{"id":4303,"date":"2009-03-17T13:40:01","date_gmt":"2009-03-17T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/17\/afrique-de-lest-la-guerre-du-commerce-du-lait-a-travers-louganda-et-le-kenya\/"},"modified":"2009-03-17T13:40:01","modified_gmt":"2009-03-17T13:40:01","slug":"afrique-de-lest-la-guerre-du-commerce-du-lait-a-travers-louganda-et-le-kenya","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2009\/03\/17\/afrique-de-lest-la-guerre-du-commerce-du-lait-a-travers-louganda-et-le-kenya\/","title":{"rendered":"AFRIQUE DE L\u2019EST: La guerre du commerce du lait \u00e0 travers l\u2019Ouganda et le Kenya"},"content":{"rendered":"<p>KAMPALA, 17 mars (IPS) &#8211; Des exportateurs ougandais de produits laitiers vers le Kenya sont amers. Ils accusent leur plus grand voisin d\u2019imposer des barri\u00e8res commerciales non tarifaires pour emp\u00eacher leur produit d\u2019entrer dans des march\u00e9s au Kenya et ailleurs.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Les transformateurs du lait ougandais se plaignent que le Kenya maintienne trop de r\u00e8glements d\u2019importation complexes sur des produits laitiers, qui pr\u00e9sentent l\u2019effet de mettre \u00e0 la porte les produits d\u2019importation laitiers en provenance de l\u2019Ouganda. Cela fait \u00e9chouer les objectifs de l\u2019Union douani\u00e8re de l\u2019Afrique de l\u2019est.<\/p>\n<p> &#39;Sameer Agriculture and Livestock Ltd&#39;, la plus grande soci\u00e9t\u00e9 de fabrication de lait en Ouganda, a d\u00e9pos\u00e9 des plaintes contre plusieurs barri\u00e8res non tarifaires qui &#8220;m\u00e9prisent&#8221; des directives de la Communaut\u00e9 de l\u2019Afrique de l\u2019est (EAC) et du March\u00e9 commun de l\u2019Afrique orientale et australe (COMESA).   Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de cette soci\u00e9t\u00e9, Anup Sharma, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que &#8220;Les autorit\u00e9s kenyanes continuent d\u2019introduire des barri\u00e8res non tarifaires utilisant toutes sortes d\u2019excuses, et au m\u00e9pris des r\u00e8gles de l\u2019EAC. Ils s\u2019accrochent au th\u00e9 de l\u2019Ouganda et le lib\u00e8rent seulement apr\u00e8s que la vente aux ench\u00e8res de Mombassa est ferm\u00e9e. Ils ont interdit quatre camions \u00e0 essieu afin de &#39;prot\u00e9ger leurs routes&#39;.   &#8220;Il ont rejet\u00e9 le lait tanzanien et r\u00e9cemment le Bureau des normes du Kenya a introduit de nouvelles mesures d\u2019\u00e9valuation de la conformit\u00e9 (CAI) pour le lait en poudre insistant sur 34 pour cent des niveaux de prot\u00e9ine dans la poudre de lait entier.   &#8220;Cela est impossible \u00e0 r\u00e9aliser parce que lorsque vous s\u00e9chez le lait brut en poudre, le niveau de prot\u00e9ine que vous pouvez obtenir du lait de vache est de 25 \u00e0 26 pour cent. Cela visait la protection des usines laiti\u00e8res kenyanes&#8221;, a soulign\u00e9 Sharma.  Il a affirm\u00e9 que le personnel de l\u2019Administration fiscale du Kenya garde le lait ougandais au niveau des fronti\u00e8res pendant longtemps, m\u00eame lorsque les marchandises ont tous les documents d\u2019exportation requis. &#8220;Pendant que je parle, nous avons des marchandises qui sont rest\u00e9es \u00e0 la fronti\u00e8re pendant deux semaines. Nos transporteurs sont stress\u00e9s, alors ils ne prennent pas nos produits.<\/p>\n<p> &#8220;Et cela n\u2019est pas le premier incident. Dans le pass\u00e9, il a fallu beaucoup de suivi et de persuasion du gouvernement ougandais avant que les marchandises n\u2019aient \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9es&#8221;.  Il a ajout\u00e9 que &#8220;comme cons\u00e9quence, les transporteurs sont perdants parce que les v\u00e9hicules sont bloqu\u00e9s aux fronti\u00e8res. Nous ne livrons pas aussi les commandes \u00e0 temps. Alors, d\u2019une mani\u00e8re, cela nous d\u00e9courage&#8221;.