{"id":1547,"date":"2003-04-11T13:40:01","date_gmt":"2003-04-11T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/04\/11\/environnement-gabon-la-pollution-aggrave-le-probleme-de-leau-potable\/"},"modified":"2003-04-11T13:40:01","modified_gmt":"2003-04-11T13:40:01","slug":"environnement-gabon-la-pollution-aggrave-le-probleme-de-leau-potable","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/04\/11\/environnement-gabon-la-pollution-aggrave-le-probleme-de-leau-potable\/","title":{"rendered":"ENVIRONNEMENT-GABON: La pollution aggrave le probl\u00e8me de l&#39;eau potable"},"content":{"rendered":"<p>LIBREVILLE, 11 avr (IPS) &#8211; Les insuffisances dans l&#39;enl\u00e8vement et le traitement des d\u00e9chets aggravent le probl\u00e8me de l&#39;eau potable au Gabon et permettent de mesurer les limites des politiques actuelles de l&#39;environnement dans ce pays d&#39;Afrique centrale riche en p\u00e9trole.  <\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Libreville, la capitale gabonaise, avec ses quelque 600.000 habitants, compte plusieurs quartiers pauvres o\u00f9 habitent g\u00e9n\u00e9ralement des familles d\u00e9favoris\u00e9es, sans acc\u00e8s \u00e0 l&#39;eau courante parce qu&#39;ils ont choisi, en grande partie, de b\u00e2tir leurs maisons sur des sites non viabilis\u00e9s. Et les autorit\u00e9s avaient laiss\u00e9 faire.  &quot;Pour nous approvisionner en eau potable chez des voisins qui ont souscrit un abonnement \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 d&#39;\u00e9nergie et d&#39;eau du Gabon (SEEG), nous devons parcourir plusieurs centaines de m\u00e8tres et d\u00e9bourser 350 francs CFA (environ 58 cents US) pour le m\u00e8tre cube d&#39;eau alors que le prix officiel est de 281 FCFA (environ 46 cents US)&quot;, s&#39;exclame un chef de famille.<\/p>\n<p> &quot;Par contre, certains quartiers ont le privil\u00e8ge de puiser l&#39;eau potable \u00e0 la pompe publique. Une in\u00e9galit\u00e9 qui n&#39;a pas \u00e9t\u00e9 corrig\u00e9e depuis des ann\u00e9es malgr\u00e9 la privatisation de la SEEG&quot;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p> Selon le Fonds des Nations Unies pour l&#39;enfance (UNICEF), 80 pour cent de la population en zone urbaine utilisent de l&#39;eau potable contre 30 pour cent en zone rurale. Au total 38 pour cent y ont acc\u00e8s directement dans leurs logements, 21 pour cent s&#39;approvisionnent aupr\u00e8s d&#39;un voisin et 8 pour cent \u00e0 la borne fontaine. Le Gabon est peupl\u00e9 d&#39;environ 1,2 million d&#39;habitants dont 70 pour cent vivent en zone urbaine et principalement \u00e0 Libreville.<\/p>\n<p> L&#39;acc\u00e8s \u00e0 l&#39;eau potable demeure un probl\u00e8me crucial dans les zones rurales et dans les quartiers pauvres des grandes villes gabonaises. Selon l&#39;UNICEF, la pr\u00e9valence de maladies end\u00e9miques ou li\u00e9es \u00e0 la consommation ou au contact d&#39;eaux non trait\u00e9es (comme la bilharziose et les diarrh\u00e9es), est favoris\u00e9e par les conditions d&#39;approvisionnement pr\u00e9caires en eau.<\/p>\n<p> Interrog\u00e9 sur l&#39;in\u00e9gale r\u00e9partition des points d&#39;eau potable, le pr\u00e9sident du Conseil d&#39;administration de la SEEG, Fran\u00e7ois Ombanda, a d\u00e9clar\u00e9 que &quot;dans l&#39;ensemble, la SEEG a pu acc\u00e9der aux nombreux besoins de la client\u00e8le. Un investissement de plus de 110 milliards de FCFA (environ 183,333 millions de dollars US) avait \u00e9t\u00e9 destin\u00e9 \u00e0 la r\u00e9habilitation des \u00e9quipements bien que de nombreux points restent \u00e0 am\u00e9liorer, notamment l&#39;extension des r\u00e9seaux d&#39;adduction d&#39;eau&#8230;&quot;.<\/p>\n<p> L&#39;Association gabonaise pour la promotion de l&#39;alimentation infantile conseille aux populations des quartiers d\u00e9favoris\u00e9s de &quot;chauffer l&#39;eau, de la filtrer ou de la d\u00e9sinfecter avec certains produits antiseptiques inoffensifs pour l&#39;organisme humain avant de la consommer&quot;, explique Sylvianne Wora, membre de cette organisation non gouvernementale (ONG).<\/p>\n<p> Un autre d\u00e9fi \u00e0 relever par les services publics est la protection des points d&#39;eau et des plages contre la pollution. En l&#39;absence d&#39;un service performant de ramassage d&#39;ordures, les c\u00f4tes gabonaises sont devenues les lieux de d\u00e9p\u00f4t d&#39;objets et de d\u00e9chets divers que les vagues emportent et reversent le long des m\u00eames plages.  