{"id":3262,"date":"2007-01-04T13:40:01","date_gmt":"2007-01-04T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/01\/04\/medias-niger-je-suis-un-homme-qui-est-toujours-en-liberte-provisoire\/"},"modified":"2007-01-04T13:40:01","modified_gmt":"2007-01-04T13:40:01","slug":"medias-niger-je-suis-un-homme-qui-est-toujours-en-liberte-provisoire","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/01\/04\/medias-niger-je-suis-un-homme-qui-est-toujours-en-liberte-provisoire\/","title":{"rendered":"MEDIAS-NIGER: &quot;Je suis un homme qui est toujours en libert\u00e9 provisoire&quot;"},"content":{"rendered":"<p>NIAMEY, 4 jan (IPS) &#8211; Apr\u00e8s quatre mois de prison pour d\u00e9lit de presse, Maman Abou et Oumarou Ke\u00efta, respectivement directeur de publication et directeur de la r\u00e9daction du journal &#8220;Le R\u00e9publicain&#8221;, un hebdomadaire ind\u00e9pendant paraissant \u00e0 Niamey, au Niger, ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#39;une libert\u00e9 provisoire en novembre dernier \u00e0 la suite de leur proc\u00e8s en appel.\n <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Les deux journalistes \u00e9voquent, dans une interview avec IPS, la situation de la libert\u00e9 de la presse dans ce pays d&#39;Afrique de l&#39;ouest, les raisons de leur incarc\u00e9ration et les conditions de leur d\u00e9tention.  IPS: Comment se pr\u00e9sente la situation de la libert\u00e9 de la presse au Niger et que peut-on faire pour l&#39;am\u00e9liorer? Oumarou Ke\u00efta: La situation de la libert\u00e9 de la presse est aujourd&#39;hui pr\u00e9occupante dans notre pays. Le Niger recule dangereusement, avec des arrestations et emprisonnements des journalistes dans l&#39;exercice de leur m\u00e9tier. En 2006, quatre journalistes ont purg\u00e9 des peines de prison, dont trois sur plaintes des pouvoirs publics; le journal &#8220;L&#39;Opinion&#8221; a \u00e9t\u00e9 interdit d\u00e9finitivement de parution sur d\u00e9cision du Conseil sup\u00e9rieur de la communication (instance officielle de r\u00e9gulation ders m\u00e9dias), certains organes ont re\u00e7u des menaces de la part du m\u00eame conseil.  Le Premier ministre Hama Amadou a contribu\u00e9 fortement \u00e0 alimenter le climat d\u00e9l\u00e9t\u00e8re que nous connaissons aujourd&#39;hui, en affirmant le 4 mai 2006, au lendemain de la Journ\u00e9e internationale de la libert\u00e9 de la presse, qu&#39;il tra\u00eenera, devant les tribunaux, les journalistes qui le critiquent, et qu&#39;il fera tout pour qu&#39;ils payent le prix. En d&#39;autres termes, il s&#39;emploiera personnellement \u00e0 ce qu&#39;ils soient condamn\u00e9s. Il a tenu parole puisque nous avons pass\u00e9 quatre mois de prison. Le m\u00eame Premier ministre s&#39;obstine \u00e0 bloquer la d\u00e9p\u00e9nalisation des d\u00e9lits de presse, qui est pourtant une promesse \u00e9lectorale du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, en 2004. Il instruit \u00e9galement les responsables de l&#39;administration publique \u00e0 ne pas permettre aux journalistes d&#39;acc\u00e9der aux informations. La menace est donc permanente.  Pour y rem\u00e9dier, il appartient \u00e0 l&#39;ensemble des journalistes de travailler pour que la libert\u00e9 de la presse soit r\u00e9elle au Niger, pour revoir le cadre juridique et institutionnel en vue d&#39;extirper les dispositions liberticides, renforcer la formation initiale et continue des journalistes, mettre en \u0153uvre la convention collective professionnelle pour s\u00e9curiser les journalistes. Il faudrait aussi qu&#39;ils luttent pour obtenir le fonds d&#39;aide \u00e0 la presse, qui a toujours \u00e9t\u00e9 vot\u00e9 par le parlement dans le budget de l&#39;Etat depuis 2000, mais jamais lib\u00e9r\u00e9.  IPS: La Cour d&#39;appel de Niamey a d\u00e9cid\u00e9 de vous mettre en libert\u00e9 provisoire \u00e0 l&#39;issue de son audience du 27 novembre 2006. Quel sentiment vous anime-t-il d&#39;\u00eatre enfin hors de prison? Maman Abou: Le sentiment qui m&#39;anime, c&#39;est celui de la fiert\u00e9 pour avoir, une fois de plus, rendu plus publique la mani\u00e8re catastrophique dont ce pays est g\u00e9r\u00e9. Qu&#39;avons-nous fait? Nous avons tout simplement donn\u00e9 des informations qui prouvent que le budget de l&#39;Etat est tr\u00e8s mal g\u00e9r\u00e9, \u00e0 travers notamment l&#39;exemple d&#39;une aide financi\u00e8re ext\u00e9rieure obtenue pour soutenir l&#39;\u00e9ducation de base au Niger.  