<\/p>\n<p> Les produits laitiers devraient circuler sans obstacles au sein des blocs commerciaux r\u00e9gionaux, mais les transformateurs du lait ougandais estiment que l\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 kenyan a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 par des restrictions impos\u00e9es par l\u2019Administration fiscale du Kenya.<\/p>\n<p> Sharma a affirm\u00e9 que ces restrictions ont m\u00eame affect\u00e9 des exportations au-del\u00e0 du march\u00e9 kenyan. Sa soci\u00e9t\u00e9 exporte \u00e9galement du lait en poudre vers le Rwanda, le Burundi, le Congo, la Tanzanie, l\u2019\u00eele Maurice, Duba\u00ef et certaines parties d\u2019Europe.<\/p>\n<p> Le pr\u00e9sident de l\u2019Association des transformateurs de l\u2019Ouganda, Gideon Badagawa, a confirm\u00e9 que les restrictions des autorit\u00e9s kenyanes ont affect\u00e9 d\u2019autres produits d\u2019exportation en dehors du lait.<\/p>\n<p> &#8220;Si nous devons aller vers une int\u00e9gration r\u00e9gionale totale, la question des barri\u00e8res non tarifaires doit \u00eatre r\u00e9solue. Nous avons soulev\u00e9 cela au gouvernement et au secr\u00e9tariat de l\u2019EAC. L\u2019Ouganda a ouvert ses fronti\u00e8res au Kenya, mais le Kenya n\u2019a pas fait de m\u00eame.<\/p>\n<p> &#8220;Pensez aux cinq vols des compagnies a\u00e9riennes du Kenya vers Entebbe tous les jours, avec chaque vol rempli de poussins d\u2019un jour qui y entrent. L\u2019Ouganda n\u2019arr\u00eate pas ces poussins, mais le Kenya continue de bloquer les poussins ougandais, et maintenant le lait&#8221;, a-t-il dit.   Badagawa \u00e9tait d\u00e9\u00e7u que les autorit\u00e9s aient attendu si longtemps pour r\u00e9pondre \u00e0 ces plaintes. &#8220;Lorsque nous acceptons au niveau de l\u2019EAC de supprimer des barri\u00e8res non tarifaires, tous les Etats membres devraient mettre cela en \u0153uvre afin qu\u2019aucun Etat partenaire ne prenne l\u2019avantage de l\u2019autre.  &#8220;Nous nous sommes plaints au gouvernement de l\u2019Ouganda et au si\u00e8ge de l\u2019EAC \u00e0 Arusha, mais nous n\u2019avons pas re\u00e7u une solution concr\u00e8te&#8221;, a-t-il expliqu\u00e9.  Un membre de l\u2019Association des r\u00e9gulateurs des produits laitiers d\u2019Afrique orientale, Agnes Audax Baguma, a confirm\u00e9, dans un entretien avec IPS, que son association a re\u00e7u des plaintes de &#39;Sameer Agricultural Livestock Ltd&#39; et d\u2019autres soci\u00e9t\u00e9s de transformation de lait en Ouganda et en Tanzanie.<\/p>\n<p> &#8220;Cette question continue de se poser. Avant, nous l\u2019avions r\u00e9gl\u00e9e au cours de notre r\u00e9union \u00e0 Kigali lorsque la Tanzanie a cit\u00e9 les barri\u00e8res non tarifaires comme des formalit\u00e9s douani\u00e8res et administratives excessives. Le Kenya avait aussi annonc\u00e9 un quota sp\u00e9cifique pour les Tanzaniens&#8221;, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9.   Baguma a ajout\u00e9 que &#8220;le commerce du lait au sein de l\u2019EAC est suppos\u00e9 \u00eatre hors taxe et que d\u2019autres barri\u00e8res ne devraient pas \u00eatre impos\u00e9es mais, comme (la soci\u00e9t\u00e9 de Sharma), la Tanzanie s\u2019est plainte que les autorit\u00e9s du Kenya exigent des tests sur le lait au niveau des fronti\u00e8res avant de l\u2019autoriser \u00e0 aller vers le march\u00e9&#8221;.  Aucun pays ne doit mener de tels tests si des bureaux des normes ont d\u00e9j\u00e0 certifi\u00e9 les produits d\u2019exportation, a expliqu\u00e9 Baguma, qui est la directrice des services de r\u00e9gulation et de qualit\u00e9 de l\u2019Autorit\u00e9 de d\u00e9veloppement des produits laitiers de l\u2019Ouganda.