{"id":6753,"date":"2013-08-10T13:40:01","date_gmt":"2013-08-10T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/08\/10\/afrique-de-louest-menace-de-famine-autour-du-bassin-de-la-volta\/"},"modified":"2013-08-10T13:40:01","modified_gmt":"2013-08-10T13:40:01","slug":"afrique-de-louest-menace-de-famine-autour-du-bassin-de-la-volta","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/08\/10\/afrique-de-louest-menace-de-famine-autour-du-bassin-de-la-volta\/","title":{"rendered":"AFRIQUE DE L\u2019OUEST: Menace de famine autour du Bassin de la Volta"},"content":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 10 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Des organisations de gestion des eaux du Bassin de la Volta appellent \u00e0 des mesures urgentes pour arr\u00eater la d\u00e9gradation continue des sols, de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me autour du Bassin de la Volta qui nourrit plusieurs millions de personnes en Afrique de l\u2019ouest.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>&#8220;Les gens doivent respecter les normes, accepter certaines pratiques culturales, par exemple, laisser une marge d\u2019environ 500 m\u00e8tres afin que la terre ne parte pas dans la rivi\u00e8re ou les barrages quand il pleut&#8221;, d\u00e9clare Jacob Tumbulto, le directeur de l\u2019observatoire au sein de l\u2019Autorit\u00e9 du Bassin de la Volta (ABV) bas\u00e9 \u00e0 Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.  &#8220;Les producteurs ne doivent pas couper les arbres, ne doivent pas pratiquer la culture de br\u00fblis. Il y a des normes \u00e0 respecter dans l\u2019utilisation des engrais et pesticides qui affectent les esp\u00e8ces comme les poissons, et l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me&#8221;, explique-t-il \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> La baisse de la quantit\u00e9 de poissons se situe autour de 40 pour cent et te taux d\u2019envasement des cours d\u2019eau, tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, se manifeste par une r\u00e9duction de la quantit\u00e9 d\u2019eau dans les sous-bassins de 30 \u00e0 40 pour cent, due au manque de pluies et aux mauvaises pratiques culturales, indique Tumbulto.<\/p>\n<p> Quelque 23 millions de personnes \u2013 dont la moiti\u00e9 vit au Burkina Faso &#8211; vivent des ressources du bassin du fleuve Volta au Mali, au B\u00e9nin, en C\u00f4te d\u2019Ivoire, au Ghana, et au Togo.<\/p>\n<p> &#8220;Le bassin est vraiment menac\u00e9 et l\u2019un des probl\u00e8mes auxquels on assiste, est l\u2019envasement des cours d\u2019eau, des barrages, et des bas-fonds&#8221;, ajoute Tumbulto, r\u00e9sign\u00e9.  Selon l\u2019ABV, les p\u00e9nuries alimentaires vont entra\u00eener le d\u00e9placement de dizaines de milliers d\u2019habitants de l\u2019Afrique de l\u2019ouest si des actions urgentes ne sont pas prises pour freiner la d\u00e9gradation de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me dans la r\u00e9gion du bassin dans les 15 ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n<p> L\u2019\u00e9rosion et la d\u00e9forestation vont entra\u00eener une baisse de 40 pour cent des r\u00e9coltes, pr\u00e9dit en outre l\u2019AVB, indiquant que 80 pour cent de la v\u00e9g\u00e9tation est d\u00e9truite chaque ann\u00e9e par le feu avant chaque saison agricole.  Le taux de croissance d\u00e9mographique dans les pays autour du bassin, qui est de trois pour cent ou plus, est aussi consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des menaces sur l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me du Bassin de la Volta. Dans la partie du bassin couvrant le Burkina, ce taux atteint les 3,24 pour cent.<\/p>\n<p> Au Burkina, l\u2019Agence de l\u2019eau du Nakamb\u00e9 (AEN), du nom du bassin versant national ou (Volta blanche), qui fait partie du Bassin international de la Volta, constate une augmentation des besoins en eau, et une occupation importante des cours et retenues d\u2019eau pour des activit\u00e9s mara\u00eech\u00e8res et le d\u00e9veloppement d\u2019activit\u00e9s mini\u00e8res.<\/p>\n<p> Les cultures mara\u00eech\u00e8res sont notamment la tomate, la salade, les carottes, alors que l\u2019activit\u00e9 mini\u00e8re concerne principalement l&#39;orpaillage qui y est tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9 avec la recherche de l&#39;or.