{"id":2552,"date":"2005-06-16T13:40:01","date_gmt":"2005-06-16T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/06\/16\/droits-cote-divoire-ni-guerre-ni-paix-mais-des-civils-toujours-victimes\/"},"modified":"2005-06-16T13:40:01","modified_gmt":"2005-06-16T13:40:01","slug":"droits-cote-divoire-ni-guerre-ni-paix-mais-des-civils-toujours-victimes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/06\/16\/droits-cote-divoire-ni-guerre-ni-paix-mais-des-civils-toujours-victimes\/","title":{"rendered":"DROITS-COTE D&#39;IVOIRE: Ni guerre ni paix, mais des civils toujours victimes"},"content":{"rendered":"<p>ABIDJAN, 16 juin (IPS) &#8211; Les violations des droits de l&#39;Homme se poursuivent et se multiplient en C\u00f4te d&#39;Ivoire, un pays divis\u00e9 en deux par une ligne de d\u00e9marcation la zone dite de confiance &#8211; depuis pr\u00e8s de trois ans de crise politico-militaire.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p> Des civils sont r\u00e9guli\u00e8rement l&#39;objet d&#39;attaques physiques dans les deux parties contr\u00f4l\u00e9es respectivement par des troupes gouvernementales (au sud) et par les ex-rebelles (au nord) depuis l&#39;insurrection arm\u00e9e, le 19 septembre 2002.  Un groupe de rebelles arm\u00e9s s&#39;\u00e9tait insurg\u00e9 apr\u00e8s une tentative manqu\u00e9e de coup d&#39;Etat, le 19 septembre 2002 \u00e0 Abidjan, la capitale \u00e9conomique ivoirienne, et s&#39;est repli\u00e9 vers le nord de la C\u00f4te d&#39;Ivoire. Ces rebelles ont d\u00e9clar\u00e9 qu&#39;ils avaient pris les armes pour s&#39;opposer \u00e0 une menace d&#39;exclusion pr\u00e9sum\u00e9e des populations du nord, musulmanes en majorit\u00e9.  Auparavant, le leader du Rassemblement des r\u00e9publicains (RDR), Alassane Ouattara, ancien Premier ministre et originaire du nord, avait \u00e9t\u00e9 exclu de l&#39;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d&#39;octobre 2000 pour cause &quot;d&#39;identit\u00e9 douteuse&quot;.<\/p>\n<p> Le dernier rapport bimestriel de la Mission des Nations Unies en C\u00f4te d&#39;Ivoire (ONUCI), publi\u00e9 le 9 juin, met en cause des milices, des groupes paramilitaires pro-gouvernementaux, des groupes ethniques arm\u00e9s, ainsi que les Forces nouvelles &#8211; l&#39;appellation officielle des ex-rebelles depuis les accords de Marcoussis, en France, sign\u00e9s en janvier 2003, pour avoir renonc\u00e9 aux actes de bellig\u00e9rance.  Plusieurs actes d&#39;enl\u00e8vements, de s\u00e9questration, de tortures, et m\u00eame de meurtres ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9s dans le rapport qui prend en compte les exactions commises entre mars et avril 2005. Le processus de paix en C\u00f4te d&#39;Ivoire est sous le contr\u00f4le de l&#39;ONUCI qui dispose d&#39;une force de quelque 10.000 hommes au total dont plus de 4.000 soldats fran\u00e7ais.  Selon l&#39;ONUCI, &quot;la suspicion et la d\u00e9nonciation&quot; sont les deux raisons \u00e9voqu\u00e9es pour se faire justice. &quot;Pendant les mois de mars et avril 2005, plusieurs r\u00e9sidences de personnalit\u00e9s ou affili\u00e9es aux formations politiques ont fait l&#39;objet d&#39;attaques par des hommes arm\u00e9s non identifi\u00e9s, que les autorit\u00e9s ont attribu\u00e9 aux bandits arm\u00e9s qui s\u00e8ment la terreur dans la ville d&#39;Abidjan&quot;, souligne le rapport.