{"id":4968,"date":"2010-06-25T13:40:01","date_gmt":"2010-06-25T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/06\/25\/afrique-aider-les-petits-pecheurs-a-pecher-moins-et-a-gagner-plus\/"},"modified":"2010-06-25T13:40:01","modified_gmt":"2010-06-25T13:40:01","slug":"afrique-aider-les-petits-pecheurs-a-pecher-moins-et-a-gagner-plus","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/06\/25\/afrique-aider-les-petits-pecheurs-a-pecher-moins-et-a-gagner-plus\/","title":{"rendered":"AFRIQUE: &quot;Aider les petits p\u00eacheurs \u00e0 p\u00eacher moins et \u00e0 gagner plus&quot;"},"content":{"rendered":"<p>GENEVE, 25 juin (IPS) &#8211; Les mesures sanitaires et phytosanitaires constituent un casse-t\u00eate pour les exportateurs africains de poissons, mais l\u2019aide au commerce peut aider les petits p\u00eacheurs \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ces normes.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Les produits de p\u00eache provenant des pays africains, des Cara\u00efbes et du Pacifique sont de plus en plus confront\u00e9s \u00e0 des normes et exigences li\u00e9es \u00e0 la qualit\u00e9 telles que la tra\u00e7abilit\u00e9 du poisson, selon Yann Yvergniaux de la Coalition des accords de p\u00eache \u00e9quitables (CAPE).<\/p>\n<p> &#8220;La solution est de s\u2019assurer qu\u2019une valeur maximale soit ajout\u00e9e. &#39;P\u00eacher moins, gagner plus\u2019 est le slogan avec lequel des b\u00e9n\u00e9fices socio-\u00e9conomiques seront obtenus&#8221;, a-t-il ajout\u00e9. La CAPE est une organisation non gouvernementale bas\u00e9e \u00e0 Bruxelles qui s\u2019occupe de la r\u00e9forme politique de l\u2019UE (Union europ\u00e9enne) sur la p\u00eache commune. L\u2019UE poss\u00e8de le plus grand march\u00e9 de poissons au monde.<\/p>\n<p> Le secr\u00e9taire ex\u00e9cutif de l\u2019Organisation des p\u00eaches sur le Lac Victoria (LVFO), Dick Nyeko, pense qu\u2019il est possible d\u2019ajouter de la valeur aux produits de p\u00eache en provenance de l\u2019Afrique. La LVFO est une organisation intergouvernementale qui g\u00e8re les parts des ressources de p\u00eache du Lac Victoria.<\/p>\n<p> Le Lac Victoria, le plus grand lac d\u2019Afrique, est partag\u00e9 entre le Kenya, l\u2019Ouganda et la Tanzanie. L\u2019industrie de p\u00eache sur le lac fait des recettes de 600 millions de dollars par an, dont 350 millions proviennent des exportations. Les activit\u00e9s de p\u00eache fournissent des moyens de subsistance \u00e0 deux millions de personnes, et de poissons \u00e0 22 millions de consommateurs.<\/p>\n<p> Nyeko soutient que &#8220;les petits p\u00eacheurs peuvent participer \u00e0 la mondialisation s\u2019ils r\u00e9pondent aux exigences du march\u00e9 telles que l\u2019\u00e9tiquetage et les mesures sanitaires et phytosanitaires. La plupart des pays en d\u00e9veloppement combattent encore ces mesures. Mais si vous y arrivez et qu\u2019ensuite vous travaillez dur, vous pourrez satisfaire aux exigences&#8221;.<\/p>\n<p> Nyeko dirigeait l\u2019autorit\u00e9 ougandaise charg\u00e9e de la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019exportation des produits de p\u00eache pendant l\u2019interdiction impos\u00e9e par l\u2019UE sur la perche du Nil \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990. Il a parl\u00e9 de son exp\u00e9rience \u00e0 Gen\u00e8ve le 16 juin, en tant qu\u2019invit\u00e9 du Centre international pour le commerce et le d\u00e9veloppement durable, une Organisation non gouvernementale (ONG) travaillant, entre autres, sur la p\u00eache et l\u2019aide au commerce.<\/p>\n<p> L\u2019Ouganda a beaucoup souffert sous deux interdictions de l\u2019UE: la premi\u00e8re, en 1997, a suivi une pr\u00e9tendue d\u00e9couverte de salmonelle dans les produits \u00e0 base de poisson du Lac Victoria et la d\u00e9claration du chol\u00e9ra en Afrique de l\u2019est.<\/p>\n<p> Cette interdiction, qui a \u00e9t\u00e9 lev\u00e9e en 1998, n\u2019\u00e9tait pas fond\u00e9e sur une preuve scientifique, mais plut\u00f4t sur ce que l\u2019UE appelle &#8220;des mesures insuffisantes appliqu\u00e9es par l\u2019autorit\u00e9 comp\u00e9tente pour contr\u00f4ler la d\u00e9claration du chol\u00e9ra&#8221;.<\/p>\n<p> La seconde et plus longue interdiction a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e en avril 1999 apr\u00e8s que l\u2019Ouganda a notifi\u00e9 \u00e0 l\u2019UE qu\u2019il ne pouvait pas garantir que les poissons ne posaient pas un probl\u00e8me de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p> Cette interdiction a \u00e9t\u00e9 officiellement lev\u00e9e en ao\u00fbt 2000 lorsque l\u2019UE a reconnu que l\u2019Ouganda a mis en place les garanties exig\u00e9es pour la s\u00e9curit\u00e9 de ses exportations et qu\u2019il avait rempli les conditions requises pour exporter des poissons vers l\u2019UE.