<\/p>\n<p> &#8220;L\u2019\u00e9tat des lieux effectu\u00e9 en 2010 sur l\u2019espace de gestion du Nakamb\u00e9, situe le taux d\u2019utilisation de l\u2019ordre de 95,4 pour cent des ressources en eau disponible; une situation qui entra\u00eene un stress hydrique \u00e9lev\u00e9&#8221;, explique Diby Millogo, le directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019AEN.<\/p>\n<p> Millogo, signale par ailleurs des migrations internes vers les p\u00f4les de disponibilit\u00e9 en eau que sont les barrages et les tron\u00e7ons du cours d\u2019eau.<\/p>\n<p> En avril dernier, le minist\u00e8re de l\u2019Eau du Burkina a d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9guerpir une population d\u2019environ 5.000 personnes install\u00e9es anarchiquement autour du barrage de Ziga charg\u00e9 d\u2019approvisionner en eau potable la ville de Ouagadougou et alentours. Ces personnes qui pratiquaient le mara\u00eechage jusque dans le lit du barrage construit sur le Nakamb\u00e9, mena\u00e7aient s\u00e9rieusement l\u2019ouvrage victime d\u2019ensablement et de pollution, selon Millogo.<\/p>\n<p> Pour sauvegarder le barrage qui approvisionne en eau potable plus de trois millions de personnes, l\u2019AEN a \u00e9galement d\u00e9cid\u00e9 de construire un cordon pierreux, et planter des arbres, autour des berges du barrage et du bassin.<\/p>\n<p> &#8220;Le protocole d\u2019accord entre les acteurs est en train d\u2019\u00eatre r\u00e9activ\u00e9 pour policer les activit\u00e9s autour des berges&#8221;, annonce Millogo. Il regrette cependant la mise en veilleuse du protocole qui impliquait les populations riveraines dans la gestion int\u00e9gr\u00e9e des ressources du bassin.<\/p>\n<p> En dehors de l\u2019agriculture, d\u2019autres activit\u00e9s \u00e9conomiques comme l\u2019\u00e9levage, les mines, l\u2019artisanat, la foresterie, la p\u00eache, l\u2019h\u00f4tellerie, sont men\u00e9es autour du bassin de Nakamb\u00e9, indique Millogo.<\/p>\n<p> &#8220;Il faut informer et sensibiliser les communaut\u00e9s sur les enjeux et les risques sur le bassin en s\u2019appuyant sur des chiffres et anecdotes qui peuvent toucher leur sensibilit\u00e9 et leur faire changer de comportement&#8221;, pr\u00e9conise Lucien Damiba, charg\u00e9 de programme \u00e0 l\u2019ONG Wateraid.<\/p>\n<p> &#8220;Il faut faire des propositions d\u2019alternatives pour subvenir aux besoins des producteurs&#8221;, ajoute Damiba.<\/p>\n<p> L\u2019ABV qui comprend une composante visant \u00e0 impliquer les acteurs locaux dans la gestion de l\u2019environnement, a recens\u00e9 20 organisations non gouvernementales qui travaillent dans les pays du bassin. Leurs membres seront form\u00e9s pour diss\u00e9miner, \u00e0 leur tour, des informations dans les zones d\u2019intervention pour s\u2019assurer des bonnes pratiques autour du Bassin de la Volta, indique Tumbulto.  Seydou Tiendr\u00e9b\u00e9ogo, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#39;Union des groupements de gestion du barrage de Ziga, d\u00e9clare \u00e0 IPS: &#8220;Au d\u00e9but, nous avions les moyens de surveiller les activit\u00e9s autour du barrage, ensuite on ne nous donnait plus rien pendant deux ans&#8221;.  Il ajoute: &#8220;Mais nous avons continu\u00e9 de surveiller jusqu&#39;\u00e0 \u00e9puiser nos ressources car nous, les producteurs, savions que la terre avait commenc\u00e9 \u00e0 entra\u00eener la r\u00e9duction du niveau de l&#39;eau \u00e0 certains endroits du barrage&#8221;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>OUAGADOUGOU, 10 ao\u00fbt (IPS) &#8211; Des organisations de gestion des eaux du Bassin de la Volta appellent \u00e0 des mesures urgentes pour arr\u00eater la d\u00e9gradation continue des sols, de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me autour du Bassin de la Volta qui nourrit plusieurs millions&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/08\/10\/afrique-de-louest-menace-de-famine-autour-du-bassin-de-la-volta\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,37,11,6,12,1,3,29],"tags":[],"class_list":["post-6753","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-environnement","category-headlines","category-population-refugies","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6753","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6753"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6753\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6753"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6753"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6753"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}