<\/p>\n<p> &#8220;Nous avons convenu qu\u2019une fois que le Bureau des normes de l\u2019Ouganda ou d\u2019autres bureaux de normes des Etats membres ont examin\u00e9 les marchandises et sont satisfaits de la qualit\u00e9, aucun autre Etat membre ne devrait remettre en cause cette qualit\u00e9&#8221;.  Le pr\u00e9sident des transformateurs des produits laitiers de l\u2019Ouganda, Tom Opio Oming, a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 le probl\u00e8me des barri\u00e8res non tarifaires dans un entretien avec IPS, ajoutant que les transformateurs des produits laitiers ougandais ont cibl\u00e9 le march\u00e9 kenyan, qui a la plus grande consommation de lait dans la r\u00e9gion.  &#39;Sameer Agricultural Livestock Limited&#39; a r\u00e9duit le prix d\u2019achat pay\u00e9 aux vendeurs du lait frais, d\u2019environ un dollar \u00e0 environ 0,4 dollar. Sharma a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS que &#8220;nous n\u2019avons aucune option que de r\u00e9duire les prix d\u2019achat du lait frais afin que nous continuions par collecter le lait&#8221;.<\/p>\n<p> Selon un Sharma d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, cette r\u00e9duction est aussi li\u00e9e \u00e0 la crise financi\u00e8re mondiale qui est en train de toucher les produits d\u2019exportation laitiers de l\u2019Ouganda vers d\u2019autres pays en dehors de l\u2019Afrique de l\u2019est. &#8220;Lorsque nous avons d\u00e9marr\u00e9 l\u2019usine l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, le prix \u00e9tait d\u2019environ six dollars par kilo de lait en poudre.  &#8220;Aujourd\u2019hui, ce prix est d\u2019environ 1,85 dollar. Le co\u00fbt du lait seul dans cette poudre est d\u2019environ 2,50 dollars et nous n\u2019avons pas ajout\u00e9 le co\u00fbt de la transformation ainsi que d\u2019autres frais. Alors, c\u2019est une question importante. Par cons\u00e9quent, nous avons \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9s de r\u00e9duire notre capacit\u00e9 \u00e0 l\u2019usine de lait.  &#8220;Nous travaillons seulement de 10 \u00e0 20 pour cent de notre capacit\u00e9. Alors que nous pouvons produire beaucoup plus, les prix ne sont pas vraiment viables&#8221;, se plaignait-il.   Il y a quelque 2,5 millions de petits producteurs de produits laitiers en Ouganda, qui produisent environ 1,5 million litres de lait quotidiennement. Seulement 20 pour cent de ce rendement sont transform\u00e9s, conduisant au gaspillage.   La demande pour le lait est faible \u00e0 cause des modes de vie des Ougandais qui n\u2019ont pas une culture de consommation de lait. Le co\u00fbt du lait met aussi le produit hors de la port\u00e9e de la population dans certaines parties de l\u2019Ouganda.<\/p>\n<p> Actuellement, une campagne de 70.000 dollars, financ\u00e9e par le d\u00e9partement de l\u2019Agriculture des Etats-Unis, fait la promotion de la consommation locale du lait en Ouganda.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>KAMPALA, 17 mars (IPS) &#8211; Des exportateurs ougandais de produits laitiers vers le Kenya sont amers. Ils accusent leur plus grand voisin d\u2019imposer des barri\u00e8res commerciales non tarifaires pour emp\u00eacher leur produit d\u2019entrer dans des march\u00e9s au Kenya et ailleurs.<\/p>\n","protected":false},"author":616,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,6,1,7],"tags":[],"class_list":["post-4303","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-politique"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4303","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/616"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4303"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4303\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4303"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4303"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4303"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}