<\/p>\n<p> Les barri\u00e8res d\u2019interdiction du commerce sont consid\u00e9r\u00e9es comme l\u2019un des principaux obstacles aux exportations des pays africains. Parmi celles-ci, les exigences sanitaires font partie des plus difficiles \u00e0 surmonter. L\u2019accord de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) permet aux pays de mettre en place des normes pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 et la sant\u00e9 de leurs citoyens, de leurs animaux et de leurs plantes.<\/p>\n<p> Les membres de l\u2019OMC doivent appliquer des mesures sanitaires et phytosanitaires &#8220;seulement dans les limites n\u00e9cessaires pour prot\u00e9ger la vie et la sant\u00e9 des personnes, des animaux et des plantes&#8221;. Les mesures doivent &#8220;reposer sur des principes scientifiques&#8221; et ne doivent pas servir comme une restriction d\u00e9guis\u00e9e sur le commerce international.<\/p>\n<p> L\u2019accord sur les SPS pr\u00e9voit des dispositions sp\u00e9ciales et diff\u00e9rentielles pour aider les pays en d\u00e9veloppement \u00e0 s\u2019adapter \u00e0 la r\u00e9glementation.<\/p>\n<p> Nyeko soutient que l\u2019on a fait un mauvais usage de l\u2019accord sur les SPS. Lorsque l\u2019interdiction sur la perche du Nil a \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie en 1999, elle \u00e9tait cens\u00e9e \u00eatre temporaire mais qui devait supporter la charge des \u00e9l\u00e9ments de preuve? Les Etats d\u2019Afrique de l\u2019est&#8221;.<\/p>\n<p> Cependant, avec l\u2019aide des bailleurs de fonds et un travail acharn\u00e9, l\u2019Ouganda \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 renverser la situation. M\u00eame si le mat\u00e9riel peut \u00eatre diff\u00e9rent de celui utilis\u00e9 dans les pays riches, cela ne signifie pas que les pays pauvres ne peuvent pas s\u2019y conformer. Nyeko explique: &#8220;Nous avons des pirogues \u2013 pas de m\u00eame taille que les grands navires, mais ayant les m\u00eames normes d\u2019hygi\u00e8ne.<\/p>\n<p> &#8220;Ces pirogues sont faciles \u00e0 nettoyer et elles peuvent retenir la glace. Je ne suis pas d\u2019accord lorsque certains pays en d\u00e9veloppement pr\u00e9tendent qu\u2019ils ne peuvent pas se conformer aux normes internationales. L\u2019Ouganda, le Kenya et la Tanzanie ont d\u00e9velopp\u00e9 des laboratoires publics et priv\u00e9s; ils peuvent r\u00e9pondre aux exigences en mati\u00e8re de certification et exporter au plan international&#8221;.<\/p>\n<p> En dehors de l\u2019Ouganda et du Kenya, l\u2019Ile Maurice fait \u00e9galement partie des membres du March\u00e9 commun pour l\u2019Afrique orientale et australe (COMESA) qui ont harmonis\u00e9 leurs r\u00e8gles pour exporter au niveau international.<\/p>\n<p> &#8220;Que vous soyez petits ou grands, vous avez besoin de monter la cha\u00eene de valeur&#8221;, d\u00e9clare Tanya Prayag-Gujadhur, deuxi\u00e8me secr\u00e9taire \u00e0 la mission permanente de l\u2019Ile Maurice \u00e0 Gen\u00e8ve. L\u2019Ile Maurice a fait pression pour l\u2019aide au commerce non seulement pour les infrastructures mais aussi pour satisfaire aux grandes normes impos\u00e9es au secteur de la p\u00eache.<\/p>\n<p> &#8220;Nous sommes un petit pays. Si nous voulons nous diversifier, nous pouvons investir seulement dans la transformation et la r\u00e9frig\u00e9ration. Et c\u2019est l\u00e0 que l\u2019aide au commerce intervient&#8221;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>GENEVE, 25 juin (IPS) &#8211; Les mesures sanitaires et phytosanitaires constituent un casse-t\u00eate pour les exportateurs africains de poissons, mais l\u2019aide au commerce peut aider les petits p\u00eacheurs \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ces normes.<\/p>\n","protected":false},"author":551,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,38,27,6,12,8,1],"tags":[],"class_list":["post-4968","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-commerce-et-pauvrete","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-environnement","category-europe","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4968","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/551"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4968"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4968\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4968"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4968"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4968"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}