Nous estimons que nous avons fait un travail de militant de la cause nationale, qui doit \u00eatre fait par tout journaliste consciencieux et responsable. Ce travail consiste \u00e0 cerner les hommes politiques qui viennent g\u00e9rer l&#39;Etat au nom de l&#39;int\u00e9r\u00eat public pour les emp\u00eacher de tomber dans des d\u00e9rives. Donc, je suis anim\u00e9 par un sentiment de fiert\u00e9 pour avoir rendu un grand service \u00e0 notre nation.    O.K: Je suis aussi anim\u00e9 par un sentiment de satisfaction apr\u00e8s cette ordonnance rendue par la Cour d&#39;appel. Lorsque nous avions \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s par le Tribunal de grande instance de Niamey \u00e0 18 mois de prison ferme et 10 millions de francs CFA (environ 20.000 dollars) de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 verser au Premier ministre Hama Amadou, vous vous rappelez toute la mobilisation qu&#39;il y a eu autour de l&#39;affaire, toutes les critiques \u00e9mises contre ce jugement qui \u00e9tait un jugement politique.  C&#39;est pourquoi, lorsque la Cour d&#39;appel a prononc\u00e9 cette ordonnance, la satisfaction \u00e9tait g\u00e9n\u00e9rale; le droit a \u00e9t\u00e9 dit sur cette affaire syst\u00e9matiquement politis\u00e9e de bout en bout. Nous esp\u00e9rons qu&#39;avec le d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 report\u00e9 au 12 f\u00e9vrier 2007, la cour ne suivra pas les r\u00e9quisitions du procureur g\u00e9n\u00e9ral et dira d\u00e9finitivement le droit en pronon\u00e7ant purement et simplement notre relaxe.  IPS: Juste apr\u00e8s votre inculpation en premi\u00e8re instance, vous avez \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s dans les prisons de T\u00e9ra (183 km de Niamey) et de Filingu\u00e9 (185 km) au lieu d&#39;\u00eatre gard\u00e9s \u00e0 la maison d&#39;arr\u00eat de Niamey. Comment avez-vous accueilli cette d\u00e9cision? O.K: Lorsqu&#39;ils ont d\u00e9cid\u00e9 de nous mettre sous mandat de d\u00e9p\u00f4t, il a \u00e9t\u00e9 dit et \u00e9crit que nous serons d\u00e9tenus \u00e0 la prison civile de Niamey. Mais curieusement, nos avocats et nous-m\u00eames avions constat\u00e9 que cela n&#39;a pas \u00e9t\u00e9 le cas. Le directeur de publication a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 la prison de T\u00e9ra, et moi-m\u00eame \u00e0 la prison de Filingu\u00e9. Naturellement, cela nous a indign\u00e9s, mais a indign\u00e9 aussi l&#39;opinion nationale dans la mesure o\u00f9 tout le monde a compris qu&#39;autour de cette affaire, le gouvernement s&#39;est d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 engager une cabale contre nous, \u00e0 faire en sorte que notre moral soit sci\u00e9 \u00e0 travers notre isolement total et que nous craquions.  En nous d\u00e9portant, le gouvernement esp\u00e9rait scier aussi le moral des citoyens nig\u00e9riens qui sont mobilis\u00e9s autour de cette affaire. Malheureusement pour lui et pour le Premier ministre qui est \u00e0 l&#39;origine de la cabale, cela n&#39;a pas \u00e9t\u00e9 le cas. Nos concitoyens, qui ont pris conscience de ce que &#8220;Le R\u00e9publicain&#8221; est en train de faire comme travail de d\u00e9nonciation de la mal gouvernance, de la corruption dans les sph\u00e8res de l&#39;Etat, et nous-m\u00eames avions tenu bon.  M.A: A travers cette d\u00e9portation, nous avons eu le sentiment ce jour-l\u00e0 que la justice a \u00e9t\u00e9 manipul\u00e9e &#8212; comme dans les autres proc\u00e8s qu&#39;on nous a intent\u00e9s par le pass\u00e9 &#8212; par le ministre de la Justice et le Premier ministre, qui \u00e9taient nos v\u00e9ritables adversaires. Notre adversaire n&#39;\u00e9tait pas l&#39;Etat du Niger, mais plut\u00f4t le Premier ministre Hama Amadou dont nous avons mis en cause la gestion que nous avons d&#39;ailleurs l&#39;habitude de mettre en cause depuis&#8230;les &#8220;Psop et les Lap&#8221; (Paiement sans ordonnancement pr\u00e9alable et sans lettre d&#39;autorisation de paiement. Il s&#39;agit de l&#39;affaire de deux pratiques de paiement utilis\u00e9es abusivement par le gouvernement en l&#39;absence de tout respect des proc\u00e9dures en la mati\u00e8re) qui nous avait d\u00e9j\u00e0 conduits en prison en 2003.  