{"id":1412,"date":"2002-12-12T13:40:01","date_gmt":"2002-12-12T13:40:01","guid":{"rendered":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2002\/12\/12\/sante-togo-des-enfants-au-chevet-de-leurs-parents-malades-de-sida\/"},"modified":"2002-12-12T13:40:01","modified_gmt":"2002-12-12T13:40:01","slug":"sante-togo-des-enfants-au-chevet-de-leurs-parents-malades-de-sida","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/ipsnews.net\/francais\/2002\/12\/12\/sante-togo-des-enfants-au-chevet-de-leurs-parents-malades-de-sida\/","title":{"rendered":"SANTE-TOGO: Des enfants au chevet de leurs parents malades de SIDA"},"content":{"rendered":"<p>Par No\u00ebl Kokou Tad\u00e9gnonKPALIME, Togo, 12 d\u00e9c. (IPS) &#8211; Assise sur un petit banc dans la cour d&#39;une maison \u00e0 Kpalim\u00e9 (sud-ouest du Togo), Netty Abalo raconte que pour elle, tout s&#39;est arr\u00eat\u00e9 depuis deux ans, lorsqu&#39;elle a appris que son mari \u00e9tait atteint du VIH\/SIDA. Depuis lors, elle tente de r\u00e9sister et de vivre gr\u00e2ce \u00e0 ses enfants.\n<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p> Abalo est une ancienne commer\u00e7ante de Kpalim\u00e9, une ville situ\u00e9e \u00e0 160 kilom\u00e8tres de Lom\u00e9, la capitale togolaise. Elle a eu six enfants, dont le plus grand a la trentaine et le benjamin, 11 ans. Elle a fait le test de d\u00e9pistage du VIH\/SIDA apr\u00e8s son mari et le r\u00e9sultat est positif : comme le chef de famille, Abalo est aussi s\u00e9ropositive. Entre-temps, son mari est mort. Elle vit dans une maison pr\u00eat\u00e9e par un parent et dont la toiture s&#39;est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e. Elle vit avec le virus sans b\u00e9n\u00e9ficier d&#39;un traitement particulier. &quot;Je vais par moments \u00e0 l&#39;h\u00f4pital de Lom\u00e9 quand je ne me se sens pas bien&quot;.  Dans son quartier, Abalo a peu de relation avec le voisinage. &quot;Le sage du quartier est la seule personne que je rencontre&quot;, indique-t-elle. Le sage, Michel Agb\u00e9trobou, un sexag\u00e9naire, avoue ne pas comprendre l&#39;attitude de ses fr\u00e8res du village. &quot;C&#39;est dans le malheur que l&#39;on reconna\u00eet ses fr\u00e8res et amis; dans le cas d&#39;Abalo, tout le monde la fuit et pourtant, nous nous r\u00e9p\u00e9tons sans cesse que nous sommes unis&quot;, affirme le sage.  &quot;La l\u00e9gendaire solidarit\u00e9 africaine a disparu avec la maladie de notre m\u00e8re&quot;, fait remarquer Kodjovi Abalo, l&#39;un des fils de dame Abalo qui vit avec quatre de ses enfants. &quot;Ce sont les deux plus jeunes qui me soutiennent le plus&quot;, dit-elle. &quot;Heureusement qu&#39;aucun d&#39;entre eux n&#39;a le virus&quot;, se r\u00e9jouit-elle. Ils ont abandonn\u00e9 les \u00e9tudes pour se lancer dans la d\u00e9brouille afin de faire vivre le reste de la famille.<\/p>\n<p> &quot;C&#39;est gr\u00e2ce \u00e0 eux que je me rends par moments \u00e0 Lom\u00e9 pour mes soins et ce sont eux qui me donnent \u00e0 manger&quot;, souligne Abalo. Son souhait est qu&#39;on puisse trouver un m\u00e9dicament contre le SIDA. Comme elle, beaucoup de femmes vivent difficilement leur s\u00e9ropositivit\u00e9. Dans certains cas, les enfants \u00e9tant trop jeunes pour travailler, les parents malades et marginalis\u00e9s par l&#39;entourage, d\u00e9c\u00e8dent sans r\u00e9sistance. Et dans la plupart des cas, les enfants abandonn\u00e9s sans soutien tombent et meurent aussi dans la mis\u00e8re quand ils ne deviennent pas des d\u00e9linquants.