{"id":6984,"date":"2014-06-12T13:40:01","date_gmt":"2014-06-12T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2014\/06\/12\/zimbabwe-le-shona-une-langue-locale-du-pays-a-pris-une-forme-artistique\/"},"modified":"2014-06-12T13:40:01","modified_gmt":"2014-06-12T13:40:01","slug":"zimbabwe-le-shona-une-langue-locale-du-pays-a-pris-une-forme-artistique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2014\/06\/12\/zimbabwe-le-shona-une-langue-locale-du-pays-a-pris-une-forme-artistique\/","title":{"rendered":"ZIMBABWE: Le Shona, une langue locale du pays, a pris une forme artistique"},"content":{"rendered":"<p>HARARE, 12 juin (IPS) &#8211; &#8220;Ndipei sand dzangu&#8221;, (donnez-moi mes marteaux), chante l\u2019artiste zimbabw\u00e9en Winky D. Il se peut qu\u2019il chante en Shona, la langue locale parl\u00e9e par environ 80 pour cent des Zimbabw\u00e9ens, mais son Shona est diff\u00e9rent. C&#39;est le Shona de la rue. Traduit librement, ce qu&#39;il veut dire vraiment, c&#39;est que toute personne est exceptionnellement bonne dans ce qu&#39;elle fait et doit \u00eatre donc reconnue pour cela.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>La langue locale de ce pays d&#39;Afrique australe, le Shona, a pris une forme artistique qui a vu sa transformation.<\/p>\n<p> Le Shona a ses origines dans les langues bantoues et est \u00e0 la fois une langue \u00e9crite et parl\u00e9e avec des dialectes qui comprennent le Zezuru, le Korekore, le Ndau et le Manyika.<\/p>\n<p> L&#39;\u00e9volution du Shona en tant que langue de la rue au Zimbabwe est devenue synonyme de &#39;Urban Grooves&#39;, un genre de musique zimbabw\u00e9enne qui est devenu populaire quand ce pays a introduit une politique qui a contraint toutes les stations de radiodiffusion \u00e0 faire la diffusion de 75 pour cent de mati\u00e8res produites localement.<\/p>\n<p> &#8220;Notre langue, le Shona, a maintenant \u00e9volu\u00e9, nous sommes \u00e0 un niveau diff\u00e9rent&#8221;, d\u00e9clare \u00e0 IPS, Tazvitya Kaseke, \u00e0 Harare, la capitale du Zimbabwe, pendant qu\u2019il d\u00e9crit l&#39;\u00e9volution du Shona en une forme d&#39;art.<\/p>\n<p> Bien que &#39;Urban Grooves&#39; soit une forme de musique qui a des fans pour la plupart jeunes, les termes d\u00e9riv\u00e9s \u00e0 partir de ce genre ne sont pas propres \u00e0 la jeunesse. Des gens plus \u00e2g\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement connus pour l\u2019utilisation de ces termes.<\/p>\n<p> L&#39;expression actuelle &#8220;wotoshaya kuti zviri kufamba seyi&#8221; (ne sais pas pourquoi les choses se passent ainsi), qui est devenue populaire \u00e0 Harare, est un exemple. On croit que cette expression a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par Richard Matimba, un com\u00e9dien local.<\/p>\n<p> Stanley Maniste, un jeune bas\u00e9 \u00e0 Chitungwiza, une ville satellite au sud d\u2019Harare, affirme que le langage de la rue dans la r\u00e9gion peut avoir \u00e9t\u00e9 rendu plus populaire par &#39;Urban Grooves&#39; mais qu\u2019il est en r\u00e9alit\u00e9 n\u00e9 dans les rues.<\/p>\n<p> &#8220;La musique est simplement un v\u00e9hicule qui rend les affaires actuelles de la rue plus populaires. Le langage de la rue est en r\u00e9alit\u00e9 n\u00e9 dans les rues des communes comme Chitungwiza et Mbare&#8221;, indique Maniste \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> McDonald Nyathi, un artiste en herbe \u00e9galement bas\u00e9 \u00e0 Chitungwiza, attribue l&#39;\u00e9volution du Shona \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 elle-m\u00eame et ajoute que la musique et les m\u00e9dias cr\u00e9ent une plateforme pour la diffusion des points de vue de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p> &#8220;Je crois que c&#39;est vice versa. La soci\u00e9t\u00e9 cr\u00e9e puis les artistes et les m\u00e9dias diffusent la cr\u00e9ation de la soci\u00e9t\u00e9. Mais parfois les artistes aussi cr\u00e9ent et cela devient ensuite populaire dans les rues&#8221;, d\u00e9clare Nyathi \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> Lloyd Goredema, un producteur de musique, lie l&#39;augmentation des mots et expressions familiers \u00e0 la crise \u00e9conomique au Zimbabwe.