{"id":1534,"date":"2003-04-01T13:40:01","date_gmt":"2003-04-01T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/04\/01\/environnement-senegal-un-projet-du-gouvernement-pour-assainir-lesquartiers-periurbains-de-dakar\/"},"modified":"2003-04-01T13:40:01","modified_gmt":"2003-04-01T13:40:01","slug":"environnement-senegal-un-projet-du-gouvernement-pour-assainir-lesquartiers-periurbains-de-dakar","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2003\/04\/01\/environnement-senegal-un-projet-du-gouvernement-pour-assainir-lesquartiers-periurbains-de-dakar\/","title":{"rendered":"ENVIRONNEMENT-SENEGAL: Un projet du gouvernement pour assainir lesquartiers p\u00e9riurbains de Dakar"},"content":{"rendered":"<p>DAKAR, 1 avr (IPS) &#8211; Indiff\u00e9rent aux regards r\u00e9probateurs des passants, un jeune homme se soulage \u00e0 l&#39;angle d&#39;une rue anim\u00e9e du centre-ville de Dakar, la capitale s\u00e9n\u00e9galaise.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n Cette image repoussante est devenue presque banale pour de nombreux Dakarois, confront\u00e9s de plus en plus \u00e0 un d\u00e9faut d&#39;assainissement ad\u00e9quat.<\/p>\n<p> &quot;A force de vivre au quotidien dans une insalubrit\u00e9 repoussante, faite de tas d&#39;immondices, d&#39;eaux stagnantes et d&#39;\u00e9gouts bouch\u00e9s, les populations de la banlieue dakaroise en sont arriv\u00e9es \u00e0 banaliser les r\u00e8gles d&#39;hygi\u00e8ne les plus \u00e9l\u00e9mentaires&quot;, d\u00e9plore Samba Ndiaye, agent du service d&#39;hygi\u00e8ne de Pikine (banlieue de Dakar). Pourtant, rappelle-t-il, le S\u00e9n\u00e9gal a adopt\u00e9 un code de l&#39;hygi\u00e8ne qui pr\u00e9voit de lourdes sanctions p\u00e9nales et financi\u00e8res \u00e0 tous les contrevenants.<\/p>\n<p> Les insuffisances dans le secteur de l&#39;assainissement, dans la plupart des villes s\u00e9n\u00e9galaises, poussent de nombreux habitants des quartiers p\u00e9riurbains \u00e0 \u00e9vacuer leurs eaux us\u00e9es dans des fosses septiques, sur la voie publique et parfois m\u00eame sur les cours d&#39;eau. Dans la seule r\u00e9gion de Dakar, la moyenne des raccordements \u00e0 l&#39;\u00e9gout d&#39;assainissement est de 24,7 pour cent.<\/p>\n<p> Selon des chiffres publi\u00e9s par l&#39;Office national de l&#39;assainissement du S\u00e9n\u00e9gal (ONAS), plus de 40 pour cent des m\u00e9nages s\u00e9n\u00e9galais, qui vivent dans des zones urbaines, ne disposent pas d&#39;un syst\u00e8me d&#39;assainissement ad\u00e9quat.<\/p>\n<p> A cause de leurs ressources financi\u00e8res limit\u00e9es, de nombreux habitants des quartiers p\u00e9riph\u00e9riques de Dakar \u00e9prouvent encore des difficult\u00e9s \u00e0 se brancher sur un r\u00e9seau d&#39;assainissement collectif, \u00e0 construire un r\u00e9seau d&#39;\u00e9gouts ou \u00e0 poss\u00e9der des latrines fonctionnelles. Ainsi, le syst\u00e8me de l&#39;assainissement autonome, qui regroupe l&#39;individuel et le semi-collectif, se pr\u00e9sente donc comme l&#39;unique solution qui s&#39;offre \u00e0 ces habitants des banlieues.  L&#39;assainissement de type collectif, qui dessert 15 pour cent de la population urbaine, n&#39;existe que dans les centres urbains. Il faut ajouter \u00e0 cette insuffisance le caract\u00e8re obsol\u00e8te des r\u00e9seaux d&#39;assainissement dans la plupart des villes. Dakar et sa banlieue abritent quelque 2,326 millions d&#39;habitants sur une population totale d&#39;environ 9,524 millions au S\u00e9n\u00e9gal, dont 65 pour cent vivent sous le seuil de pauvret\u00e9 (2001).<\/p>\n<p> Cons\u00e9quence : les risques li\u00e9s \u00e0 l&#39;environnement et \u00e0 la sant\u00e9 des habitations urbaines et rurales proviennent, pour la plupart, de l&#39;insuffisance des infrastructures (canalisation et autres), de l&#39;\u00e9tat de l&#39;assainissement et des mauvaises pratiques d&#39;hygi\u00e8ne qui y sont associ\u00e9es.  Face aux carences dans le secteur de l&#39;assainissement dans la banlieue dakaroise, le gouvernement vient de mettre en place, par le biais de l&#39;ONAS, un projet d&#39;am\u00e9lioration des quartiers p\u00e9riurbains de la r\u00e9gion de Dakar.<\/p>\n<p> Initi\u00e9 dans le cadre du Projet sectoriel eau \u00e0 long terme (PLT), ce projet est appuy\u00e9 financi\u00e8rement par des bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale. D&#39;un montant de 163 milliards de francs CFA (environ 271,6 millions de dollars US), le PLT, qui a d\u00e9marr\u00e9 en 2002, prend fin en 2007.<\/p>\n<p> Destin\u00e9 aux quartiers p\u00e9riph\u00e9riques de la r\u00e9gion de Dakar, le projet vise, dans un d\u00e9lai de six ans, \u00e0 am\u00e9liorer les conditions de vie des populations \u00e0 faible revenu des zones p\u00e9riurbaines en leur favorisant l&#39;acc\u00e8s \u00e0 de meilleurs services d&#39;assainissement.  