<\/p>\n<p> Pour Gouna Yawo, pr\u00e9sidente de l&#39;organisation non gouvernementale (ONG) Espoir et vie Togo, la prise en charge des orphelins du SIDA constitue un probl\u00e8me difficile \u00e0 r\u00e9gler \u00e0 cause des moyens limit\u00e9s dont disposent les associations. &quot;Nous apportons tout de m\u00eame des appuis ponctuels aux enfants en fonction des moyens dont nous disposons. Nous avons eu, dans le cadre d&#39;un projet, \u00e0 prendre en charge dix enfants sur le plan \u00e9ducationnel, nutritionnel, psycho-social, et de la r\u00e9habilitation familiale et m\u00e9dicale&quot;, explique-t-elle.<\/p>\n<p> Pour l&#39;instant, aucune statistique n&#39;est disponible au Togo sur les enfants orphelins du SIDA. &quot;Nous n&#39;avons pas de chiffre exact sur les enfants orphelins du SIDA&quot;, regrette Dr Teyi Lawson, \u00e9pid\u00e9miologiste au Programme national de lutte contre le SIDA (PNLS) au Togo.<\/p>\n<p> Un rapport de l&#39;ONUSIDA r\u00e9v\u00e8le que 20 \u00e0 30 pour cent des s\u00e9ropositifs togolais sont des jeunes des milieux scolaires.  Le PNLS indique que le nombre de cas de malades de SIDA officiellement d\u00e9clar\u00e9s dans le pays est pass\u00e9 de six en 1987 \u00e0 13.665 en 2001. &quot;Dans ce groupe, 81,5 pour cent des personnes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es constituent la population active, elles ont entre 19 et 49 ans&quot;, pr\u00e9cise Dr Lawson, ajoutant que le taux de pr\u00e9valence de 5,96 pour cent enregistr\u00e9 au Togo est marqu\u00e9 par une forte proportion de femmes. Mais entre 160.000 et 200.000 personnes vivent avec le VIH dans le pays, selon les estimations du PNLS.  &quot;Les femmes et les jeunes filles illettr\u00e9es et pauvres encourent plus de risque d&#39;\u00eatre atteintes par cette pand\u00e9mie, en raison de la subordination socio-\u00e9conomique, du taux d&#39;analphab\u00e9tisme \u00e9lev\u00e9, de la pauvret\u00e9, de l&#39;exode rural et de la prostitution&quot;, d\u00e9clare la repr\u00e9sentante r\u00e9sidente du Programme des Nations Unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD) au Togo, C\u00e9cile Molinier en fin de mission.  Pour r\u00e9duire la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des principaux groupes \u00e0 risque (les femmes et les jeunes filles illettr\u00e9es et pauvres), le PNUD a octroy\u00e9 au Togo 100 millions de francs CFA (environ 153.846 dollars US). Cette somme servira au renforcement de leurs capacit\u00e9s, \u00e0 la promotion de l&#39;approche participative \u00e0 un niveau d\u00e9centralis\u00e9, et \u00e0 la r\u00e9duction du taux de propagation du VIH\/SIDA dans ce pays pauvre d&#39;Afrique de l&#39;ouest d&#39;environ 5 millions d&#39;habitants dont pr\u00e8s de 50 pour cent vivent sous le seuil de pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par No\u00ebl Kokou Tad\u00e9gnonKPALIME, Togo, 12 d\u00e9c. 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