{"id":2790,"date":"2005-12-21T13:40:01","date_gmt":"2005-12-21T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/12\/21\/challenges-2005-2006-la-nouvelle-constitution-du-kenya-tombee-dans-loubli\/"},"modified":"2005-12-21T13:40:01","modified_gmt":"2005-12-21T13:40:01","slug":"challenges-2005-2006-la-nouvelle-constitution-du-kenya-tombee-dans-loubli","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/12\/21\/challenges-2005-2006-la-nouvelle-constitution-du-kenya-tombee-dans-loubli\/","title":{"rendered":"CHALLENGES 2005-2006: La nouvelle constitution du Kenya tomb\u00e9e dans l&#39;oubli"},"content":{"rendered":"<p>NAIROBI, 21 d\u00e9c (IPS) &#8211; Pour la majorit\u00e9 des K\u00e9nyans, il est de plus en plus clair que le gouvernement du pr\u00e9sident Mwai Kibaki, qui a trois ans, tarde \u00e0 introduire une nouvelle constitution pour ce pays d&#39;Afrique de l&#39;est.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p> Au d\u00e9part, l&#39;administration de Kibaki avait promis qu&#39;une nouvelle constitution entrerait en vigueur dans les 100 premiers jours apr\u00e8s son entr\u00e9e en fonction. Mais plus de 1.000 jours sont pass\u00e9s depuis et il n&#39;y a toujours pas de constitution en place. Sa derni\u00e8re trouvaille \u00e9tait un r\u00e9f\u00e9rendum convoqu\u00e9 le 21 novembre pour d\u00e9cider du projet de constitution, qui a litt\u00e9ralement divis\u00e9 en deux le gouvernement de Kibaki.<\/p>\n<p> Cinquante-sept pour cent des \u00e9lecteurs ont rejet\u00e9 le projet du document alors que 43 pour cent ont vot\u00e9 en sa faveur. Le pr\u00e9sident Kibaki, avec ses principaux alli\u00e9s de la &#39;National Alliance Party of Kenya&#39; (NAK), a soutenu le document.<\/p>\n<p> Son N\u00e9m\u00e9sis, le &#39;Liberal Democratic Party&#39; (LDP) s&#39;est joint au principal parti d&#39;opposition, la &#39;Kenya African National Union&#39; (KANU), pour amener les K\u00e9nyans \u00e0 rejeter le document. Le LDP et la NAK \u00e9taient les principaux partis qui ont form\u00e9 le gouvernement de coalition, l&#39;Alliance nationale Arc-en-ciel.  Au cours du r\u00e9f\u00e9rendum, Kibaki et ses partisans ont fait campagne pour une pr\u00e9sidence plus forte. Pendant ce temps, ses opposants voulaient des pouvoirs pr\u00e9sidentiels r\u00e9duits et partag\u00e9s avec un Premier ministre.  Les opposants de Kibaki ont fait campagne sur la base d&#39;un document, d\u00e9nomm\u00e9 le projet de Bomas, le fruit d&#39;une Conf\u00e9rence constitutionnelle nationale (NCC), qui a propos\u00e9 la r\u00e9duction des pouvoirs du pr\u00e9sident.<\/p>\n<p>Selon la Commission de r\u00e9vision de la constitution du Kenya (CKRC), la majorit\u00e9 des K\u00e9nyans pr\u00e9f\u00e8rent que les pouvoirs du pr\u00e9sident soient r\u00e9duits et partag\u00e9s avec un poste de Premier ministre propos\u00e9 pour se pr\u00e9munir contre l&#39;abus de pouvoir. En 2002, la commission a recueilli les opinions des K\u00e9nyans sur ce qu&#39;ils voulaient dans le projet de constitution.<\/p>\n<p> Le chemin menant \u00e0 une nouvelle constitution a \u00e9t\u00e9 long et tortueux, caract\u00e9ris\u00e9 par une rivalit\u00e9 politique nette. Cette rivalit\u00e9, entre les deux factions au sein du gouvernement, s&#39;est intensifi\u00e9e apr\u00e8s que des d\u00e9put\u00e9s pro-Kibaki ont modifi\u00e9 le contenu du projet de Bomas &#8211; d\u00e9nomm\u00e9 ainsi en souvenir du lieu o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 &#8211; Bomas of Kenya &#8211; \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la capitale k\u00e9nyane, Nairobi. Les modifications pr\u00e9voyaient que le parlement rejette ou accepte le projet dans sa totalit\u00e9 sans faire un quelconque amendement.  Les modifications permettaient que le projet de Bomas soit remplac\u00e9 par un autre document, la proposition de kilifi. Cette proposition pr\u00e9voyait un pr\u00e9sident ex\u00e9cutif et un Premier ministre de nom d\u00e9sign\u00e9 par celui-ci. Le document de Kilifi a pris le nom de la ville c\u00f4ti\u00e8re de Kilifi, o\u00f9 une partie des d\u00e9put\u00e9s, principalement de la NAK, a apport\u00e9 les modifications au document de Bomas.