{"id":5246,"date":"2010-11-10T13:40:01","date_gmt":"2010-11-10T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/11\/10\/developpement-une-nouvelle-politique-pour-le-bien-etre-des-familles-affamees\/"},"modified":"2010-11-10T13:40:01","modified_gmt":"2010-11-10T13:40:01","slug":"developpement-une-nouvelle-politique-pour-le-bien-etre-des-familles-affamees","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/11\/10\/developpement-une-nouvelle-politique-pour-le-bien-etre-des-familles-affamees\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT: Une nouvelle politique pour le bien-\u00eatre des familles affam\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p>LILONGWE, 10 nov (IPS) &#8211; Pour Tereza Chatsilizika, s\u00e9ropositive, la subvention mensuelle de 10 dollars qu\u2019elle re\u00e7oit signifie qu\u2019elle peut scolariser ses filles handicap\u00e9es et mettre la nourriture sur la table.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Chatsilizika a perdu son mari en 2000 \u00e0 cause d\u2019une maladie li\u00e9e au VIH, et n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pist\u00e9e s\u00e9ropositive que quelques ann\u00e9es plus tard. Depuis ce temps, elle se bat pour s\u2019occuper de ses deux filles, Aida, 14 ans, et Eneless, 12 ans. Les deux filles sont soup\u00e7onn\u00e9es d\u2019avoir contract\u00e9 la poliomy\u00e9lite et ne peuvent pas donc marcher. Et \u00e0 cause de son probl\u00e8me de sant\u00e9, Chatsilizika \u00e9tait incapable de travailler et de subvenir aux besoins de sa famille.   &#8220;Mes deux enfants ne pouvaient pas aller \u00e0 l&#39;\u00e9cole et il y avait tr\u00e8s peu de nourriture dans l\u2019assiette&#8221;, affirme Chatsilizika, parlant de leur vie avant de b\u00e9n\u00e9ficier de la subvention. Mais lorsqu\u2019un programme de transfert de fonds sociaux a \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9 dans son district natal de Mchinji en 2006, la vie a chang\u00e9 pour Chatsilizika et ses enfants.  La subvention mensuelle de 10 dollars signifiait que les deux filles pourraient aller \u00e0 l&#39;\u00e9cole et m\u00eame engager quelqu&#39;un pour les y pousser dans leurs fauteuils roulants offerts par le gouvernement. &#8220;Avec les subventions en esp\u00e8ces, mes deux enfants sont maintenant retourn\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Mes filles esp\u00e8rent faire les travaux de bureau et devenir par la suite de hauts cadres&#8221;, d\u00e9clare Chatsilizika.  L&#39;introduction, depuis en 2006, d\u2019un projet de transfert de fonds sociaux par une organisation non gouvernementale et le gouvernement, a avantag\u00e9 des milliers de Malawites comme Chatsilizika. Toutefois, les experts avertissent que le retard du gouvernement du Malawi \u00e0 approuver une politique de protection sociale pourrait entraver tous les programmes actuels et futurs de transfert de fonds.  Environ 52 pour cent des Malawites vivent avec moins d&#39;un dollar par jour et quatre millions d&#39;enfants \u00e0 travers le pays vivent dans la pauvret\u00e9. L&#39;\u00e9pid\u00e9mie croissante du VIH\/SIDA a expos\u00e9 les enfants \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 et aux risques, puisque 13 pour cent des 7,3 millions d&#39;enfants du pays, \u00e2g\u00e9s de moins de 18 ans, ont perdu leurs parents et les personnes qui s\u2019occupent d\u2019eux \u00e0 cause de maladies li\u00e9es au VIH.  Mais en 2006, le Fonds des Nations Unies pour l&#39;enfance (UNICEF), la Commission nationale de lutte contre le SIDA (NAC) ainsi que le minist\u00e8re de la Planification \u00e9conomique et la Coop\u00e9ration au d\u00e9veloppement du Malawi ont commenc\u00e9 \u00e0 accorder des subventions en esp\u00e8ces aux familles touch\u00e9es par la pauvret\u00e9 et le VIH\/SIDA.  Environ 16.810 personnes issues de 4.106 m\u00e9nages dans les districts de Mchinji, de Likoma Island, de Salima et de Machinga ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de ce projet. Par ailleurs, le gouvernement et l&#39;UNICEF esp\u00e8rent atteindre 300.000 m\u00e9nages avec 900.000 enfants dans tous les 28 districts du pays d&#39;ici \u00e0 2015.  