Donc, nous avons un contentieux avec le Premier ministre sur la mani\u00e8re dont il g\u00e8re les deniers de l&#39;Etat. Alors, quand nous avons \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et jug\u00e9s \u00e0 travers une parodie de proc\u00e8s en premi\u00e8re instance, nous avons \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s. Souvenez-vous, au d\u00e9part, le gouvernement ne voulait m\u00eame pas que nos familles sachent exactement o\u00f9 on nous d\u00e9portait.  IPS: Pourtant officiellement, vous \u00eates poursuivis sur plainte du Premier ministre pour &#8220;diffamation et propagation de fausses nouvelles&#8221;, suite \u00e0 un article intitul\u00e9 &#8220;Hama l\u00e2che l&#39;Occident pour l&#39;Iran&#8221; paru dans &#8220;Le R\u00e9publicain&#8221; le 27 juillet 2006. Que r\u00e9pondez-vous \u00e0 cette accusation? O.K: Officiellement, sur la plainte, c&#39;est l&#39;Etat du Niger qui dit avoir \u00e9t\u00e9 diffam\u00e9. Mais au fond, \u00e0 l&#39;occasion des d\u00e9bats, et lorsqu&#39;il s&#39;est agi de dommages et int\u00e9r\u00eats \u00e0 verser, le nom du Premier ministre Hama Amadou est subitement apparu. En fait, l&#39;article &#8220;Hama l\u00e2che l&#39;Occident pour l&#39;Iran&#8221; est un pr\u00e9texte qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour vouloir faire taire Le R\u00e9publicain. Dans la plainte, on nous a reproch\u00e9 d&#39;avoir dit que Hama Amadou avait d\u00een\u00e9 avec l&#39;ambassadeur iranien, et que nous avions annonc\u00e9 qu&#39;il y aura un r\u00e9am\u00e9nagement de la carte diplomatique du Niger.<\/p>\n<p> Au cours des d\u00e9bats \u00e0 la Cour d&#39;appel, nous avions confirm\u00e9 que le Premier ministre avait effectivement d\u00een\u00e9 avec l&#39;ambassadeur, et que la carte diplomatique sera r\u00e9am\u00e9nag\u00e9e. Au lendemain de la parution de cet article, le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res, de la Coop\u00e9ration et de l&#39;Int\u00e9gration africaine a publi\u00e9 un communiqu\u00e9 pour confirmer que le Niger s&#39;est engag\u00e9 \u00e0 red\u00e9finir sa carte diplomatique. Avec l&#39;Iran et d&#39;autres pays, indiquait le communiqu\u00e9, le Niger entretient d&#39;importantes relations qui sont appel\u00e9es \u00e0 se renforcer davantage.<\/p>\n<p> Peu avant, le Premier ministre, en sa qualit\u00e9 de pr\u00e9sident du MNSD (Mouvement national pour la soci\u00e9t\u00e9 de d\u00e9veloppement &#8212; le principal parti au pouvoir), s&#39;est r\u00e9pandu en diatribes contre les Occidentaux qui exigent une gestion plus saine des ressources qu&#39;ils mettent \u00e0 leur disposition. Au journal Le R\u00e9publicain, nous n&#39;avions jamais pos\u00e9 le probl\u00e8me en termes de savoir avec qui le Niger doit entretenir des relations diplomatiques. Nous avions seulement fait une analyse sur la base du contexte politique national de l&#39;\u00e9poque, pour relever l&#39;inclination de ce r\u00e9gime \u00e0 la mal gouvernance.<\/p>\n<p> IPS: Quelles \u00e9taient les conditions de votre d\u00e9tention? M.A: Les premiers jours, les conditions de d\u00e9tention \u00e9taient assez contraignantes. Notre entourage n&#39;avait pas acc\u00e8s \u00e0 nous. Il fallait une autorisation sp\u00e9ciale pour venir nous rendre visite. Il faut toutefois reconna\u00eetre que nous n&#39;avons pas \u00e9t\u00e9 tortur\u00e9s en prison, mais priv\u00e9s de visites pendant les tous premiers jours. Seulement, avec le temps, avec surtout la pression de la presse, et de l&#39;opinion nationale et internationale qui \u00e9tait scandalis\u00e9e par notre emprisonnement, le gouvernement \u00e9tait oblig\u00e9 d&#39;assouplir sa position; et par la suite, on nous a permis de recevoir des visites.