<\/p>\n<p> Se fondant sur la force du document de Kilifi, le procureur g\u00e9n\u00e9ral Amos Wako a r\u00e9dig\u00e9 un projet final de constitution, qui a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 au r\u00e9f\u00e9rendum du 21 novembre. Le rejet, affirment des analystes, a d\u00e9montr\u00e9 un manque de confiance dans l&#39;administration Kibaki.<\/p>\n<p> La d\u00e9faite de Kibaki au r\u00e9f\u00e9rendum avait vu ce dernier dissoudre tout son cabinet. Bien qu&#39;il en ait reconstitu\u00e9 un nouveau il y a quelques jours, sept anciens ministres du LDP ne figuraient pas sur la liste du nouveau gouvernement.<\/p>\n<p> Malgr\u00e9 la division dans la coalition, les clameurs en faveur d&#39;une nouvelle constitution continuent toujours, aussi bien au LDP qu&#39;\u00e0 la KANU, qui ont depuis form\u00e9 le Mouvement d\u00e9mocratique orange.<\/p>\n<p> Des groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile du Kenya se sont \u00e9galement rencontr\u00e9s \u00e0 Nairobi le 8 d\u00e9cembre, sous les auspices du &#39;Kenya Human Rights Network&#39; (R\u00e9seau des organisations de droits de l&#39;Homme du Kenya), pour relancer le processus constitutionnel qui, ont-ils affirm\u00e9, avait co\u00fbt\u00e9 aux contribuables environ 135 millions de dollars. Le gros de l&#39;argent aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9 dans des salaires et allocations des 17 membres de la commission, quelque chose qui a provoqu\u00e9 l&#39;indignation du public.<\/p>\n<p> &quot;Nous voulons occuper notre place l\u00e9gitime dans la confection de la constitution. Nous avons laiss\u00e9 le processus aux politiciens et ils l&#39;ont chamboul\u00e9. Maintenant, nous voulons rester vigilants pour nous assurer que les K\u00e9nyans obtiendront la constitution qu&#39;ils veulent, et non celle qui a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour une politique conjoncturelle&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, Cyprian Nyamwamu, un membre du groupe.<\/p>\n<p> Les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile estiment que le processus prendra fin en juin 2007, apr\u00e8s des consultations approfondies avec les parties prenantes qui incluent le secteur priv\u00e9, des partis politiques et des groupes confessionnels.<\/p>\n<p> Mais pour emp\u00eacher les politiciens de d\u00e9tourner encore le processus, des mesures de garantie sont requises, avertissent les militants. &quot;Il faut une loi du parlement pour prot\u00e9ger le processus aussi bien du d\u00e9fi politique que l\u00e9gal&quot;, a indiqu\u00e9 Ng&#39;ang&#39;a Thiong&#39;o, un avocat constitutionnaliste, qui exerce \u00e0 Nairobi. Il faisait allusion au pr\u00e9c\u00e9dent processus qui a conduit au rejet du projet de constitution au r\u00e9f\u00e9rendum. Le processus, a-t-il dit, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9 par des politiciens qui l&#39;ont utilis\u00e9 comme &quot;un forum pour d\u00e9fendre leurs int\u00e9r\u00eats personnels \u00e9go\u00efstes&quot;.   N\u00e9anmoins, le pr\u00e9sident Kibaki a d\u00e9clar\u00e9 que son gouvernement tenait toujours \u00e0 donner aux K\u00e9nyans une nouvelle constitution. &quot;Mon gouvernement facilitera des consultations pour ouvrir la voie \u00e0 un cadre juridique qui guidera la nation vers l&#39;obtention d&#39;une nouvelle constitution&quot;, a-t-il not\u00e9 pendant les f\u00eates comm\u00e9morant l&#39;ind\u00e9pendance du pays le 12 d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NAIROBI, 21 d\u00e9c (IPS) &#8211; Pour la majorit\u00e9 des K\u00e9nyans, il est de plus en plus clair que le gouvernement du pr\u00e9sident Mwai Kibaki, qui a trois ans, tarde \u00e0 introduire une nouvelle constitution pour ce pays d&#39;Afrique de l&#39;est.<\/p>\n","protected":false},"author":215,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,1,7],"tags":[],"class_list":["post-2790","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-headlines","category-politique"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2790","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/215"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2790"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2790\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2790"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2790"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2790"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}