{"id":2191,"date":"2004-07-20T13:40:01","date_gmt":"2004-07-20T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2004\/07\/20\/energie-cameroun-la-crise-energetique-hypotheque-la-croissance-economique\/"},"modified":"2004-07-20T13:40:01","modified_gmt":"2004-07-20T13:40:01","slug":"energie-cameroun-la-crise-energetique-hypotheque-la-croissance-economique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2004\/07\/20\/energie-cameroun-la-crise-energetique-hypotheque-la-croissance-economique\/","title":{"rendered":"ENERGIE-CAMEROUN: La crise \u00e9nerg\u00e9tique hypoth\u00e8que la croissance \u00e9conomique"},"content":{"rendered":"<p>DOUALA, 20 juil (IPS) &#8211; Les d\u00e9lestages fr\u00e9quents au Cameroun seraient \u00e0 l&#39;origine, depuis quelques ann\u00e9es, du dysfonctionnement des entreprises, des administrations et des m\u00e9nages, entra\u00eenant une baisse du taux de la croissance \u00e9conomique, selon des dirigeants de soci\u00e9t\u00e9s.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n Les coupures de courant proviennent de la v\u00e9tust\u00e9 des \u00e9quipements et du faible niveau d&#39;eau des deux barrages hydro\u00e9lectriques qui fournissent l&#39;\u00e9lectricit\u00e9 dans sept des 10 provinces du Cameroun, expliquent \u00e0 IPS, les responsables de la Soci\u00e9t\u00e9 nationale d&#39;\u00e9lectricit\u00e9 (SONEL)  &quot;J&#39;avais perdu environ 85 millions de francs CFA (160.377 dollars environ) entre d\u00e9cembre 2002 et juin 2003&quot;, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 IPS, Joseph Kamdem, directeur d&#39;une entreprise de fabrication m\u00e9tallique install\u00e9e dans la zone industrielle de Bonab\u00e9ri, \u00e0 Douala, la capitale \u00e9conomique camerounaise.<\/p>\n<p>&quot;Pr\u00e9voyants cette ann\u00e9e, nous avons achet\u00e9 un groupe \u00e9lectrog\u00e8ne pour suppl\u00e9er les coupures&quot;, indique-t-il.<\/p>\n<p> &quot;C&#39;est incompr\u00e9hensible ce que nous vivons depuis que les Am\u00e9ricains ont repris la SONEL. Depuis leur arriv\u00e9e, les coupures intempestives durent des semaines et des mois. Ils disent qu&#39;il n&#39;y a pas d&#39;eau dans les barrages, alors qu&#39;il pleut&quot;, se plaint \u00e0 IPS, Alice Bekoko, un cadre de la commune de Douala V.<\/p>\n<p> Les probl\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques du Cameroun \u00e9taient perceptibles avant la reprise de la SONEL par les Am\u00e9ricains. Mais la cession par l&#39;Etat, de l&#39;entreprise \u00e0 l&#39;Am\u00e9ricaine &#39;AES Sirocco Corporation&#39;, en juillet 2001, avait rencontr\u00e9, dans le pays, un courant oppos\u00e9 \u00e0 la vente, selon lequel un pan du patrimoine national venait d&#39;\u00eatre c\u00e9d\u00e9 aux \u00e9trangers.<\/p>\n<p>(AES est bas\u00e9e \u00e0 Arlington, en Californie, aux Etats-Unis).<\/p>\n<p> Christian Penda Ekoka, \u00e9conomiste consultant au &#39;Business Development Services&#39; bas\u00e9 \u00e0 Yaound\u00e9, a dit \u00e0 IPS que &quot;la d\u00e9cision de privatiser la SONEL \u00e9tait une \u00e9manation de la Banque mondiale et du Fonds mon\u00e9taire international (FMI)&quot;.  Suite \u00e0 la crise \u00e9conomique commenc\u00e9e en 1987, les deux institutions financi\u00e8res avaient demand\u00e9 au Cameroun de &quot;privatiser un certain nombre de grandes entreprises publiques ou parapubliques, dont la SONEL, dans le cadre de ce qu&#39;on avait appel\u00e9 Plan d&#39;ajustement structurel\u00e0&quot;, explique \u00e0 IPS, Ekoka. Selon lui, la Banque mondiale et le FMI estimaient que la SONEL n&#39;\u00e9tait pas dirig\u00e9e suivant les principes de la bonne gouvernance.  