{"id":3371,"date":"2007-02-28T13:40:01","date_gmt":"2007-02-28T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/02\/28\/developpement-kenya-aider-le-secteur-du-coton-a-remonter-la-pente\/"},"modified":"2007-02-28T13:40:01","modified_gmt":"2007-02-28T13:40:01","slug":"developpement-kenya-aider-le-secteur-du-coton-a-remonter-la-pente","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/02\/28\/developpement-kenya-aider-le-secteur-du-coton-a-remonter-la-pente\/","title":{"rendered":"DEVELOPPEMENT-KENYA: Aider le secteur du coton \u00e0 remonter la pente"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 28 f\u00e9v (IPS) &#8211; L&#39;industrie cotonni\u00e8re du Kenya, autrefois l&#39;un des principaux pourvoyeurs de devises \u00e9trang\u00e8res du pays, a chut\u00e9 consid\u00e9rablement apr\u00e8s la lib\u00e9ralisation du secteur en 1991.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Selon un r\u00e9cent rapport de l&#39;Institut des affaires \u00e9conomiques, une organisation non gouvernementale bas\u00e9e dans la capitale k\u00e9nyane, Nairobi, &quot;la comp\u00e9tition constante dans le secteur des fibres synth\u00e9tiques, la baisse des cours mondiaux, l&#39;introduction d&#39;importations bon march\u00e9 de v\u00eatements usagers et la baisse de la rentabilit\u00e9 du coton&quot;, faisaient partie des facteurs qui ont port\u00e9 un coup aussi bien \u00e0 l&#39;industrie de la production de coton qu&#39;\u00e0 l&#39;industrie des textiles et des v\u00eatements.  Toutefois, des efforts sont en train d&#39;\u00eatre faits pour s&#39;attaquer aux probl\u00e8mes affligeant le secteur du coton, au nombre desquels, une campagne gouvernementale sous les auspices de &#39;Vision Kenya 2030&#39; &#8212; une initiative lanc\u00e9e l&#39;ann\u00e9e derni\u00e8re qui se focalise sur les secteurs centraux pour lutter contre la pauvret\u00e9 d&#39;ici \u00e0 2030.<\/p>\n<p> Puisque le coton marche bien dans des r\u00e9gions \u00e0 faible pluviom\u00e9trie, il a la possibilit\u00e9 de r\u00e9duire la pauvret\u00e9 dans les zones arides et semi-arides qui constituent pr\u00e8s de 80 pour cent du territoire k\u00e9nyan, estiment les autorit\u00e9s. La culture est produite dans cinq des huit provinces du pays.<\/p>\n<p> A une rencontre tenue \u00e0 Nairobi la semaine derni\u00e8re, plus de 60 agriculteurs des quatre coins du pays, repr\u00e9sentant le secteur priv\u00e9, le gouvernement et des organisations non gouvernementales, ont \u00e9galement d\u00e9battu des d\u00e9fis auxquels est confront\u00e9e l&#39;industrie &#8212; en particulier le co\u00fbt \u00e9lev\u00e9 de production.<\/p>\n<p> &quot;On d\u00e9pense beaucoup d&#39;argent pour le cultiver, pourtant, ce que vous obtenez apr\u00e8s la r\u00e9colte est tr\u00e8s d\u00e9courageant. J&#39;ai d\u00e9pens\u00e9 environ 217 dollars dans des intrants agricoles sur ma parcelle d&#39;un demi-hectare. L&#39;ann\u00e9e derni\u00e8re, j&#39;ai r\u00e9colt\u00e9 300 kilos de coton, que j&#39;ai vendus \u00e0 0,3 dollar le kilo (90 dollars au total). O\u00f9 est le b\u00e9n\u00e9fice?&quot;, a demand\u00e9 Leonora Were, pr\u00e9sidente des Producteurs de coton de l&#39;ouest du Kenya.<\/p>\n<p> Ces difficult\u00e9s ont pouss\u00e9 certains agriculteurs \u00e0 abandonner le coton, a-t-elle dit \u00e0 IPS : &quot;Lorsque nous avons commenc\u00e9 en tant que groupement, nous \u00e9tions plus de 2.000 agriculteurs; actuellement, nous ne sommes que 600. Le reste est parti \u00e0 cause des difficult\u00e9s dans la production du coton&quot;.<\/p>\n<p> Selon la Commission coton du Kenya, environ 350.000 hectares dans le pays sont adapt\u00e9s \u00e0 la production du coton et peuvent rapporter quelque 260.000 balles de tissu ouat\u00e9 par an. Cependant, le coton n&#39;est cultiv\u00e9 \u00e0 l&#39;heure actuelle que sur 25.000 hectares, avec une production annuelle de 20.000 balles de tissu ouat\u00e9.<\/p>\n<p> D&#39;autres agriculteurs ont essay\u00e9 de r\u00e9duire les co\u00fbts, en partie en arr\u00eatant l&#39;utilisation de pesticides et des choses du genre qui repr\u00e9senteraient 40 pour cent du co\u00fbt total de production du coton. Mais ceci, en retour, a entra\u00een\u00e9 de faibles rendements.  &quot;La strat\u00e9gie 2030 doit intervenir l\u00e0 o\u00f9 les co\u00fbts sont concern\u00e9s. Le co\u00fbt des pesticides est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9&#8230;Par ailleurs, les agriculteurs au Kenya op\u00e8rent sans des semences certifi\u00e9es. La strat\u00e9gie doit s&#39;atteler \u00e0 un syst\u00e8me de certification de semence pour s&#39;assurer que les fermiers ont acc\u00e8s \u00e0 des semences de qualit\u00e9&quot;, a not\u00e9 Peter Kegode de TechnoServe. Cette organisation bas\u00e9e \u00e0 Washington aide les fermiers pauvres des zones rurales de pays en d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p> L&#39;insuffisance d&#39;\u00e9greneuses, o\u00f9 les graines et la salet\u00e9 sont extraites du coton, constitue des difficult\u00e9s suppl\u00e9mentaires.  