{"id":3563,"date":"2007-07-18T13:40:01","date_gmt":"2007-07-18T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/07\/18\/developpement-congo-forages-et-chateaux-deau-pour-contourner-les-penuries\/"},"modified":"2007-07-18T13:40:01","modified_gmt":"2007-07-18T13:40:01","slug":"developpement-congo-forages-et-chateaux-deau-pour-contourner-les-penuries","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/07\/18\/developpement-congo-forages-et-chateaux-deau-pour-contourner-les-penuries\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT-CONGO: Forages et ch\u00e2teaux d&#39;eau pour contourner les p\u00e9nuries"},"content":{"rendered":"<p>BRAZZAVILLE, 18 juil (IPS) &#8211; La r\u00e9alisation des forages et des ch\u00e2teaux d&#39;eau est la solution adopt\u00e9e par le Congo-Brazzaville pour apporter de l&#39;eau potable aux populations, en attendant la construction de grandes usines de traitement d&#39;eau dans ce pays d&#39;Afrique centrale riche en p\u00e9trole, qui souffre de p\u00e9nuries d&#39;eau.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Ainsi plus d&#39;une dizaine de forages ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s et plusieurs ch\u00e2teaux d&#39;eau construits un peu partout dans le pays entre 2006 et 2007, dont certains devraient \u00eatre achev\u00e9s dans deux mois environ, selon Modeste Essami, chef de travaux \u00e0 la direction technique de la Soci\u00e9t\u00e9 nationale de distribution d&#39;eau (SNDE), \u00e0 Brazzaville, la capitale congolaise.<\/p>\n<p> &#8220;Le gouvernement a estim\u00e9 qu&#39;il fallait trouver des techniques rapides pour apporter de l&#39;eau potable aux populations en attendant la construction des usines qui prend un peu plus de temps. Les forages ont \u00e9t\u00e9 vus comme la solution imm\u00e9diate, et nous y travaillons&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Essami \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> &#8220;En attendant la finition, dans trois ans, des travaux de construction de la deuxi\u00e8me usine de traitement d&#39;eau de Djiri, nous allons rendre op\u00e9rationnel, d&#39;ici \u00e0 la fin de l&#39;ann\u00e9e, un syst\u00e8me facile pour renforcer la production d&#39;eau potable en traitant les eaux des fleuves Congo et de Djou\u00e9&#8221;. Ces deux fleuves passent par Brazzaville.<\/p>\n<p> Dans les zones nord et ouest de Brazzaville, non desservies par la SNDE, trois grands forages ont \u00e9t\u00e9 construits en 2005 \u00e0 Moukondo, Massengo et Nkombo. Ils ont permis l&#39;installation des fontaines publiques et des branchements \u00e0 domicile.  Les populations de Sibiti, dans le sud-ouest du Congo, se disent \u00e9galement satisfaites \u00e0 la suite de la construction en 2005 d&#39;un ch\u00e2teau d&#39;eau. L&#39;ouvrage a donn\u00e9 lieu \u00e0 42 fontaines publiques dans la ville. &#8220;Nous n&#39;avons jamais eu de l&#39;eau potable ici. Il nous fallait descendre dans des bas-fonds pour aller chercher de l&#39;eau dans des rivi\u00e8res&#8221;, affirme Manass\u00e9 Kanquaye, un habitant de Sibiti.<\/p>\n<p> Jean Brice Malougane, gestionnaire de cet ouvrage d&#39;une capacit\u00e9 de 300 m\u00e8tres-cubes\/heure, reconna\u00eet, toutefois, que les prestations du ch\u00e2teau d&#39;eau ne durent que deux heures par jour \u00e0 cause des difficult\u00e9s d&#39;\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p> Par ailleurs, gr\u00e2ce au processus de &#8220;municipalisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e&#8221; amorc\u00e9e depuis trois ans, les villes secondaires b\u00e9n\u00e9ficient des ouvrages d&#39;adduction d&#39;eau. D&#39;apr\u00e8s les autorit\u00e9s, le Congo compte aujourd&#39;hui 18 centres urbains aliment\u00e9s en eau potable.  