AES-Sirocco Corporation a rachet\u00e9 56 pour cent du capital de l&#39;ancienne soci\u00e9t\u00e9 d&#39;Etat, y compris les installations nationales et son fonds de commerce de 400.000 abonn\u00e9s, \u00e0 7,5 millions de dollars. Cet argent a \u00e9t\u00e9 revers\u00e9 au Tr\u00e9sor public et 44 pour cent du capital avaient \u00e9t\u00e9 r\u00e9partis entre l&#39;Etat, des priv\u00e9s nationaux et les employ\u00e9s de la nouvelle entreprise devenue AES-SONEL.<\/p>\n<p> Quelques mois apr\u00e8s, le Cameroun a commenc\u00e9 \u00e0 vivre ses premiers d\u00e9lestages graves. Fran\u00e7ois Maze, directeur du d\u00e9veloppement \u00e0 AES-SONEL d\u00e9clare \u00e0 IPS : &quot;Le probl\u00e8me que nous vivons est tributaire de la longue saison s\u00e8che qui a cours dans ce pays depuis quelques ann\u00e9es&quot;.  Selon des responsables de l&#39;entreprise, les pluies, qui tombent, n&#39;arrosent pas toujours les r\u00e9gions du bassin de la Sanaga, principal fleuve, long de 918 kilom\u00e8tres, sur lequel ont \u00e9t\u00e9 construits les deux barrages du pays, \u00e0 Ed\u00e9a et Song-Loulou, \u00e0 environ 200 km de Yaound\u00e9, la capitale camerounaise.<\/p>\n<p>Ensuite, les dirigeants de AES-SONEL \u00e9voquent l&#39;ensablement des barrages.  Les sources \u00e9nerg\u00e9tiques du Cameroun sont \u00e0 dominance hydraulique; soit 83 pour cent de l&#39;offre nationale pour une puissance de 752,42 m\u00e9gawatts (MW); et 17 pour cent de source thermique, soit 148,58 MW. Au total, une puissance totale install\u00e9e de 901 MW, mais le rendement r\u00e9el est bien en dessous \u00e0 cause de la s\u00e9cheresse des barrages.  Au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, la saison s\u00e8che s&#39;est accrue, r\u00e9duisant consid\u00e9rablement le niveau des eaux dans les fleuves qui alimentent les deux barrages. Le fleuve Sanaga prend sa source dans le nord du Cameroun, o\u00f9 la saison s\u00e8che dure six mois. En outre, les pr\u00e9cipitations diminuent d&#39;ann\u00e9e en ann\u00e9e et l&#39;avanc\u00e9e du d\u00e9sert est une menace r\u00e9elle dans cette zone.<\/p>\n<p> Paul Owona, m\u00e9decin \u00e0 l&#39;h\u00f4pital Laquintinie de Douala, se souvient d&#39;un drame : &quot;L&#39;an dernier au mois de mars, lors d&#39;une intervention chirurgicale, nous avions perdu un patient sexag\u00e9naire des suites d&#39;une coupure brusque d&#39;\u00e9lectricit\u00e9. Selon Owona, les &quot;g\u00e9n\u00e9rateurs de l&#39;h\u00f4pital sont en panne depuis des ann\u00e9es&quot;.  &quot;J&#39;ai perdu le tiers de mon chiffre d&#39;affaires&quot;, affirme \u00e0 IPS, Jacques Nlend, directeur d&#39;exploitation \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 africaine des bois (SAB), ajoutant que &quot;33 employ\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 mis en ch\u00f4mage technique&quot;.<\/p>\n<p> La &quot;Note de conjoncture&quot; de la Banque des Etats de l&#39;Afrique centrale (BEAC) publi\u00e9e \u00e0 la fin juin, ainsi q&#39;une \u00e9tude conjointe du Groupement inter patronal du Cameroun (GICAM) et du Syndicat des industriels du Cameroun (SYNDUSTRICAM) dont IPS a obtenu une copie, rel\u00e8vent qu&#39;au premier semestre 2004, en raison des d\u00e9lestages, le taux de croissance au Cameroun s&#39;\u00e9tablirait \u00e0 4 pour cent d&#39;ici \u00e0 la fin de l&#39;ann\u00e9e. Ce qui est en de\u00e7\u00e0 des 4,2 pour cent et 4,8 pour cent enregistr\u00e9s en 2003 et 2002 respectivement.  