Toutefois, l&#39;absence de lignes directrices du gouvernement par rapport \u00e0 la gestion des subventions a entra\u00een\u00e9 des cas o\u00f9 des m\u00e9nages, qui ne sont pas dans le besoin, sont devenus des b\u00e9n\u00e9ficiaires. Une \u00e9tude de suivi et d&#39;\u00e9valuation men\u00e9e par la NAC a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le conseil de district de Salima a commis une erreur et a fini par offrir des transferts de fonds de 16 dollars \u00e0 des m\u00e9nages qui gagnaient de gros salaires au lieu des orphelins et d&#39;autres individus et m\u00e9nages ultra pauvres. En cons\u00e9quence, environ 5.000 orphelins n&#39;ont pas encore re\u00e7u le soutien initialement destin\u00e9 \u00e0 eux.  &#8220;Le conseil de district a vraiment commis une erreur dans l&#39;identification des b\u00e9n\u00e9ficiaires. Il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que des enseignants, qui ne sont pas pauvres, b\u00e9n\u00e9ficient du programme de transfert de fonds sociaux&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Blessings Nkhoma, coordonnateur de la planification et du d\u00e9veloppement du conseil de district de Salima. On ne sait pas quand la NAC l\u00e8vera la suspension du programme de transfert de fonds sociaux dans le district.  Mais les donateurs estiment qu\u2019avec la politique appropri\u00e9e mise en place, des erreurs comme celle-ci seront \u00e9vit\u00e9es. Pr\u00e9sentement, le gouvernement du Malawi n\u2019a pas encore approuv\u00e9 un projet de politique de protection sociale, qui pr\u00e9voit des lignes directrices pour r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et fournir un bien-\u00eatre aux m\u00e9nages pauvres.  Tayllor Spadafora, un expert de la protection sociale \u00e0 l&#39;UNICEF-Malawi, affirme que le gouvernement a besoin de rendre durable le programme de transfert de fonds sociaux en approuvant la politique de protection sociale en Conseil des ministres. Sinon, les donateurs pourraient fuir, parce que la politique assure la coordination strat\u00e9gique des initiatives de protection sociale avec un cadre institutionnel et de financement commun.  &#8220;Les partenaires au d\u00e9veloppement sont pr\u00eats \u00e0 soutenir et contribuer au financement tant qu&#39;il existe un engagement du gouvernement. (Ils) comptent \u00e9galement sur cela pour fournir un appui financier en vue de la durabilit\u00e9 (du programme)&#8221;, explique Spadafora.  Selon Blessings Chinsinga, un expert en d\u00e9veloppement bas\u00e9 \u00e0 l&#39;Universit\u00e9 du Malawi, l&#39;absence d&#39;une politique fait qu\u2019il est difficile de rendre le gouvernement responsable. Il ajoute que le processus d\u2019\u00e9laboration de la politique a \u00e9t\u00e9 dict\u00e9 par les donateurs, dirig\u00e9 par la Banque mondiale et le d\u00e9partement du d\u00e9veloppement international, et que le gouvernement doit commencer \u00e0 en d\u00e9battre.  &#8220;Les politiciens ne sont pas encore engag\u00e9s dans le processus. Ni les structures au niveau inf\u00e9rieur du gouvernement ni la base n\u2019ont \u00e9t\u00e9 jusque-l\u00e0 consult\u00e9es ou impliqu\u00e9es de fa\u00e7on significative dans le processus&#8221;, d\u00e9clare Chinsinga.  Une \u00e9valuation du Malawi, men\u00e9e en 2007 par la Banque mondiale, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le gouvernement, avec le soutien de ses partenaires donateurs, a d\u00e9pens\u00e9 plus de 500 millions de dollars entre 2003 et 2006 sur les r\u00e9ponses humanitaires et les activit\u00e9s li\u00e9es aux transferts de fonds sociaux.  En attendant, Ernest Chikuni, charg\u00e9 de la protection sociale dans le district de Mchinji, soutient le maintien du programme de transfert de fonds sociaux. &#8220;Il ne rend pas les gens paresseux; en effet, les b\u00e9n\u00e9ficiaires savent comment budg\u00e9tiser l&#39;argent, ils ne font pas une mauvaise utilisation des ressources&#8221;, affirme Chikuni.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LILONGWE, 10 nov (IPS) &#8211; Pour Tereza Chatsilizika, s\u00e9ropositive, la subvention mensuelle de 10 dollars qu\u2019elle re\u00e7oit signifie qu\u2019elle peut scolariser ses filles handicap\u00e9es et mettre la nourriture sur la table.<\/p>\n","protected":false},"author":799,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,6,1,7,3,4,28],"tags":[],"class_list":["post-5246","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-politique","category-population-refugies","category-sante","category-southern-africa"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5246","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/799"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5246"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5246\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}