La mer devient aussi une d\u00e9charge publique lorsque les soci\u00e9t\u00e9s de ramassage d&#39;ordures m\u00e9nag\u00e8res n&#39;arrivent pas \u00e0 les collecter correctement. La grande partie des cours d&#39;eaux est pollu\u00e9e par les d\u00e9chets domestiques; les eaux us\u00e9es sont directement d\u00e9vers\u00e9es dans les canaux qui les \u00e9vacuent dans la mer.  Dans les zones non urbanis\u00e9es, les inondations surviennent apr\u00e8s les grandes pluies. Ces eaux se m\u00ealent aux d\u00e9tritus qui v\u00e9hiculent de nombreuses maladies dont les enfants sont les principales victimes.  Les ONG en t\u00eate desquelles le Fonds mondial pour la nature (WWF), se disent pr\u00e9occup\u00e9es par la pollution des eaux qu&#39;elles consid\u00e8rent comme l&#39;un des pires dangers qui menacent la sant\u00e9 des populations au Gabon. &quot;Le vrai probl\u00e8me est le manque de civisme de la part de la population qui pr\u00e9f\u00e8re jeter les ordures par terre au lieu de les d\u00e9verser dans les bacs r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 cet effet&quot;, d\u00e9plore Nang Nzue, un ma\u00eetre d&#39;\u00e9cole.  Une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e r\u00e9cemment par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 publique et de la Population estime \u00e0 pr\u00e8s de 50 pour cent la proportion des m\u00e9nages qui \u00e9vacuent correctement les ordures.<\/p>\n<p> &quot;Nous \u00e9duquons les populations pour maintenir en bon \u00e9tat leurs fontaines publiques&quot;, explique Lucien Mba, technicien et agent de l&#39;Etat. Faute de personnel qualifi\u00e9 et de moyens suffisants, les autorit\u00e9s sanitaires n&#39;assurent pas convenablement la propret\u00e9 des sources d&#39;approvisionnement en eau. Elles reconnaissent que &quot;les populations des quartiers d\u00e9favoris\u00e9s font la vaisselle, lave leur linge et se lavent \u00e0 proximit\u00e9 des points d&#39;eau&quot;.  Dans les zones p\u00e9troli\u00e8res du pays, l&#39;extraction et le transport du p\u00e9trole constituent toujours un danger potentiel de pollution des lacs et des rivi\u00e8res.  &quot;Les experts en environnement admettent en g\u00e9n\u00e9ral que les pertes de p\u00e9trole en mer sont de l&#39;ordre de un milli\u00e8me des volumes extraits, ce qui, pour le Gabon, repr\u00e9sente environ 18.000 tonnes de brut par an&#8230;&quot;, souligne Patrice Ngouanga, responsable de la s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 la compagnie p\u00e9troli\u00e8re Shell Gabon.  Un certain nombre de pollutions d&#39;ampleur limit\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9es par la population, les usagers des ports et les ONG, selon St\u00e9phane Mounguenza, pr\u00e9sident de l&#39;association &quot;L&#39;eau pour la vie&quot;.<\/p>\n<p> &quot;Gr\u00e2ce \u00e0 la pression de plusieurs associations environnementales, Shell Gabon a proc\u00e9d\u00e9, en 1997, pour un co\u00fbt de plusieurs milliards de FCFA, \u00e0 la r\u00e9habilitation de la lagune de Vevey qui, pendant 30 ans, avait servi de d\u00e9charge aux eaux us\u00e9es sal\u00e9es contenant des hydrocarbures&quot;, t\u00e9moigne un habitant de Gamba o\u00f9 est install\u00e9 le si\u00e8ge de la compagnie p\u00e9troli\u00e8re.<\/p>\n<p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LIBREVILLE, 11 avr (IPS) &#8211; Les insuffisances dans l&#39;enl\u00e8vement et le traitement des d\u00e9chets aggravent le probl\u00e8me de l&#39;eau potable au Gabon et permettent de mesurer les limites des politiques actuelles de l&#39;environnement dans ce pays d&#39;Afrique centrale riche en&hellip; <a href=\"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/04\/11\/environnement-gabon-la-pollution-aggrave-le-probleme-de-leau-potable\/\" class=\"more-link\">Continue Reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":155,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,11,12,1],"tags":[],"class_list":["post-1547","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-developpement","category-environnement","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1547","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/155"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1547"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1547\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1547"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1547"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1547"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}