Douala concentre, \u00e0 elle seule, les deux tiers des industries du pays et c&#39;est la ville la plus touch\u00e9e par le d\u00e9ficit \u00e9nerg\u00e9tique. La crise \u00e9nerg\u00e9tique a eu des cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses sur l&#39;\u00e9conomie, notamment la perte d&#39;emplois.<\/p>\n<p> Le secr\u00e9taire ex\u00e9cutif du GICAM, Martin Ab\u00e9ga, a expliqu\u00e9 \u00e0 IPS que &quot;fin juin 2004, la baisse des effectifs \u00e9tait estim\u00e9e \u00e0 pr\u00e8s de 3,7 pour cent dans tous les secteurs, mais surtout dans l&#39;industrie foresti\u00e8re o\u00f9, suite \u00e0 l&#39;arr\u00eat de certaines unit\u00e9s de production, la perte d&#39;emplois se situe \u00e0 au moins 23,1 pour cent tandis que la masse salariale globale est de l&#39;ordre de 6,5 pour cent dans tous les secteurs de l&#39;\u00e9conomie&quot;.<\/p>\n<p> &quot;\u00c7a me d\u00e9sole tout cela, quand j&#39;y pense&quot;, d\u00e9clare Calvin Obam, directeur administratif et financier \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des bois du Cameroun (SBC).<\/p>\n<p>&quot;Voyez-vous, j&#39;ai l&#39;impression que la crise \u00e9nerg\u00e9tique de notre pays est tout simplement souhait\u00e9e par la Banque mondiale qui ne veut pas que des solutions durables soient apport\u00e9es \u00e0 ce probl\u00e8me. Pourquoi refuse-t-elle de financer la construction de grands barrages? Ce que AES-SONEL fait maintenant \u00e0 Limb\u00e9, pour combien de temps cela va-t-il tenir? Il est temps qu&#39;on construise le grand barrage sur les chutes de Natchigal&quot;, commente Obam.<\/p>\n<p> Une autre centrale \u00e0 base de gaz naturel est pr\u00e9vue \u00e0 Kribi, une ville portuaire sur la c\u00f4te atlantique, mais elle sera exploitable entre 2006 et 2007.<\/p>\n<p> Mohammadou Diop, \u00e9conomiste \u00e0 la repr\u00e9sentation de Banque mondiale \u00e0 Yaound\u00e9, r\u00e9pond : &quot;Nous n&#39;avons jamais refus\u00e9 de financer les grands barrages. Nous nous appesantissons sur les \u00e9tudes d&#39;impact sur l&#39;environnement sans lesquelles le projet ne peut \u00eatre viable&quot;.  Diop rappelle la d\u00e9claration du vice-pr\u00e9sident de la Banque mondiale pour la r\u00e9gion Afrique, Callisto Madavo qui, en visite au Cameroun, en mai 2003, avait dit indiqu\u00e9 : &quot;La centrale thermique de Limb\u00e9 et celle \u00e0 gaz de Kribi \u00e9taient d&#39;importance capitale et meilleures pour le d\u00e9veloppement plus que les centrales hydro\u00e9lectriques, en d\u00e9pit du potentiel \u00e9lev\u00e9 de ces derni\u00e8res. Une usine hydro\u00e9lectrique mise sur pied ne peut commencer \u00e0 produire le courant qu&#39;apr\u00e8s neuf ou dix ans\u00e0 Nous ne pouvons pas nous permettre d&#39;attendre aussi longtemps&quot;.<\/p>\n<p> Depuis le d\u00e9but de cette ann\u00e9e, AES-SONEL a lanc\u00e9 les travaux de construction d&#39;une centrale thermique \u00e0 fioul d&#39;une puissance de 90 MW pour une valeur de 47 milliards de FCFA (environ 88,679 millions de dollars US), \u00e0 Limb\u00e9, une ville maritime, dans le sud-ouest, \u00e0 quelque 60 km de Douala.<\/p>\n<p>La mise en service est pr\u00e9vue \u00e0 la fin juillet. Ce qui est loin de combler les attentes car l&#39;offre actuelle est de 600 MW, alors que la demande nationale est de 750 MW.  Pour autant, la volont\u00e9 de AES-SONEL ne convainc pas certains. Ils reprochent \u00e0 l&#39;entreprise de vouloir r\u00e9aliser essentiellement des profits sans faire des investissements.  