<\/p>\n<p> A Abidjan, dans le sud du pays, Arthur Donatien Bl\u00e9, un administrateur du travail, a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 de coups de pied et de ceinturon par des forces de l&#39;ordre au barrage r\u00e9gulier d&#39;Akou\u00e9do, pr\u00e8s de la capitale, pour avoir refus\u00e9 de se soumettre \u00e0 un racket. Tr\u00e8s affaibli, il a \u00e9t\u00e9 jet\u00e9 dans les broussailles. Retrouv\u00e9 par des passants, Bl\u00e9 a \u00e9t\u00e9 conduit \u00e0 l&#39;h\u00f4pital avant de porter plainte au tribunal militaire d&#39;Abidjan, sans aucune suite pour l&#39;instant.<\/p>\n<p> Suite \u00e0 une d\u00e9nonciation de leur appartenance suppos\u00e9e \u00e0 la r\u00e9bellion, Hyacinthe Kah, Adama Moussa Tour\u00e9 et Aboudramane Samassi ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenus du 29 mars au 2 avril, \u00e0 la pr\u00e9fecture de police du quartier Plateau, \u00e0 Abidjan. Et ce 2 avril, leurs corps ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s vers 22H15 locales dans la commune d&#39;Abobo, \u00e0 Abidjan. Les d\u00e9pouilles de Samassi et Tour\u00e9 portaient des marques de s\u00e9vices, selon l&#39;ONUCI.<\/p>\n<p> Jean-Marie Gervais Kacou, ancien ambassadeur et membre du bureau politique du Parti d\u00e9mocratique de C\u00f4te d&#39;Ivoire (PDCI), a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9 et malmen\u00e9 devant son domicile, le 16 avril. Quatre jours plus tard, J\u00e9r\u00f4me S\u00e9ry Assia, un ancien ministre du PDCI et sa famille ont \u00e9t\u00e9 ligot\u00e9s et brutalis\u00e9s dans leur maison.  Mais, c&#39;est l&#39;attaque, d\u00e9but juin, du domicile de Mathias Ngoan, lui aussi membre de cet ancien parti du premier pr\u00e9sident ivoirien F\u00e9lix Houphouet-Boigny, qui a pouss\u00e9 le PDCI, aujourd&#39;hui dans l&#39;opposition, \u00e0 faire une d\u00e9claration condamnant &quot;une attaque d&#39;activistes proche du pouvoir en place&quot;.  La semaine derni\u00e8re, une autre attaque a eu lieu au domicile de Paul Akoto Yao, un ancien ministre proche de l&#39;Union pour la d\u00e9mocratie et la paix en C\u00f4te d&#39;Ivoire (UDPCI), le parti du feu pr\u00e9sident g\u00e9n\u00e9ral Robert Gu\u00e9i, assassin\u00e9 par des hommes arm\u00e9s le premier jour de l&#39;insurrection, le 19 septembre 2002, \u00e0 Abidjan.   En g\u00e9n\u00e9ral, l&#39;opinion publique accuse les escadrons de la mort d&#39;\u00eatre responsables de ces diff\u00e9rentes agressions meurtri\u00e8res reprises, depuis quelque temps, contre des hommes politiques de l&#39;opposition, qui sont devenus apparemment leurs cibles privil\u00e9gi\u00e9es.  Le gouvernement du pr\u00e9sident ivoirien, Laurent Gbagbo, a toujours rejet\u00e9 ces accusations d&#39;agressions attribu\u00e9es aux escadrons de la mort, expliquant que ces actions d&#39;une &quot;ins\u00e9curit\u00e9 galopante&quot; en C\u00f4te d&#39;Ivoire sont les &quot;cons\u00e9quences de la situation de guerre que traverse le pays&quot;.<\/p>\n<p> Mais, les coupables des diff\u00e9rents crimes ne sont jamais identifi\u00e9s, m\u00eame si les escadrons de la mort avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 accus\u00e9s d&#39;avoir commis bon nombre de ces exactions, notamment entre 2002 et 2003.  Soup\u00e7onn\u00e9s d&#39;\u00eatre proches de la pr\u00e9sidence ivoirienne, avec \u00e0 sa t\u00eate le capitaine S\u00e9ka S\u00e9ka (aide de camp de l&#39;\u00e9pouse du chef de l&#39;Etat), les escadrons de la mort n&#39;ont jamais \u00e9t\u00e9 reconnus par le pouvoir en place. Et le pr\u00e9sident Gbagbo a toujours d\u00e9clar\u00e9 qu&#39;il n&#39;avait aucun lien avec &quot;ces tueurs&quot;.  