{"id":5630,"date":"2011-07-08T13:40:01","date_gmt":"2011-07-08T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/07\/08\/sante-ouganda-quand-les-femmes-ne-trouvent-pas-les-contraceptifs-requis\/"},"modified":"2011-07-08T13:40:01","modified_gmt":"2011-07-08T13:40:01","slug":"sante-ouganda-quand-les-femmes-ne-trouvent-pas-les-contraceptifs-requis","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/07\/08\/sante-ouganda-quand-les-femmes-ne-trouvent-pas-les-contraceptifs-requis\/","title":{"rendered":"SANTE-OUGANDA: Quand les femmes ne trouvent pas les contraceptifs requis"},"content":{"rendered":"<p>MBARARA, Ouganda, 8 juil (IPS) &#8211; Lorsque l&#39;injection contraceptive mensuelle que Bernadette Asiimwe, une m\u00e8re de quatre enfants, recevait des centres de sant\u00e9 publics, dans l&#39;ouest de l&#39;Ouganda, \u00e9tait en rupture de stock pendant des semaines, elle \u00e9tait tomb\u00e9e enceinte de son cinqui\u00e8me gosse.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Au moment o\u00f9 Assiimwe a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019acheter les contraceptifs et est all\u00e9e \u00e0 &#39;Reproductive Health Uganda&#39;, une association de planning familial, elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 enceinte de quatre semaines.  Asiimwe n&#39;est pas seule, beaucoup de m\u00e8res comme elle dans l&#39;ouest de l&#39;Ouganda ont eu des grossesses non d\u00e9sir\u00e9es \u00e0 cause des p\u00e9nuries de contraceptifs g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9s dans les installations sanitaires publiques. La &#39;Depo-Provera Contraceptive Injection&#39; (Injection contraceptive Depo-Provera) est l&#39;une des plus couramment utilis\u00e9es.<\/p>\n<p> Donata Muhereza, une conseill\u00e8re \u00e0 &#39;Reproductive Health Uganda&#39;, \u00e0 Mbarara, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que l&#39;injection contraceptive mensuelle qu\u2019Assiimwe recevait est r\u00e9pandue parce que les femmes rurales la trouvent plus facile \u00e0 utiliser par rapport aux pilules. Les femmes l\u2019ont \u00e9galement pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e, a affirm\u00e9 Muhereza, parce qu&#39;elles pouvaient prendre le contraceptif \u00e0 l&#39;insu de leurs maris. Mais cette injection est rarement disponible dans les installations sanitaires publiques.<\/p>\n<p> &#8220;Des m\u00e8res viennent ici tard lorsqu\u2019elles n\u2019ont pas pu trouver leurs injections dans les h\u00f4pitaux publics. Quand nous leur faisons le test, nous constatons qu&#39;elles sont enceintes. Nous ne pouvons pas les mettre sous une contraception. Alors, nous leur donnons des conseils et les laissons rentrer \u00e0 la maison&#8221;.<\/p>\n<p> Elle dit que c&#39;est un probl\u00e8me courant qui se produit g\u00e9n\u00e9ralement lorsque les centres de sant\u00e9 publics manquent de ces deux injections contraceptives les plus utilis\u00e9es. Muhereza a ajout\u00e9 que des femmes sont soumises \u00e0 la violence de la part de leurs maris lorsqu\u2019elles tombent involontairement enceintes.<\/p>\n<p> &#8220;Il arrive que le mari savait que sa femme \u00e9tait sous un contraceptif, mais vous constatez que les maris deviennent hostiles (quand ils d\u00e9couvrent que leurs \u00e9pouses sont tomb\u00e9es enceintes). Parfois, ils maltraitent leurs femmes. A long terme, quand une m\u00e8re n&#39;est pas bien conseill\u00e9e, elle a alors recours aux avortements clandestins&#8221;, a expliqu\u00e9 Muhereza.<\/p>\n<p> Elle indique que les grossesses non d\u00e9sir\u00e9es et les avortements \u00e0 Mbrarara sont fr\u00e9quents et que des amateurs effectuent la plupart des avortements. Environ 297.000 avortements sont pratiqu\u00e9s en Ouganda parce que la plupart des grossesses sont non d\u00e9sir\u00e9es, selon une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e en 2005 par l&#39;Institut Guttmaacher entre 2003 et 2005.<\/p>\n<p> Un agent de sant\u00e9 au Centre de sant\u00e9 de Kakooba, qui a requis l\u2019anonymat, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que le centre n&#39;a pas re\u00e7u les trois types de contraceptifs couramment utilis\u00e9s pendant environ deux mois.<\/p>\n<p> &#8220;Nous sommes \u00e9galement dans un dilemme. Nous voulons aider les femmes parce que nous savons les dangers risqu\u00e9s lorsqu\u2019elles ne prennent pas les pilules comme requis&#8221;, a-t-elle soulign\u00e9.<\/p>\n<p> &#8220;Nous leur donnons plut\u00f4t des pr\u00e9servatifs en leur conseillant de convaincre leurs maris d\u2019utiliser cette protection jusqu&#39;\u00e0 ce que nous reconstituions les stocks. Mais certaines femmes sont incapables de convaincre leurs maris (d\u2019utiliser des pr\u00e9servatifs), alors elles tombent enceintes&#8221;, a-t-elle ajout\u00e9.