Les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, les usines \u00e9greneuses appartenaient au gouvernement.<\/p>\n<p>Toutefois, l&#39;av\u00e8nement de la lib\u00e9ralisation a vu plusieurs fermer. Actuellement, il y a environ 24 \u00e9greneuses qui appartiennent \u00e0 des priv\u00e9s, dont 60 pour cent seulement sont op\u00e9rationnels.<\/p>\n<p> &quot;Dans la plupart des campagnes, il n&#39;y a pas d&#39;\u00e9greneuse et les fermiers doivent marcher pendant des jours pour se rendre \u00e0 un lieu o\u00f9 ils peuvent vendre leur coton&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, David Masika, propri\u00e9taire des \u00e9greneuses Makueni dans la Province de l&#39;est. Les \u00e9greneuses qui marchent sont confront\u00e9es aux co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s de l&#39;\u00e9lectricit\u00e9, et aux probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la technologie obsol\u00e8te.<\/p>\n<p> Les industries textiles et des v\u00eatements du Kenya ont \u00e9galement besoin d&#39;\u00eatre revitalis\u00e9es.<\/p>\n<p> Selon l&#39;Institut k\u00e9nyan de recherche et d&#39;analyse sur la politique publique, une institution gouvernementale, les industries ont pris de l&#39;importance apr\u00e8s l&#39;ind\u00e9pendance en 1963 pour devenir le deuxi\u00e8me plus grand employeur du pays apr\u00e8s l&#39;administration, dans les ann\u00e9es 1980. Ceci \u00e9tait largement d\u00fb \u00e0 une absence de comp\u00e9tition de la part des firmes \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p> La lib\u00e9ralisation a eu pour cons\u00e9quence un afflux d&#39;importations de friperie qui ont submerg\u00e9 le march\u00e9 local. Les firmes k\u00e9nyanes ont \u00e9galement d\u00fb entrer en comp\u00e9tition avec des importations chinoises bon march\u00e9 qui ont inond\u00e9 le pays, en particulier apr\u00e8s l&#39;expiration de l&#39;Accord multifibre (MFA) en d\u00e9cembre 2004.<\/p>\n<p> En vigueur depuis 1974, le MFA a permis aux pays de fixer des quotas sur les importations de textiles afin de prot\u00e9ger les industries textiles locales. Cela a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9 progressivement dans le cadre des politiques de l&#39;Organisation mondiale du commerce visant \u00e0 lib\u00e9raliser le commerce de textiles.<\/p>\n<p> David Nalo, secr\u00e9taire permanent au minist\u00e8re du Commerce et de l&#39;Industrie, soutient que le secteur textile du Kenya peut encore prosp\u00e9rer, \u00e0 travers la Loi sur la croissance et les opportunit\u00e9s \u00e9conomiques en Afrique (AGOA) des Etats-Unis &#8212; une affirmation que certains contestent.<\/p>\n<p> Cette initiative am\u00e9ricaine permet \u00e0 37 pays en Afrique subsaharienne d&#39;exporter divers produits, dont des textiles, vers les Etats-Unis, sans taxe &#8212; quelque chose qui a vu la part des exportations k\u00e9nyanes de textiles et de v\u00eatements vers les Etats-Unis augmenter au cours des ann\u00e9es.<\/p>\n<p> L&#39;AGOA a \u00e9t\u00e9 instaur\u00e9e en 2000, et doit expirer en 2015. Des pays d&#39;Afrique subsaharienne peuvent tirer profit de la loi s&#39;ils arrivent \u00e0 faire preuve de progr\u00e8s dans la mise en place d&#39;\u00e9conomies de march\u00e9, respectant l&#39;Etat de droit et prot\u00e9geant la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle &#8212; entre autres.<\/p>\n<p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 28 f\u00e9v (IPS) &#8211; L&#39;industrie cotonni\u00e8re du Kenya, autrefois l&#39;un des principaux pourvoyeurs de devises \u00e9trang\u00e8res du pays, a chut\u00e9 consid\u00e9rablement apr\u00e8s la lib\u00e9ralisation du secteur en 1991.<\/p>\n","protected":false},"author":215,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,27,6,1,32],"tags":[],"class_list":["post-3371","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-east-africa","category-economie-finances-le-commerce","category-headlines","category-wto-conference-hong-kong"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3371","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/215"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3371"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3371\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3371"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3371"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3371"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}