A Dolisie, la troisi\u00e8me ville du pays situ\u00e9e au sud-ouest, un deuxi\u00e8me ch\u00e2teau d&#39;eau a \u00e9t\u00e9 construit en 2006. La capacit\u00e9 de desserte de la ville est presque pass\u00e9e de 100 \u00e0 800 m\u00e8tres-cubes\/heure. &#8220;Dans les quartiers recul\u00e9s, il y a des forages pour aider les populations \u00e0 avoir de l&#39;eau potable. Tout le syst\u00e8me d&#39;adduction d&#39;eau datant des ann\u00e9es 1950 a \u00e9t\u00e9 revu \u00e0 Dolisie&#8221;, indique Essami.<\/p>\n<p> En outre, le Comit\u00e9 international de la Croix-Rouge (CICR) a construit, entre 2000 et 2005, une centaine de puits pour apporter de l&#39;eau potable \u00e0 plus de 120.000 personnes dans la r\u00e9gion du Pool (sud) ravag\u00e9e par la guerre civile de 1998 \u00e0 2003.<\/p>\n<p> A Pointe-Noire, la capitale \u00e9conomique congolaise, quatre grands forages ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans des quartiers p\u00e9riph\u00e9riques comme Mongo Mpoukou, Ngoyo et Mpaka en 2004. &#8220;La qualit\u00e9 des eaux est bonne. Nous avons analys\u00e9 l&#39;eau dans nos laboratoires et c&#39;est rassurant&#8221;, affirme Alphonse Koya Djer\u00e9, directeur d\u00e9partemental de la SNDE dans cette ville, dans le sud du pays.<\/p>\n<p> &#8220;La corv\u00e9e des bidons jaunes de 25 litres n&#39;a certes pas disparu, mais quand l&#39;eau coule, nous sommes aussi servis comme les autres dans la ville. Avant, c&#39;\u00e9tait difficile, on s&#39;agglutinait au rond-point Loandjili o\u00f9 il y a des pompes pour arroser la pelouse&#8221;, t\u00e9moigne \u00e0 IPS Tony Bakala, enseignant \u00e0 Pointe-Noire.  Dans le d\u00e9partement de la Cuvette (nord), la ville d&#39;Owando voit sa capacit\u00e9 de production d&#39;eau potable passer de 100 \u00e0 environ 250 m\u00e8tres-cubes\/heure gr\u00e2ce \u00e0 l&#39;installation de trois ch\u00e2teaux d&#39;eau. Des travaux sont en cours dans les villes secondaires de ce d\u00e9partement comme Oyo, Makoua, Boundji et Mossaka dont les ouvrages de production d&#39;eau auront une capacit\u00e9 de 100 \u00e0 150 m\u00e8tres-cubes\/heure, selon Essami.<\/p>\n<p> Dans l&#39;extr\u00eame nord, dans r\u00e9gion de la Likouala, les populations, qui \u00e9taient habitu\u00e9es \u00e0 s&#39;abreuver dans le fleuve Oubangui, b\u00e9n\u00e9ficient depuis deux ans de trois forages d&#39;une capacit\u00e9 de 50 m\u00e8tres-cubes\/heure chacun.  Tous les forages ont \u00e9t\u00e9 financ\u00e9s par le gouvernement, et selon le ministre en charge de l&#39;eau, Jean Richard Bruno Itoua, environ 172 millions de dollars ont \u00e9t\u00e9 investis pour r\u00e9aliser ces ouvrages entre 2005 et 2006.<\/p>\n<p> Toutefois, ces efforts sont loin de satisfaire les attentes des populations. Dans les deux capitales &#8212; Brazzaville et Pointe-Noire &#8212; o\u00f9 la fourniture de l&#39;eau potable est encore insuffisante (69 pour cent), selon des statistiques gouvernementales. En plus, les consommateurs continuent de bouder sa qualit\u00e9.<\/p>\n<p> &#8220;Chez nous \u00e0 Madingo Kayes, l&#39;eau est de tr\u00e8s mauvaise qualit\u00e9. Elle est toute jaune, et nous h\u00e9sitons \u00e0 la boire&#8221;, affirme Lucien Makaya, \u00e9l\u00e8ve dans cette localit\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 45 kilom\u00e8tres de Pointe-Noire.<\/p>\n<p> &#8220;A Diata, nous avons d\u00e9j\u00e0 recueilli plusieurs t\u00eatards au robinet. L&#39;eau est de tr\u00e8s mauvaise qualit\u00e9, on se demande bien si elle est trait\u00e9e&#8221;, d\u00e9plore Firme Moussodji, un habitant de ce quartier sud de Brazzaville.  &#8220;L&#39;eau produite \u00e0 l&#39;usine est de bonne qualit\u00e9, n&#39;importe quel expert peut le constater. Mais lorsqu&#39;elle rentre dans le circuit de distribution, elle est charg\u00e9e de toutes sortes d&#39;impuret\u00e9 \u00e0 cause de la v\u00e9tust\u00e9 de la tuyauterie&#8221;, explique \u00e0 IPS, Benjamin Okandza, un assistant en eau et habitat du CICR.<\/p>\n<p> Koya Djer\u00e9 de la SNDE \u00e0 Pointe-Noire, reconna\u00eet \u00e9galement des probl\u00e8mes dans le syst\u00e8me d&#39;adduction d&#39;eau dans cette ville. &#8220;Il y a beaucoup de malfa\u00e7ons techniques et d&#39;autres difficult\u00e9s. En fait, l&#39;impact de l&#39;am\u00e9lioration de nos services ne se fait pas sentir parce que nous avons des probl\u00e8mes d&#39;\u00e9nergie, et il y a d&#39;interruption de fourniture \u00e0 chaque fois&#8221;, souligne-t-il.<\/p>\n<p> Par ailleurs, depuis quelques ann\u00e9es, on assiste dans les deux capitales du pays \u00e0 la vente de l&#39;eau potable par des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es qui utilisent des camions-citernes. Elles proposent de l&#39;eau aux populations des quartiers p\u00e9riph\u00e9riques. A Brazzaville, ces camions citernes sillonnent \u00e9galement certains quartiers du centre-ville o\u00f9 l&#39;eau potable coule tr\u00e8s rarement des robinets.  Brazzaville dispose de deux usines de traitement d&#39;eau : Djou\u00e9, construit en 1954 et Djiri en 1984. Le gouvernement a sign\u00e9 en 2005 un accord avec une soci\u00e9t\u00e9 chinoise pour construire une deuxi\u00e8me usine d&#39;une capacit\u00e9 de 10.000 m\u00e8tres-cubes \u00e0 Djiri. Les besoins r\u00e9els en eau potable \u00e0 Brazzaville sont estim\u00e9s \u00e0 6.000 m\u00e8tres-cubes\/heure. &#8220;Mais notre production n&#39;est d&#39;environ que de 3.000 m\u00e8tres-cubes\/heure, et parfois en de\u00e7\u00e0&#8221;, indique Essami.<\/p>\n<p> En zones rurales, le taux de couverture en eau potable n&#39;est que de 11 pour cent, selon le gouvernement qui envisage de l&#39;amener \u00e0 75 pour cent d&#39;ici \u00e0 2015. Ce qui aiderait \u00e0 r\u00e9aliser le 7\u00e8me Objectif du mill\u00e9naire pour le d\u00e9veloppement fix\u00e9 en 2000 par les Etats membres des Nations Unies. Cet objectif demande de r\u00e9duire de moiti\u00e9 la population qui n&#39;a pas acc\u00e8s \u00e0 l&#39;eau potable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>BRAZZAVILLE, 18 juil (IPS) &#8211; La r\u00e9alisation des forages et des ch\u00e2teaux d&#39;eau est la solution adopt\u00e9e par le Congo-Brazzaville pour apporter de l&#39;eau potable aux populations, en attendant la construction de grandes usines de traitement d&#39;eau dans ce pays&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/07\/18\/developpement-congo-forages-et-chateaux-deau-pour-contourner-les-penuries\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":430,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[31,5,11,1,3,4,29],"tags":[],"class_list":["post-3563","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-africa-centrale","category-afrique","category-developpement","category-headlines","category-population-refugies","category-sante","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3563","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/430"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3563"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3563\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3563"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3563"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3563"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}