Les escadrons de la mort, qui portent toujours des cagoules pendant leurs crimes, ont agi dans l&#39;impunit\u00e9 totale. Ils \u00e9taient accus\u00e9s notamment de l&#39;assassinat du Dr Beno\u00eet Dacoury Tabley (fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de Louis Dacoury Tabley, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral adjoint des Forces Nouvelles), de l&#39;artiste com\u00e9dien Camara Y\u00ear\u00eaf\u00ea, accus\u00e9 d&#39;\u00eatre proche du RDR de Ouattara, et d&#39;autres personnalit\u00e9s, en 2003.  Selon un analyste qui a requis l&#39;anonymat \u00e0 Abidjan, la plupart des Ivoiriens sont eux-m\u00eames surpris par l&#39;\u00e9mergence du ph\u00e9nom\u00e8ne des escadrons de la mort dans le pays. Mais, explique-t-il, &quot;leurs tenues militaires, leurs v\u00e9hicules et la tranquillit\u00e9 avec laquelle ils attaquent des opposants ou leurs sympathisants, laissent croire qu&#39;ils sont proches du pouvoir en place, m\u00eame si celui-ci se d\u00e9fend d&#39;avoir un quelconque lien avec ces meurtriers&quot;.   Dans le nord qui est la zone sous contr\u00f4le de l&#39;ex-r\u00e9bellion, les Forces nouvelles (FN) agissent \u00e9galement dans l&#39;impunit\u00e9. Ils sont accus\u00e9s d&#39;avoir commis plusieurs ex\u00e9cutions sommaires, dont 99 corps asphyxi\u00e9s avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts dans des containers au lendemain de heurts qui ont \u00e9clat\u00e9 entre des factions rivales des FN les 20 et 21 juin 2004, \u00e0 Korhogo, dans le nord du pays.  &quot;Les \u00e9l\u00e9ments des Forces nouvelles ont enlev\u00e9, d\u00e9tenu et ex\u00e9cut\u00e9 de nombreux civils, y compris parmi leurs propres partisans, suspect\u00e9s de soutenir le pr\u00e9sident Laurent Gbagbo. D&#39;autres ont \u00e9t\u00e9 contraints \u00e0 l&#39;exil dans les pays limitrophes&quot;, a expliqu\u00e9 \u00e0 IPS, Simon Mouzou, chef de la division des droits de l&#39;Homme de l&#39;ONUCI, apr\u00e8s la publication du rapport.<\/p>\n<p> De toutes les enqu\u00eates recommand\u00e9es par la communaut\u00e9 internationale, les organisations non gouvernementales (ONG) de d\u00e9fense des droits de l&#39;Homme et la soci\u00e9t\u00e9 civile ivoirienne, aucune n&#39;a abouti jusqu&#39;\u00e0 ce jour. &quot;Non seulement les enqu\u00eates prennent du temps et n&#39;aboutissent pas, mais aussi, pour les populations, le plus souvent analphab\u00e8tes, elles les exposent&quot;, explique \u00e0 IPS, Martine M., une jeune femme dont le corps a \u00e9t\u00e9 taillad\u00e9 \u00e0 la suite d&#39;un rapt.  Le Mouvement ivoirien pour la d\u00e9fense des droits de l&#39;Homme (MIDH), bas\u00e9 \u00e0 Abidjan, a r\u00e9pertori\u00e9 plus de 150 cas d&#39;arrestations depuis le 19 septembre 2002, visant essentiellement des personnes de confession musulmane ou portant un nom originaire du nord du pays, mais \u00e9galement des militants de partis d&#39;opposition. Certains ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s, mais d&#39;autres sont encore d\u00e9tenus depuis plusieurs mois.  &quot;Pour les disparus, on a d\u00e9nombr\u00e9 onze cas de personnes arr\u00eat\u00e9es par les forces de l&#39;ordre et non localis\u00e9es. Certains sont d\u00e9tenus dans des lieux inconnus et d&#39;autres sont morts, mais leur corps n&#39;a pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9&quot;, a indiqu\u00e9 \u00e0 IPS, Ibrahima Doumbia, vice-pr\u00e9sident du MIDH, faisant le d\u00e9compte des nombreuses violations des droits humains.  De son c\u00f4t\u00e9, la Ligue ivoirienne des droits l&#39;Homme (LIDHO), a toujours condamn\u00e9 les atteintes aux libert\u00e9s publiques, appelant parfois \u00e0 l&#39;ouverture d&#39;enqu\u00eates, mais sans aucune suite.