<\/p>\n<p> O.K: Le directeur de publication n&#39;avait droit ni \u00e0 la radio, ni aux journaux. Et moi, j&#39;\u00e9tais gard\u00e9 entre les quatre murs de la prison quand je n&#39;avais pas de visite. Les conditions \u00e9taient assez difficiles aussi parce que ceux qui souhaitaient venir nous rendre visite \u00e9taient oblig\u00e9s de disposer d&#39;un permis de communiquer. Or pendant longtemps, obtenir ce permis \u00e9tait tr\u00e8s difficile parce que les autorit\u00e9s politiques l&#39;ont d\u00e9cid\u00e9 ainsi. C&#39;\u00e9taient des conditions difficiles au d\u00e9but, mais progressivement, elles se sont assouplies, suite aux diff\u00e9rentes d\u00e9nonciations des confr\u00e8res et des organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile qui ne comprenaient pas pourquoi des citoyens, qui ont \u00e9t\u00e9 injustement jet\u00e9s en prison, soient priv\u00e9s du minimum.  IPS: Comment avez-vous g\u00e9r\u00e9 votre temps durant ces quatre mois de privation de libert\u00e9? O.K: On \u00e9tait oblig\u00e9 de s&#39;adapter \u00e0 la nouvelle situation. Nous passions notre temps entre la lecture et les visites que nous recevons des coll\u00e8gues, parents, et sympathisants. En fait, c&#39;\u00e9tait devenu plus ou moins une routine; c&#39;est \u00e0 cet exercice que nous nous soumettons chaque jour.  IPS: Quelle sera alors la suite de cette affaire? M.A: Pour le moment, nous attendons le d\u00e9nouement d\u00e9finitif de l&#39;affaire. D&#39;ailleurs moi personnellement, je suis en libert\u00e9 provisoire depuis l&#39;affaire des &#8220;Psop&#8221; que j&#39;ai d\u00e9nonc\u00e9e en 2003 et qui m&#39;avait conduit en prison. Donc, je suis un homme qui est toujours en libert\u00e9 provisoire avec ce r\u00e9gime-l\u00e0. Parce que nous ne renoncerons jamais \u00e0 faire des investigations pour voir comment les dirigeants g\u00e8rent les affaires publiques, et eux, apparemment, n&#39;ont pas l&#39;intention de renoncer \u00e0 nous envoyer en prison.    IPS: Comment se pr\u00e9sente le moral \u00e0 l&#39;issue de cette \u00e9preuve difficile?  O.K: Le moral n&#39;a jamais vari\u00e9 depuis le premier jour de notre arrestation le 4 ao\u00fbt jusqu&#39;au 27 novembre 2006 o\u00f9 nous avions \u00e9t\u00e9 mis en libert\u00e9 provisoire. Le moral \u00e9tait rest\u00e9 intact parce que d&#39;une part, la cause que nous d\u00e9fendons \u00e9tait une cause juste; nous d\u00e9non\u00e7ons la mauvaise gouvernance, la corruption, la mauvaise gestion des deniers publics. Et d&#39;autre part, au regard de la mobilisation citoyenne autour de notre emprisonnement tant au Niger qu&#39;\u00e0 l&#39;ext\u00e9rieur, il \u00e9tait clair que notre moral ne pourrait \u00eatre affect\u00e9. Nous \u00e9tions d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 aller jusqu&#39;au bout.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NIAMEY, 4 jan (IPS) &#8211; Apr\u00e8s quatre mois de prison pour d\u00e9lit de presse, Maman Abou et Oumarou Ke\u00efta, respectivement directeur de publication et directeur de la r\u00e9daction du journal &#8220;Le R\u00e9publicain&#8221;, un hebdomadaire ind\u00e9pendant paraissant \u00e0 Niamey, au Niger,&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2007\/01\/04\/medias-niger-je-suis-un-homme-qui-est-toujours-en-liberte-provisoire\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":299,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,24,10,1,7,29],"tags":[],"class_list":["post-3262","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-communication-medias","category-droits-humains","category-headlines","category-politique","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3262","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/299"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3262"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3262\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3262"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3262"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3262"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}