{"id":6448,"date":"2013-02-06T13:40:01","date_gmt":"2013-02-06T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/02\/06\/rd-congo-developper-lhorticulture-urbaine-pour-ameliorer-la-nutrition\/"},"modified":"2013-02-06T13:40:01","modified_gmt":"2013-02-06T13:40:01","slug":"rd-congo-developper-lhorticulture-urbaine-pour-ameliorer-la-nutrition","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/02\/06\/rd-congo-developper-lhorticulture-urbaine-pour-ameliorer-la-nutrition\/","title":{"rendered":"RD CONGO: D\u00e9velopper l\u2019horticulture urbaine pour am\u00e9liorer la nutrition"},"content":{"rendered":"<p>KINSHASA, 6 f\u00e9v (IPS) &#8211; Une cinquantaine de producteurs, membres de l\u2019Association agro-pastorale et piscicole de la N\u2019sele (APPN), font des cultures mara\u00eech\u00e8res depuis 2006 sur 20 hectares le long de la rivi\u00e8re N\u2019djili, \u00e0 Kinshasa, la capitale de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC). <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Dans les quartiers Pasa et Bibwa, de la p\u00e9riph\u00e9rie de Kinshasa, IPS a visit\u00e9 fin-janvier le p\u00e9rim\u00e8tre mara\u00eecher de l\u2019APPN, dont une partie leur a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e par la Fondation Olangi Wosho, responsable de l\u2019\u00e9glise \u00abCombat spirituel\u00bb. Les mara\u00eechers y ont creus\u00e9 trois puits en 2009, pour avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau destin\u00e9e \u00e0 l\u2019arrosage.  \u00abA N\u2019djili-Brasserie, un autre site exploit\u00e9 par l\u2019APPN, nous produisons des tomates, des ciboulettes, des poivrons, du chou, des aubergines, des amarantes, des \u00e9pinards et des feuilles de manioc\u00bb, d\u00e9clare Kokolo Mami, ing\u00e9nieur agrov\u00e9t\u00e9rinaire et pr\u00e9sident de l\u2019APPN.  Selon Mami, ils avaient produit 11 tonnes de tomates en 2011 sur tous les trois sites &#8211; Pas-Bibwa et N\u2019djili-Brasserie \u2013 contre neuf tonnes en 2010 et sept tonnes en 2009. Mais en 2012, la production de tomates \u00e9tait tomb\u00e9e \u00e0 huit tonnes. Ils avaient produit aussi en 2011 sept tonnes d\u2019amarantes, 12 tonnes de feuilles de manioc, quatre tonnes d\u2019\u00e9pinard, deux tonnes d\u2019aubergines et trois tonnes de safou.  Selon Evelyne Mokango, une technicienne agricole, les membres de l\u2019APPN cherchent \u00e0 intensifier la production des l\u00e9gumes pour promouvoir leur valeur nutritionnelle. \u00abLes gens consomment plus de produits congel\u00e9s sans les l\u00e9gumes qui sont pourtant recommand\u00e9s par l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 et l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture\u00bb, affirme-t-elle \u00e0 IPS.  Mais, les mara\u00eechers \u00e9vitent d\u2019utiliser des engrais organiques ou de d\u00e9velopper une technique moderne pour accro\u00eetre leur production. \u00abIls utilisent les d\u00e9chets de riz d\u00e9cortiqu\u00e9 comme fertilisant. Cela donne des r\u00e9sultats satisfaisants dont sept tonnes d\u2019amarantes, quatre tonnes d\u2019\u00e9pinards, deux tonnes d\u2019aubergines et une tonne de poivron par trimestre depuis 2010 sur le site de N\u2019djili-Brasserie\u00bb, indique-t-elle.  \u00abNous n\u2019\u00e9tions pas habitu\u00e9s \u00e0 consommer des l\u00e9gumes ni des fruits\u00bb, admet Lucie Mosampo, une vendeuse de vivres frais au march\u00e9 Gambela, \u00e0 Kinshasa. Elle reconna\u00eet que les conseils des agents de services de sant\u00e9 ont \u00e9norm\u00e9ment aid\u00e9 \u00e0 changer leurs habitudes alimentaires.  Gilbert Mayala, nutritionniste et propri\u00e9taire d\u2019un restaurant au centre-ville de Kinshasa, rapporte que la plupart de ses clients exigent toujours un plat accompagn\u00e9 de l\u00e9gumes. \u00abJe profite du petit temps qu\u2019ils passent avec moi pour leur parler de l\u2019apport de tout ce qui pousse sur le sol et sur les arbres, notamment les l\u00e9gumes, pour la sant\u00e9 de l\u2019Homme\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p> Pamphile Engbolu, un consommateur de produits horticoles, affirme \u00e0 IPS: \u00abNous connaissons bien la provenance de ces produits par leur \u00e9tat. Les l\u00e9gumes qui pr\u00e9sentent du sable sont sans danger car ils sont cultiv\u00e9s dans de vastes espaces de la p\u00e9riph\u00e9rie de Kinshasa\u00bb.  \u00abIl est important d\u2019\u00e9viter de consommer toujours des produits congel\u00e9s si vous voulez vivre longtemps\u00bb, conseille Dr Samuel Esala, orthop\u00e9diste \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Kintambo, \u00e0 une femme souffrant de rhumatisme.  De son c\u00f4t\u00e9, Dr N\u2019Kuli Itombo, un m\u00e9decin gyn\u00e9cologue dans le m\u00eame centre m\u00e9dical, affirme que des cas de myomes, d\u2019hypertension, de kystes ovariens sont li\u00e9s \u00e0 la consommation r\u00e9guli\u00e8re des produits congel\u00e9s.  \u00abNos l\u00e9gumes sont sains car ils sont cultiv\u00e9s et r\u00e9colt\u00e9s naturellement\u00bb, explique Mokango, exaltant le travail des femmes mara\u00eech\u00e8res dont la production des feuilles de manioc qui a atteint 14 tonnes dans les deux derniers trimestres de 2012 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019abondance des pluies.  Elle ajoute: \u00abLe revenu r\u00e9gulier que ces femmes tirent de cette activit\u00e9 leur permet de payer les frais de scolarit\u00e9 de leurs enfants et de disposer d\u2019un compte \u00e9pargne \u00e0 la Trust Merchant Bank, une des banques de la place\u00bb.  Le message sur la consommation r\u00e9guli\u00e8re des fruits et l\u00e9gumes a eu un \u00e9cho favorable tant du c\u00f4t\u00e9 des consommateurs que de celui des mara\u00eechers qui essaient d\u2019intensifier leur production pour permettre aux m\u00e9nages de Kinshasa d\u2019am\u00e9liorer la nutrition dans leurs familles.  Eug\u00e8ne Nduaya, du Service national de l\u2019horticulture urbaine et p\u00e9riurbaine (SENAHUP), affirme que l\u2019horticulture promeut la valeur nutritionnelle de ses produits.  Maurice Kapita, un mara\u00eecher qui exploite un lopin de terre le long de la rivi\u00e8re Musthioli, dans la commune de la N\u2019sele, \u00e0 Kinshasa, d\u00e9clare percevoir 140.000 francs congolais (environ 150 dollars) par mois de la vente des feuilles de manioc. \u00abJe profite de la proximit\u00e9 de la rivi\u00e8re pour arroser les jeunes pousses et cela me permet d\u2019avoir toujours une quantit\u00e9 \u00e0 vendre, m\u00eame en p\u00e9riode de p\u00e9nurie sur le march\u00e9\u00bb, explique-t-il \u00e0 IPS.  Selon le rapport 2012 du SENAHUP, l\u2019activit\u00e9 horticole joue un r\u00f4le important dans les grandes villes congolaises. Sa contribution sera encore plus significative dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, en fonction de l\u2019expansion urbaine. L\u2019horticulture offre aux populations l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, mais aussi des moyens de subsistance.  Ce besoin est particuli\u00e8rement ressenti chez les gens qui arrivent vers la capitale, fuyant la guerre dans l\u2019est de la RDC. Venue de Goma avec ses trois enfants, Lucie Mwarabu t\u00e9moigne: \u00abMa famille et moi vivons de la vente des l\u00e9gumes cultiv\u00e9s dans la concession d&#39;un parent qui nous a offert l\u2019hospitalit\u00e9. Avec les revenus journaliers, quelque 15.000 FC (environ 15 dollars), nous assurons notre existence\u00bb. Selon elle, cette activit\u00e9 leur a permis de quitter le camp des r\u00e9fugi\u00e9s pour vivre \u00e0 Bibwa, pr\u00e8s de Kinshasa.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KINSHASA, 6 f\u00e9v (IPS) &#8211; Une cinquantaine de producteurs, membres de l\u2019Association agro-pastorale et piscicole de la N\u2019sele (APPN), font des cultures mara\u00eech\u00e8res depuis 2006 sur 20 hectares le long de la rivi\u00e8re N\u2019djili, \u00e0 Kinshasa, la capitale de la&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2013\/02\/06\/rd-congo-developper-lhorticulture-urbaine-pour-ameliorer-la-nutrition\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":872,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[31,5,37,38,11,6,1,39,30],"tags":[],"class_list":["post-6448","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-africa-centrale","category-afrique","category-afrique-cultiver-le-futur","category-commerce-et-pauvrete","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-jeunes-agriculteurs","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6448","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/872"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6448"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6448\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6448"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6448"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6448"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}