<\/p>\n<p> L&#39;option des enqu\u00eates et des t\u00e9moignages publics demeure v\u00e9ritablement une initiative \u00e0 risques, souligne l&#39;ONG Action des jeunes pour la s\u00e9curit\u00e9 et la paix en Afrique (AJPSA). Selon elle, 85 pour cent des victimes de violations des droits humains en C\u00f4te d&#39;Ivoire, refuse de s&#39;exposer publiquement au cours des recherches des policiers enqu\u00eateurs.  &quot;Pour elles (les victimes), les corps habill\u00e9s (policiers et gendarmes) sont de connivence avec les agresseurs. Et les clivages politiques, qui ont exasp\u00e9r\u00e9 les populations, provoquent par moment des crises de confiance&quot;, soutient l&#39;AJPSA.<\/p>\n<p> Selon des analystes, il faut \u00eatre tr\u00e8s courageux pour oser d\u00e9noncer toutes les exactions commises en C\u00f4te d&#39;Ivoire. En 2001 d\u00e9j\u00e0, la Cour de justice belge avait constat\u00e9 le d\u00e9sistement d&#39;un plaignant ivoirien, Brahima Tour\u00e9, qui devait t\u00e9moigner contre le r\u00e9gime ivoirien. Attendu \u00e0 la barre, Tour\u00e9, qui a \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9 en Belgique comme r\u00e9fugi\u00e9 politique, a refus\u00e9 de t\u00e9moigner devant la justice belge, craignant pour sa s\u00e9curit\u00e9.  Tour\u00e9, qui est originaire du nord de la C\u00f4te d&#39;Ivoire, avait \u00e9t\u00e9 un rescap\u00e9 et un t\u00e9moin privil\u00e9gi\u00e9 de certaines ex\u00e9cutions sommaires au plus fort de la crise, \u00e0 Abidjan. Il a pu se r\u00e9fugier en Belgique gr\u00e2ce \u00e0 certaines bonnes volont\u00e9s qui l&#39;ont prot\u00e9g\u00e9.<\/p>\n<p> Les assassinats, viols et autres enl\u00e8vements resteront toujours sans suite judiciaire \u00e0 cause de l&#39;impunit\u00e9 r\u00e9gnante qui a atteint un certain paroxysme obligeant les populations \u00e0 vivre dans la peur quotidiennement, affirment les m\u00eames analystes.  L&#39;espoir des Ivoiriens r\u00e9side actuellement dans l&#39;accord de Pretoria, sign\u00e9 par les parties au conflit en avril, et qui pr\u00e9voit le d\u00e9sarmement effectif des troupes en pr\u00e9sence, du 27 juin au 10 ao\u00fbt 2005. Quant aux sanctions pr\u00e9vues par l&#39;ONU, elles sont suspendues pour le moment, en attendant la mise en \u0153uvre de l&#39;accord.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ABIDJAN, 16 juin (IPS) &#8211; Les violations des droits de l&#39;Homme se poursuivent et se multiplient en C\u00f4te d&#39;Ivoire, un pays divis\u00e9 en deux par une ligne de d\u00e9marcation la zone dite de confiance &#8211; depuis pr\u00e8s de trois ans&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2005\/06\/16\/droits-cote-divoire-ni-guerre-ni-paix-mais-des-civils-toujours-victimes\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":330,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,10,1,7,29],"tags":[],"class_list":["post-2552","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-droits-humains","category-headlines","category-politique","category-west-africa"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2552","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/330"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2552"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2552\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2552"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2552"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2552"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}