<\/p>\n<p> &#8220;Quand l&#39;\u00e9conomie a atteint son niveau le plus bas, les gens \u00e9taient oblig\u00e9s de trouver des moyens pour maintenir leurs moyens de subsistance. Cela a provoqu\u00e9 une augmentation du nombre d&#39;artistes, populairement appel\u00e9s &#39;Urban Groovers&#39;&#8221;, explique-t-il \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> &#8220;C&#39;est aussi un r\u00e9sultat de la politique de 75 pour cent de contenu local du gouvernement, qui a \u00e9t\u00e9 introduite en 2002. Le pays n&#39;avait pas d&#39;argent pour importer de la musique produite par des artistes internationaux, d&#39;o\u00f9 les ondes ont \u00e9t\u00e9 inond\u00e9es par de la musique qui a montr\u00e9 la vie de la rue et des communes au Zimbabwe&#8221;, d\u00e9clare Goredema.<\/p>\n<p> Nyathi affirme que le langage de la rue peut ne pas avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9vident avant 2002, mais il existait avant ce temps.<\/p>\n<p> &#8220;Maintenant que les canaux sont ouverts, il appara\u00eet comme si le langage de la rue a subitement augment\u00e9&#8221;, affirme Nyathi.<\/p>\n<p> Le langage de la rue est aussi couramment d\u00e9riv\u00e9 d&#39;autres sources comme le nombre sans cesse croissant de racoleurs (commun\u00e9ment appel\u00e9s mahwindi) qui travaillent autour des stations de taxis dans les grandes villes du Zimbabwe.<\/p>\n<p> Les entreprises qui font la publicit\u00e9 en utilisant la presse \u00e9crite et les m\u00e9dias de radiodiffusion ont \u00e9galement ajout\u00e9 au battage publicitaire. Un terme familier &#8220;zva zvinhu&#8221; (ces choses sont devenues bonnes) a \u00e9t\u00e9 rendu populaire par la publicit\u00e9 d\u2019un pain.<\/p>\n<p> Une \u00e9tude intitul\u00e9e &#8220;Quoi de neuf dans le jargon du Shona de la rue?&#8221; men\u00e9e par Shumirai Nyota et Rugare Mareva, montre que le langage de la rue au Zimbabwe existe \u00e0 cause d&#39;un certain nombre de facteurs.<\/p>\n<p> &#8220;Le Shona jargon est compos\u00e9 de mots ou d\u2019expressions tr\u00e8s informels qui ont \u00e9t\u00e9 invent\u00e9s ou form\u00e9s en m\u00e9langeant les langues. Les gens qui parlent le Shona jargon l\u2019utilisent dans leurs discussions informelles sur n&#39;importe quel sujet, en particulier sur les questions d&#39;actualit\u00e9 au Zimbabwe, comme la politique, les probl\u00e8mes socio-\u00e9conomiques et le VIH. Les v\u00e9hicules ou les canaux utilis\u00e9s pour transmettre le jargon de la rue comprennent les e-mails, les messages textes par cellulaire, les forums de discussion en Shona jargon et la musique de &#39;Urban Groove&#39;&#8221;, r\u00e9v\u00e8le l&#39;\u00e9tude.<\/p>\n<p> Le langage de la rue n&#39;est pas propre \u00e0 Harare ou aux grandes villes du Zimbabwe. Des jeunes et des personnes d&#39;\u00e2ge moyen dans les zones rurales du Zimbabwe utilisent \u00e9galement le m\u00eame genre de langage de la rue.<\/p>\n<p> &#8220;La langue commence dans les rues et les studios d&#39;enregistrement d\u2019arri\u00e8re-cour des grandes villes, en particulier Harare. Il est facile pour la langue d\u2019arriver dans les zones rurales parce que les gens voyagent r\u00e9guli\u00e8rement et \u00e0 cause de diverses technologies qui permettent \u00e0 une grande partie de la langue et aux tendances de voyager&#8221;, indique \u00e0 IPS, Tawanda Huhlu, un musicien en herbe \u00e0 Harare.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>HARARE, 12 juin (IPS) &#8211; &#8220;Ndipei sand dzangu&#8221;, (donnez-moi mes marteaux), chante l\u2019artiste zimbabw\u00e9en Winky D. Il se peut qu\u2019il chante en Shona, la langue locale parl\u00e9e par environ 80 pour cent des Zimbabw\u00e9ens, mais son Shona est diff\u00e9rent. 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