{"id":4801,"date":"2010-03-29T13:40:01","date_gmt":"2010-03-29T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/03\/29\/sante-tanzanie-le-soutien-indispensable-dune-ong-locale-aux-orphelins\/"},"modified":"2010-03-29T13:40:01","modified_gmt":"2010-03-29T13:40:01","slug":"sante-tanzanie-le-soutien-indispensable-dune-ong-locale-aux-orphelins","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2010\/03\/29\/sante-tanzanie-le-soutien-indispensable-dune-ong-locale-aux-orphelins\/","title":{"rendered":"SANTE\u2013TANZANIE: Le soutien indispensable d\u2019une ONG locale aux orphelins"},"content":{"rendered":"<p>DAR-ES-SALAAM, 29 mars (IPS) &#8211; La Tanzanie figure \u00e0 la troisi\u00e8me place des pays d\u2019Afrique pour le nombre d\u2019enfants malnutris, qui d\u00e9passe deux millions. Mais, des efforts sont accomplis pour combattre ce fl\u00e9au et d\u2019autres maladies dans la r\u00e9gion de la Kagera, dans le nord-ouest du pays. <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Un rapport command\u00e9 par la Banque mondiale et publi\u00e9 \u00e0 la mi-mars \u00e0 Dar-es-Salaam, indique que 120 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de malnutrition en Tanzanie, soit un total de 43.000 d\u00e9c\u00e8s par an.  Selon le document, 2,4 millions d\u2019enfants souffrent de malnutrition, faisant de la Tanzanie le troisi\u00e8me pays africain pour son nombre d\u2019enfants malnutris, apr\u00e8s l\u2019Ethiopie et la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo.  Pourtant, des organisations non gouvernementales (ONG) sont mobilis\u00e9es pour faire reculer la malnutrition et les autres maladies qui accablent les enfants. C\u2019est le cas de l\u2019ONG &#39;Partage Tanzania&#39;, fond\u00e9e il y a 20 ans, dans la r\u00e9gion de la Kagera, sur la partie ouest du lac Victoria, par Philippe Krynen, un ancien pilote fran\u00e7ais, qui se consacre \u00e0 l\u2019action humanitaire.<\/p>\n<p> Mais quelques ann\u00e9es avant, vers la fin 1988, Krynen rencontre un coop\u00e9rant hollandais, Martin de Boer, qui l\u2019alerte de la situation catastrophique de la Kagera. Krynen d\u00e9cide de se rendre dans la r\u00e9gion et d\u00e9couvre des villages qui comptent chacun entre 12 et 20 pour cent d\u2019orphelins : malnutrition, paludisme et immunod\u00e9pression en sont les principales raisons.  Krynen lance alors un programme en faveur des orphelins, le &#39;Victoria Programme&#39;  (VP). Vingt ans apr\u00e8s, le VP est toujours b\u00e9n\u00e9fique pour plus de 3.500 orphelins, r\u00e9partis dans 21 villages de la Kagera. &#39;Partage Tanzania&#39; op\u00e8re depuis Bukoba, la capitale de la r\u00e9gion Kagera.  Rentr\u00e9 en France en 1989, Krynen re\u00e7oit des fonds de l\u2019association &#8220;Partage avec les enfants du tiers-monde&#8221; pour son action, mais il a notamment lanc\u00e9 un appel et un programme \u00e0 parrainage, toujours en vigueur aujourd\u2019hui.  Au plan m\u00e9dical, l\u2019ONG r\u00e9alise un travail de fond, avec un r\u00e9sultat remarquable: le taux de morbidit\u00e9 dans les villages couverts par l\u2019ONG est 2,3 fois moins que dans le reste de la Tanzanie. Les enfants du VP sont moins touch\u00e9s par la maladie et sont donc en meilleure sant\u00e9.  D\u2019apr\u00e8s les statistiques de l\u2019ONG, si 171 enfants avaient \u00e9t\u00e9 admis en salle d\u2019urgence en 1997, seulement 17 l\u2019ont \u00e9t\u00e9 en 2008, soit 10 fois moins. Dans le m\u00eame temps, le nombre de d\u00e9c\u00e8s a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 par cinq.<\/p>\n<p> Pour l\u2019ONG, &#8220;la seule solution pour soigner est de mettre \u00e0 proximit\u00e9 des enfants des services de sant\u00e9, pour des tests m\u00e9dicaux r\u00e9guliers&#8221;. Pour avoir construit des salles d\u2019urgence plus pr\u00e8s des enfants tanzaniens, l\u2019organisation limite les risques de maladie, et r\u00e9alise un suivi rigoureux.  &#39;Partage Tanzania&#39; propose des services vari\u00e9s pour ce suivi : les soins et moustiquaires impr\u00e9gn\u00e9es sont gratuits pour les enfants du VP, les salles d\u2019urgence disposent de m\u00e9dicaments ad\u00e9quats et en quantit\u00e9 suffisante; ou encore des laboratoires d\u2019analyses avec microscopes ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s dans certaines des salles d\u2019urgence des villages.  De plus, l\u2019ONG prend en charge les soins du parent responsable de l\u2019enfant, gr\u00e2ce aux financements priv\u00e9s qu\u2019elle re\u00e7oit des parrainages fran\u00e7ais (99 pour cent), puis et allemand et hollandais pour le reste. Avant qu\u2019un enfant ne soit accept\u00e9 dans le programme, une enqu\u00eate dite de pauvret\u00e9 est r\u00e9alis\u00e9e afin de conna\u00eetre son milieu, les moyens dont il dispose et de savoir si quelqu\u2019un peut s\u2019en occuper ou pas.    Les orphelins, parrain\u00e9s par des sponsors europ\u00e9ens, sont tr\u00e8s suivis, a expliqu\u00e9 \u00e0 IPS, Winifrida Rugaika, l\u2019une des infirmi\u00e8res du programme. &#8220;Chaque enfant doit se pr\u00e9senter tous les trois mois \u00e0 la salle d\u2019urgence de son village pour une visite m\u00e9dicale. Avec son livret de soin, on sait de quoi il a \u00e9t\u00e9 malade, et quand. Tous les six mois environ, on prend des nouvelles de l\u2019enfant \u00e0 l\u2019\u00e9cole, on regarde ses r\u00e9sultats&#8221;.<\/p>\n<p> La pr\u00e9vention porte \u00e9galement ses fruits. &#8220;Les enfants savent \u00e0 pr\u00e9sent reconna\u00eetre les sympt\u00f4mes de certaines maladies. Ils viennent spontan\u00e9ment vers nous quand ils se sentent mal&#8221;, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p> Quant \u00e0 l\u2019\u00e9ducation sexuelle qui commence peu apr\u00e8s la pubert\u00e9, le principe est la responsabilisation. &#8220;Nous leur disons de se respecter soi-m\u00eame et de ne pas jouer avec leur sant\u00e9, ni avec celle de leur partenaire. Nous leur rappelons les fondamentaux lors de chaque visite m\u00e9dicale&#8221;, indique Rugaika.  Les orphelins, eux, remercient et gratifient &#39;Partage Tanzania&#39; pour l\u2019aide qui leur est apport\u00e9e. Doris Deogratias, 23 ans, est n\u00e9e dans un village du Victoria Programme et souffre d\u2019une maladie sanguine h\u00e9r\u00e9ditaire, la dr\u00e9panocytose. Elle ne sait pas si elle serait encore en vie aujourd\u2019hui sans l\u2019ONG. &#8220;Je sais pr\u00e9venir une crise. Comment aurais-je pu le savoir sans Partage?&#8221;, s\u2019interroge-t-elle.  Pour leur part, les autorit\u00e9s et les institutions saluent le travail de &#39;Partage Tanzania&#39;. Ainsi, apr\u00e8s le passage de l\u2019un de ses experts dans la Kagera, l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture (FAO) mentionne le nom de Partage en 2001 dans sa revue &#39;Population and Development&#39; pour son action et ses efforts d\u2019aide aux orphelins.  Dans une r\u00e9cente lettre adress\u00e9e \u00e0 l\u2019ONG, le minist\u00e8re tanzanien du D\u00e9veloppement des Communaut\u00e9s, d\u00e9clare appr\u00e9cier les efforts r\u00e9alis\u00e9s par &#39;Partage Tanzania&#39;, et soutient ses actions en faveur des enfants de Tanzanie.  Selon Krynen, son manager, &#39;Partage Tanzania&#39; a accompagn\u00e9 quelque 16.000 orphelins depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, dont la plupart sont aujourd\u2019hui ins\u00e9r\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 tanzanienne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DAR-ES-SALAAM, 29 mars (IPS) &#8211; La Tanzanie figure \u00e0 la troisi\u00e8me place des pays d\u2019Afrique pour le nombre d\u2019enfants malnutris, qui d\u00e9passe deux millions. 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