<\/p>\n<p> Amoti Kaguna, directeur provincial de la sant\u00e9 \u00e0 &#39;Mbarara District Administration&#39; (Administration du district de Mbarara), a d\u00e9clar\u00e9 que les p\u00e9nuries n\u2019\u00e9taient pas r\u00e9pandues dans le district. &#8220;Nous sommes conscients du probl\u00e8me, mais il ne touche pas tous les contraceptifs. Nos conseillers sugg\u00e8rent d&#39;autres types de contraceptifs jusqu&#39;\u00e0 ce que nous reconstituions les stocks&#8221;.<\/p>\n<p> Toutefois, les agents de planning familial ont expliqu\u00e9 que ce ne sont pas toutes les formes de contraceptifs qui conviennent \u00e0 tout le monde. Par exemple, les pilules ne sont pas appropri\u00e9es pour les femmes rurales parce qu\u2019elles doivent \u00eatre prises quotidiennement. La plupart des femmes rurales pr\u00e9f\u00e8rent prendre une injection contraceptive mensuelle.  Theresa Wagama, une infirmi\u00e8re en chef dans le district de Bushenyi voisin, a confi\u00e9 \u00e0 IPS que la situation l\u00e0-bas n&#39;\u00e9tait pas diff\u00e9rente de celle de Mbarara. &#8220;Nous avons chance que certains centres de sant\u00e9 ont les [contraceptifs] injectables en stock, mais certains n&#39;en ont pas; il est alors conseill\u00e9 aux m\u00e8res d&#39;aller dans les autres centres de sant\u00e9 o\u00f9 le contraceptif est en stock&#8221;.<\/p>\n<p> Elle a expliqu\u00e9 que la persistance des p\u00e9nuries de contraceptifs \u00e9tait frustrante pour les maris qui ont soutenu leurs \u00e9pouses dans le planning familial.<\/p>\n<p> &#8220;Certains hommes ont commenc\u00e9 \u00e0 soutenir leurs \u00e9pouses dans le planning familial. Mais quand ils viennent et ne trouvent pas leur contraceptif pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 (disponible), ils sont frustr\u00e9s et vous ne verrez plus jamais ces maris revenir ici&#8221;, a affirm\u00e9 Wagama.<\/p>\n<p> Eliab Tayebwa, le directeur de la sant\u00e9 de la reproduction et du VIH\/SIDA dans le district de Bushenyi, a expliqu\u00e9 que le district a connu des p\u00e9nuries de contraceptifs lorsqu\u2019il y avait un retard de livraison de la part des &#39;National Medical Stores&#39; (Magasins nationaux de distribution de m\u00e9dicaments).<\/p>\n<p> &#8220;Les contraceptifs viennent dans des kits de m\u00e9dicaments comme d\u2019autres produits. Ainsi, lorsque les kits n&#39;ont pas \u00e9t\u00e9 livr\u00e9s, alors vous n&#39;aurez pas de contraceptifs et d\u2019autres m\u00e9dicaments&#8221;, a-t-il indiqu\u00e9.<\/p>\n<p> L&#39;acc\u00e8s et l&#39;utilisation du planning familial en Ouganda ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme l&#39;un des facteurs dans la r\u00e9alisation des Objectifs du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement (OMD) des Nations Unies d\u2019ici \u00e0 2015, mais les progr\u00e8s dans ces deux domaines ont \u00e9t\u00e9 lents.<\/p>\n<p> L&#39;Enqu\u00eate d\u00e9mographique et de sant\u00e9 de 2006 en Ouganda a montr\u00e9 que 41 pour cent des femmes dans le pays avaient besoin de contraception, mais ne pouvaient pas l&#39;obtenir.<\/p>\n<p> Dr Moses Muwonge, un expert en sant\u00e9 de la reproduction, a d\u00e9clar\u00e9 que le gouvernement n&#39;\u00e9tait pas engag\u00e9 pour les initiatives de planning familial, ce qui a conduit aux p\u00e9nuries de contraceptifs. Muwonge a indiqu\u00e9 que seulement 600.000 dollars ont \u00e9t\u00e9 allou\u00e9s \u00e0 l\u2019achat des contraceptifs au cours de l\u2019exercice financier 2010-2011.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>MBARARA, Ouganda, 8 juil (IPS) &#8211; Lorsque l&#39;injection contraceptive mensuelle que Bernadette Asiimwe, une m\u00e8re de quatre enfants, recevait des centres de sant\u00e9 publics, dans l&#39;ouest de l&#39;Ouganda, \u00e9tait en rupture de stock pendant des semaines, elle \u00e9tait tomb\u00e9e enceinte&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2011\/07\/08\/sante-ouganda-quand-les-femmes-ne-trouvent-pas-les-contraceptifs-requis\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":616,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,1,4,30],"tags":[],"class_list":["post-5630","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-headlines","category-sante","category-special-culture-religion-et-genre"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5630","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/616"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5630"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5630\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5630"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5630"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5630"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}