Environ 400.000 personnes sont concern\u00e9es par le projet qui pr\u00e9voit la construction de 60.000 ouvrages d&#39;assainissement individuels et de 160 syst\u00e8mes semi-collectifs. Le programme ambitionne \u00e9galement la r\u00e9habilitation et la construction de 70 blocs de latrines scolaires ainsi que de trois d\u00e9posantes de mati\u00e8res de vidange dans les quartiers de Pikine et de Gu\u00e9diawaye (banlieue de Dakar). Le projet comporte en outre un volet social destin\u00e9 \u00e0 changer les comportements des populations par la sensibilisation.<\/p>\n<p> Pour la phase pilote, entam\u00e9e en janvier 2002, et qui concerne quatre communes de Dakar et de sa banlieue, le projet s&#39;est associ\u00e9 \u00e0 trois organisations non gouvernementales (ONG) : Enda Programme prospective urbaine; le Centre de recherche en eau potable de l&#39;assainissement (CREPA) et Enda Groupe de recherche, action, formation populaire. Elles sont charg\u00e9es de faire une \u00e9tude du milieu, de promouvoir l&#39;assainissement et de g\u00e9rer la demande individuelle et collective en ouvrages d&#39;assainissement.<\/p>\n<p>Les ONG se chargeront aussi de mener des activit\u00e9s d&#39;\u00e9ducation sanitaire et \u00e0 l&#39;hygi\u00e8ne pour mieux sensibiliser les populations.<\/p>\n<p> &quot;Les animateurs choisis par les ONG pour informer les populations sur l&#39;existence du projet sont pour la plupart issus des quartiers cibl\u00e9s. C&#39;est \u00e0 eux de collecter les demandes et de les transmettre \u00e0 l&#39;\u00e9quipe technique qui vient faire les \u00e9tudes de faisabilit\u00e9&quot;, explique Adama Diop, un des animateurs de l&#39;ONG CREPA, \u00e0 Gu\u00e9diawaye, soulignant que dans les quartiers cibl\u00e9s, ils travaillent surtout avec des personnes relais comme les imams et les chefs de quartier.<\/p>\n<p> Selon Diop, les populations visit\u00e9es par les animateurs du projet ont manifest\u00e9 un grand enthousiasme lors de la phase d&#39;urgence lanc\u00e9e \u00e0 la fin de l&#39;ann\u00e9e derni\u00e8re pour tester la viabilit\u00e9 du programme.<\/p>\n<p> &quot;Avant le projet, nous \u00e9tions oblig\u00e9s \u00e0 chaque fois de nous rendre \u00e0 c\u00f4t\u00e9, chez nos voisins pour nous soulager ou attendre la tomb\u00e9e du cr\u00e9puscule pour aller derri\u00e8re les habitations, vers le d\u00e9potoir d&#39;ordures&quot;, avoue Fatima Diouf, une des b\u00e9n\u00e9ficiaires recens\u00e9s dans le quartier de Gu\u00e9diawaye, qui dispose d\u00e9sormais de latrines fonctionnelles \u00e0 domicile.<\/p>\n<p> Babacar Diop, un autre b\u00e9n\u00e9ficiaire du quartier voisin de Sicap Mbao, ne tarit pas d&#39;\u00e9loges sur l&#39;utilit\u00e9 du projet. &quot;Avec l&#39;installation du lavoir-puisard dans la cour de la maison, je ne me fais plus de soucis pour la vidange de la fosse de la maison qui me co\u00fbtait cher, car je sais maintenant que toutes les eaux us\u00e9es vont se d\u00e9verser \u00e0 l&#39;\u00e9gout&quot;, explique-t-il.  La r\u00e9alisation des ouvrages (toilettes \u00e0 chasse manuelle, douches, lavoirs-puisards, etc.) est confi\u00e9e aux artisans locaux issus des quartiers cibl\u00e9s par le projet. Soixante-dix ouvrages ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s lors de la phase test du projet sur un total \u00e0 construire de 60.000 ouvrages d&#39;assainissement individuel et 160 syst\u00e8mes semi-collectifs.<\/p>\n<p> A elle seule, Dakar accumule quotidiennement pr\u00e8s de 600 m\u00e8tres cubes de d\u00e9chets provenant des mati\u00e8res de vidange alors que la ville ne dispose pas encore d&#39;une unit\u00e9 de traitement de ces d\u00e9chets.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>DAKAR, 1 avr (IPS) &#8211; Indiff\u00e9rent aux regards r\u00e9probateurs des passants, un jeune homme se soulage \u00e0 l&#39;angle d&#39;une rue anim\u00e9e du centre-ville de Dakar, la capitale s\u00e9n\u00e9galaise.<\/p>\n","protected":false},"author":230,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,12,1],"tags":[],"class_list":["post-1534","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-afrique","category-environnement","category-headlines"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1534","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/230"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1534"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1534\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1534"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1534"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1534"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}