p>\n<p> \u00ab C\u2019est une campagne \u00e9motionnelle o\u00f9 sont racont\u00e9es des histoires choquantes par des gens braves et courageux. Tu dois \u00eatre fou si tu veux encore voyager irr\u00e9guli\u00e8rement vers l\u2019Afrique du Nord apr\u00e8s avoir vu ces vid\u00e9os.  Oui, c\u2019est vraiment l\u2019enfer sur terre l\u00e0-bas. \u00bbdit Fall \u00e0 IPS.<\/p>\n<p>Le responsable du digital, Marshall Patzana explique \u00e0 IPS qu\u2019ils mettent chaque jour de nouveaux vid\u00e9os pour \u00ab combler l\u2019espace en ligne avec des t\u00e9moignages de premi\u00e8re main de voyages comme contre-offensive pour les histoires que les passeurs r\u00e9pandent en ligne.\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab D\u2019habitude nos vid\u00e9os durent entre 30 secondes et une minute et la semaine derni\u00e8re les vid\u00e9os sur la page ont \u00e9t\u00e9 regard\u00e9es durant 30.590 minutes au total. Notre contenu a atteint plus de 550.000 personnes en ligne depuis la cr\u00e9ation de la page facebook en juin \u00bb dit-il.<\/p>\n<p>Patzana dit que la page facebook cr\u00e9e une rage pour les rapatri\u00e9s qui interagissent et partagent des id\u00e9es pratiques pour tendre la main vers leurs communaut\u00e9s et plaider pour une migration r\u00e9guli\u00e8re.<\/p>\n<p>Les histoires produites par les migrants qui sont retourn\u00e9s sont t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es ici et on cr\u00e9e ainsi une librairie en ligne avec les t\u00e9moignages pour quiconque  veut apprendre plus sur le voyage.<\/p>\n<p>\u00ab Il ya aussi un groupe ferm\u00e9 o\u00f9 les migrants retourn\u00e9s de diff\u00e9rents pays partagent leurs histoires personnelles se soutiennent et s\u2019entendent mutuellement. \u00bb explique Patzana.<\/p>\n<p>L\u2019OIM a l\u2019 intention de prolonger le projet jusqu\u2019en 2019 et veut l\u2019\u00e9tendre avec trois ou quatre pays de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n<p>Les femmes ont l\u2019intention d\u2019atteindre encore plus de gens et pendant qu\u2019elles se partagent actuellement leurs histoires, elles ont de l\u2019espoir et font des projets pour le futur.<\/p>\n<p>Fatou Sall esp\u00e8re que son association, qui est situ\u00e9e \u00e0 Rufisque recevra plus de financement et donnera bient\u00f4t le coup d\u2019envoi avec des activit\u00e9s.<\/p>\n<p>Ndiaye pense que sa vie n\u2019aurait pas progress\u00e9 tel qu\u2019elle a fait si elle n\u2019\u00e9tait pas revenue chez elle. L\u2019\u00e9tudiante de ma\u00eetrise pr\u00eatera serment bient\u00f4t. \u00bb Cinq ans plus tard, me voici, je suis sur le point de terminer ma ma\u00eetrise en droit. L\u2019ann\u00e9e prochaine j\u2019aurai fini, ce qui aurait \u00e9t\u00e9 impossible si je serais rest\u00e9e au Maroc, dans l\u2019attente d\u2019un emploi. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dakar, le 11 octobre 2018 (IPS) &#8211; Khoudia Ndiay\u00e9 et Ndeye Fatou Sall installent un smartphone sur un tr\u00e9pied et se mettent \u00e0 enregistrer sur vid\u00e9o une interview avec Daro Thiam, \u00e0 Hann Bel-Air, un quartier de Dakar, capitale du&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2018\/10\/11\/au-senegal-des-migrants-retournes-deviennent-des-conteurs-dhistoires\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":980,"featured_media":7170,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,10,1,3],"tags":[],"class_list":["post-7171","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique","category-developpement","category-droits-humains","category-headlines","category-population-refugies"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7171","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/980"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7171"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7171\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7178,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7171\/revisions\/7178"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7170"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7171"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7171"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7171"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}