Pierre Maga Ekoule, de la direction du d\u00e9veloppement de AES-SONEL rejette l&#39;accusation de profit facile. &quot;Nous respectons le contrat de concession sign\u00e9 avec le gouvernement du Cameroun qui pr\u00e9voit que AES-Sirocco produira, transportera et distribuera l&#39;\u00e9lectricit\u00e9 pendant une p\u00e9riode de 20 ans. Ce contrat nous oblige \u00e0 augmenter le nombre d&#39;abonn\u00e9s du pays de son niveau actuel de 400.000 abonn\u00e9s \u00e0 13 millions. C&#39;est ce que nous faisons&quot;, affirme-t-il \u00e0 IPS.<\/p>\n<p> &quot;Depuis l&#39;arriv\u00e9e des Am\u00e9ricains, le prix du kilowatt heure d&#39;\u00e9lectricit\u00e9 est pass\u00e9 de 60 FCFA (11 cents US environ) \u00e0 75 FCFA (14 cents US environ)&quot;, indique \u00e0 IPS, Flore Ngamen, du Mouvement national des consommateurs (MNC), une organisation non gouvernementale.  Le contrat de concession entre l&#39;Etat et AES-SONEL pr\u00e9voyait une hausse du prix de 8 pour cent sur quatre ans, \u00e0 partir de 2003. Mais AES a impos\u00e9 une augmentation des tarifs d\u00e8s d\u00e9cembre 2002.<\/p>\n<p> &quot;J&#39;ai l&#39;impression qu&#39;on ne veut rien faire qui s&#39;inscrive dans la dur\u00e9e&quot;, affirme \u00e0 IPS, Seidou Njoya, professeur d&#39;\u00e9conomie \u00e0 l&#39;Universit\u00e9 de Douala. &quot;Le vrai probl\u00e8me si jamais on veut v\u00e9ritablement aider les Camerounais&quot;, dit-il, &quot;c&#39;est qu&#39;il faut r\u00e9tablir un \u00e9quilibre offre-demande durable et promouvoir la contribution des \u00e9nergies renouvelables : le solaire, la biomasse (\u00e0 base des d\u00e9chets) et l&#39;\u00e9olienne&#8230;&quot;.  Mais Njoya n&#39;est pas optimiste, estimant que l&#39;absence de bases juridiques et de mesures incitatives de la part du gouvernement, &quot;limite le d\u00e9veloppement de ces sources d&#39;\u00e9nergies dont les vertus sont mondialement reconnues en mati\u00e8re de protection de l&#39;environnement et d&#39;adaptabilit\u00e9 technologique et financi\u00e8re&quot;.<\/p>\n<p> Toutefois, &quot;le gouvernement a pris ses responsabilit\u00e9s pour trouver une solution d\u00e9finitive \u00e0 la crise \u00e9nerg\u00e9tique, \u00e0 travers la construction prochaine des barrages de Lom-Pangar, Natchigal et Memv\u00e9el\u00e9&quot;, a expliqu\u00e9 \u00e0 IPS, Henry Kibuh Tume, ministre des Mines, de l&#39;Eau et de l&#39;Energie.  Pour l&#39;instant, aucune indication n&#39;est encore fournie sur la date de construction desdits barrages, ni sur leur co\u00fbt. Mais des responsables du minist\u00e8re et AES-SONEL affirment que leur \u00e9dification r\u00e9sorbera le d\u00e9ficit \u00e9nerg\u00e9tique actuel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DOUALA, 20 juil (IPS) &#8211; Les d\u00e9lestages fr\u00e9quents au Cameroun seraient \u00e0 l&#39;origine, depuis quelques ann\u00e9es, du dysfonctionnement des entreprises, des administrations et des m\u00e9nages, entra\u00eenant une baisse du taux de la croissance \u00e9conomique, selon des dirigeants de soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":253,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,6,26,1],"tags":[],"class_list":["post-2191","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-economie-finances-le-commerce","category-energy","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2191","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/253"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2191"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2191\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2191"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2191"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2191"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}